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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 00:00

 

RENDONS À CÉSAR- du 11 octobre 2013 (J+1759 après le vote négatif fondateur)

  « Rendons à César, ce qui est à César ».  À l’heure où les tenants du projet Leclerc piaffent d’impatience, il serait injuste de priver le premier d’entre eux de la paternité de ce projet !

    Notre article d’aujourd’hui est donc destiné à lever toute ambiguïté à ce propos. En effet, jusqu’à aujourd’hui, il semble qu’un certain flou demeure. Témoin, dans les documents de la récente enquête, cette phrase du 3 octobre dernier, écrite de la main de Monsieur Bernard BRANDELET, Président de l’association des habitants et riverains des Hameaux et lotissements d’Auxonne, qui précise : « les prémices de ce projet datent de 2006 avec Mr SANZ, puis développé par l’actuelle municipalité avec Mr LANGLOIS » (observation référencée n° 80, en page 6 du 2ème registre d’enquête).

   En quoi consistèrent les « les prémices de ce projet » ? Monsieur Antoine SANZ, ancien maire d’Auxonne et ancien conseiller général du canton d’AUXONNE lève toute ambiguïté à ce sujet : « contrairement à certaines affirmations, jamais la précédente municipalité n’a initié ce projet. » Voilà ce qui est rappelé et souligné  dans un texte cosigné exposant les motifs d’opposition des signataires au projet LECLERC au CHARMOY, remis le 3 octobre, par Monsieur Antoine SANZ au commissaire enquêteur. (Ce texte est référencé A14)

      Ceci semble bien concorder avec l’« historique » du projet contenu dans l’Etude d’impact consultable lors de l’enquête. Dans le paragraphe « 4.1 Les projets qui se sont succédés depuis 2005 » (pp. 74 à 79/104) de cette étude, la lettre reproduite  page 74/104 démontre seulement qu’un contact avait été pris avec l’ancienne municipalité en 2005. Le promoteur déclare  en outre  page 74 : « Le projet a débuté par la rencontre de Mr SANZ, alors Maire en 2005 de la commune d’AUXONNE. La modification du Plu de la zone du Charmoy étant en cours entre 2006 et 2009, nous avons attendu le terme des modifications du PLU. Pendant cela nous avons préparées [sic] diverses hypothèses (docs 2,3 et 4 ci-après).».

     Que le promoteur ait « rencontré Mr SANZ » puis « préparé diverses hypothèses » n’implique pas que l’ancienne municipalité ait pris l’initiative du projet.

       Il est vrai aussi que le dossier du promoteur déposé en CDAC en 2011 se montrait beaucoup moins regardant à « embarquer » la précédente municipalité pour convaincre la CDAC. Il y était ainsi affirmé en page 9 :

« Enfin ce projet prendra place sur un site dédié à la Zone d’Activités du Charmoy pour y développer le commerce et l’hôtellerie/restauration, en complément des Granges Hautes qui n’offre plus de foncier disponible. Initié par l’ancienne municipalité, il a été repris par l’équipe municipale actuelle, s’inscrivant dans la continuité malgré l’alternance lors des dernières élections et faisant ainsi preuve d’un large consensus ».

Cette « continuité malgré l’alternance lors des dernières élections […] faisant ainsi preuve d’un large consensus » n’est qu’une clause de style destinée à faire accroire que Monsieur Sanz aurait joué un rôle d’initiateur et tenter  de démontrer ainsi une unanimité autour du projet ! Cette fable, comme celle de l’« hôtellerie/restauration » totalement absente du projet actuel semble avoir encore aujourd’hui la vie dure !

    En fait, Monsieur Sanz nous a  toujours assuré ne jamais avoir donné suite aux propositions de LECLERC au cours de son mandat, qui a couru jusqu’en 2008. Dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009, son successeur lui reprochera d’ailleurs cette attitude en des termes qui ne démontrent pas vraiment  que Monsieur Sanz ait initié le projet : « aucun débat au Conseil Municipal à ce sujet [le dossier LECLERC], aucune communication à l’époque, sauf partiellement au sein de la majorité en place, alors divisée sur le sujet, puis silence radio, période électorale oblige. Pourtant le rejet d’un tel projet aurait tout autant mérité un débat public »

   Par la suite, Monsieur Sanz a démontré et démontre encore aujourd’hui publiquement son opposition au projet porté par la nouvelle municipalité.

       Par le passé et dans un autre domaine, nous avons contesté sans ménagement les décisions de Monsieur SANZ, comme nous contestons aujourd’hui la façon caricaturale dont a été porté le projet du Charmoy. Mais aujourd’hui, devant la mollesse ou l’inexistence des objections à ce projet de la part même de personnes pourtant réputées vouloir entrer en lice face à son véritable initiateur au printemps prochain, nous ne pouvons que rendre hommage à la position prise, lors de l’enquête, par Monsieur SANZ, libre à présent de tout projet personnel électoral.

 C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 octobre 2013  (J+1759 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
9 octobre 2013 3 09 /10 /octobre /2013 00:00

EN QUÊTE DE DÉMOCRATIE - du 9 octobre 2013 (J+1757 après le vote négatif fondateur)

  L’enquête publique relative au projet d’HYPERMARCHÉ E. LECLERC au Charmoy s’est close le 3 octobre dernier. Au terme de cette enquête, le commissaire-enquêteur dispose d’un délai d’un mois pour rendre son rapport, à l’issue de ce délai le rapport sera rendu public.

   Le registre d’enquête est un document consultable et communicable publiquement. Au vu de l’état de ce registre  à la clôture de l’enquête, et sans prétendre aucunement faire la synthèse des données y figurant,  nous pouvons cependant affirmer que cette opportunité d’expression démocratique a été bien accueillie par nos concitoyens puisqu’une bonne centaine d’entre eux y ont participé par leur présence, leurs observations écrites ou leur courriers.

   81 observations écrites occupent ainsi une trentaine de pages A4 sur deux registres d’enquête, un deuxième registre ayant dû être ouvert inopinément lors de la dernière permanence du 3 octobre. En outre 17 documents écrits, dont un signé collectivement ont été remis ou envoyé par courrier au commissaire-enquêteur.

       En ce qui concerne les observations écrites, le pour et le contre s’y répartissent numériquement de façon sensiblement équilibrée. Les courriers et autres documents écrits défendent quant à eux majoritairement des points de vues opposés ou du moins très réservés relativement au projet.

    Bien entendu, cette enquête n’avait pas valeur de consultation, mais il peut être intéressant de mettre en parallèle les circonstances et les résultats  de cet épisode de libre expression sur un dossier objectivement consultable, avec les autres épisodes qui l’ont précédé. Au cours des cinq dernières années, et relativement à la question du Charmoy, nous avons en effet connu successivement plusieurs temps de « délibération » ou de « participation » dont les circonstances de déroulement sont instructives à plus d’un titre.

Primo   

Vote paradoxal du 17 décembre  2008 au Conseil municipal, auquel l’opposition avait renoncé à prendre part et lors duquel la majorité avait répondu NON à cette question sybilline : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ». À la décharge de nos élus, il faut reconnaître qu’ils ne disposaient pas tous de l’information consultable par tout un chacun lors de la dernière enquête !

Secundo

Blog mis en ligne par la Mairie d’Auxonne le 26 mars 2009,  sur l’opportunité d’un projet dont la vraie nature (HYPERMARCHÉ) n’est même pas précisée. Comme par hasard, ce blog  n’est plus accessible, mais nos lecteurs pourront en consulter avec profit le PDF sauvegardé par nos soins. Outre le caractère très partagé des interventions, on notera  que seule une trentaine de personnes s’y étaient exprimées, en général sous couvert d’anonymat, entre le 27 mars 2009 et le 28 février 2010.     CLIQUEZ ICI

Tertio   

Consultation du 27 juin 2010 dont les préalables ambigus mêlaient considérations générales et fumeuses  d’urbanisme et projet concret de zone commerciale. Ce projet comportait en particulier une grande surface définie officiellement comme devant être « un supermarché à dominante non alimentaire », chimère inexistante selon la norme en vigueur ! Ajoutons à cette absence patente de rigueur dans l’information, une absence totale de débat, doublée  d’une campagne d’affichage sauvage menée avec du matériel, comme par hasard, imprimé à LURE avec la participation active d’une association de consommateurs. Cette association, qui avait poussé comme un champignon est à présent d’une discrétion qui contraste avec  son hyperactivité d’alors ! Inutile de préciser que ce scrutin en jaune-fluo digne d’une république bananière produisit le résultat escompté !

    Notre liste d’exercices de style s’arrête là, pour faire bonne mesure les puristes voudront sans doute y ajouter l’irruption de Leclerc dans la campagne des cantonales en 2011 et les oiseaux de mauvais augure, son irruption probable  dans la campagne des municipales qui s’annonce !  

        Quelle que soient par ailleurs les conclusions et la suite de cette enquête, on ne pourra donc que se féliciter du fait qu’elle se soit tenue. Les vrais amis de la démocratie pourront  la considérer, dans une certaine mesure, comme la juste compensation des épisodes  délibératifs ou « participatifs » rocambolesques sur l’air trop connu du « Charmoy non alimentaire » qui nous furent infligés et dont nous ne sommes pas sûrs qu’ils ne connaissent pas encore une suite prochaine !

 

P.S. : Il semblerait que nos élus ait approuvé hier soir sans commentaires le PV du Conseil municipal du 27 août dernier. On peut en conclure que les membres de la digne assemblée ne font toujours pas la différence entre un supermarché et un hypermarché. Il se peut même que pour la majorité d’entre eux le projet ne soit toujours pas à prédominance alimentaire.

     En cinq ans, décidément, on aura bien progressé. À la faveur d’une telle compétence, Leclerc, Auchan, Cora et Compagnie ont, pour sûr, un bel avenir dans notre bonne ville ! Auxonne sera bientôt Champagnole en pire ! Empire de la grande distribution, bien entendu !

   

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 9 octobre 2013  (J+1757 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
7 octobre 2013 1 07 /10 /octobre /2013 00:00

APPELER UN CHAT UN CHAT - du 7 octobre 2013 (J+1755 après le vote négatif fondateur)

      Nous savons tous depuis belle lurette ce qui se prépare au Charmoy : la construction projetée d’un hypermarché (commerce de détail non spécialisé à prédominance alimentaire en magasin d'une surface de vente égale ou supérieure à 2500 m²)

   Et pourtant, tout se passe comme si les tenants locaux du projet répugnaient encore à nommer cette vérité toute nue.

   On pourra s’en assurer dans le très officiel procès-verbal du conseil municipal du 27 août 2013, en page 2 duquel, le projet est désigné d’abord de façon très vague sous le terme de « surface commerciale » et ensuite de manière franchement fautive sous le terme de « supermarché ».

http://www.auxonne.fr/conseil-municipal

    Ce dernier lapsus en date s’ajoute à la série d’alias divers dont aura été affublé le sacro-saint projet au cours des dernières années et que nous rappellerons brièvement ici.

    Dès mai 2009, l’organe officiel de la municipalité d’Auxonne, Inf’Auxonne N° 25 ne mentionne pas le terme d’hypermarché bien qu’un plan daté du 2/04/09 et situé en page 3 du même Inf’Auxonne N° 25  révèle, pour un observateur attentif, la présence effective d’un hypermarché à cette date. Tout au contraire, le rédacteur semble même nier cette présence en déclarant (page 2, 2ème colonne) « Le Groupe LECLERC a alors modifié son projet qui, depuis 2005 et jusqu’au vote [N.D.L.R. : le fameux vote du 17 décembre 2008 !]comportait une « grande surface à prédominance alimentaire » ». Cette déclaration est même confirmée en 3ème colonne sous une forme légèrement différente : « En effet, initialement « à prédominance alimentaire » le projet a subi des adaptations majeures pour le mettre en adéquation avec le vote du 17/12/08. ». Soyons clairs, si le projet n’avait plus été « à prédominance alimentaire », alors, en bonne logique, il n’aurait plus dû comporter d’hypermarché puisque, selon la norme, un hypermarché est un commerce de détail non spécialisé à prédominance alimentaire en magasin d'une surface de vente égale ou supérieure à 2500 m² !

    En juin 2010, lors de la consultation sur la zone du Charmoy, tous les électeurs auxonnais ont reçu sous pli cacheté un document officiel émanant de la mairie et qui annonçait parmi les projets envisagés « un supermarché à dominante non alimentaire ». Désignation, cette fois, doublement fautive, car il est en fait question  d’un hypermarché et non d’un supermarché, et qu’en outre, selon la norme, un supermarché est un « commerce de détail non spécialisé à prédominance alimentaire, réalisant un chiffre d'affaires alimentaire supérieur à 65 % des ventes, en magasin d'une surface de vente comprise entre 400 et 2500 m² ».

   Pour rattraper cette fâcheuse série de lapsus (involontaires ?) et de confusions, il conviendrait enfin que nos édiles fassent amende honorable. Suggestion : lors de l’approbation du PV du 27 août à la séance du conseil de demain 8 octobre, l’un de nos élus responsables des destinées de notre commune et, parmi ceux-ci, pourquoi pas le premier, devrait exiger que le terme fautif de « supermarché » soit remplacé par ce qu’il désigne réellement c’est-à-dire un « hypermarché », commerce de détail non spécialisé à prédominance alimentaire en magasin d'une surface de vente égale ou supérieure à 2500 m². Il est temps d’ « appeler un chat un chat et Rolet un fripon » ! (Boileau, 1ère Satire)

    Seuls les humains et plus particulièrement les politiques sont capables de telles litotes et autres subtilités de langage, il ne viendrait pas à l’idée d’un chat digne de foi de prétendre que son intérêt pour la souris n’est pas à prédominance alimentaire !

     Pour mémoire, nous rappellerons enfin à nos édiles que, le 17 décembre 2008, ils avaient répondu NON à la question : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ». Ce NON originel et fondateur explique sans doute leur peu d’appétence ultérieure pour le terme alimentaire et ce complexe qu’ils ont encore à dire ou à écrire la vérité toute nue : HYPERMARCHÉ !

 Roi Chat

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 7 octobre 2013  (J+1755 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Analyses et réflexions
5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 00:00

ÉPISODE N° 36 : ORDRE ET PROGRÈS- du 5 octobre 2013 (J+1753 après le vote négatif fondateur)

 

« Ordre et progrès », c’est le mot d’ordre positiviste d’Auguste Comte qui séduisit le Brésil et qui orne son drapeau, mais c’est une autre samba qu’ont dansé nos diablesses de caissières quand les matraques ont battu la mesure, et même plus que la mesure, au nom de l’ordre et du progrès. Nulle n’est censée ignorer la Loi et nul n’ignore, non plus, que le CRS de 68 recyclé par la publicité d’une enseigne bien connue, ça fait vendre ! Même si parfois, comme dans le cas présent, ça fait mal !

36-Ordre et progrès

 N.D.L.R. :Cette œuvre étant de pure fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes doit être considérée comme fortuite.

      Il est néanmoins possible que l’auteur ait jugé bon de s’inspirer librement de certains faits réels en relation avec la zone du Charmoy.

Couverture album C.H.

                                                                                                 

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C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 octobre 2013  (J+1753 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Feuilleton 1
3 octobre 2013 4 03 /10 /octobre /2013 00:00

COMME LES CHAMPIGNONS - du 3 octobre 2013 (J+1751 après le vote négatif fondateur)

 

  Oui, comme les champignons ! C’est donc sous l’exergue d’un titre du Canard enchaîné du 25 septembre que notre article sera placé encore aujourd’hui, 3 octobre 2013,  jour ultime de l’enquête publique sur le projet d’hypermarché Leclerc au Charmoy.

« Les grandes surfaces fomentent un coup d’étal. Comme des champignons après l’averse, les centres commerciaux se multiplient, profitant de la complaisance des élus qui délivrent à tout-va permis de construire et autorisations d’ouverture. »

    Le permis de construire n’a pas encore été délivré pour l’hypermarché du Charmoy, mais nous sommes certains que la main qui le signera tremble déjà d’une impatience fébrile.

    « A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué [sic] le projet » (lettre du Groupe E. Leclerc datée du 14/04/09 et adressée au Maire d’Auxonne sous la signature de son Président de l’Expansion F. TRITANT)

     La main du porteur discret qui mérita ce satisfecit appuyé du promoteur ne saurait manquer l’épilogue administratif de cinq années de collaboration zélée. On aura même peut-être droit, dans Le Bien Public, à la photo-souvenir (souriez, le gros hypermarché alimentaire va sortir !) devant le panneau d’affichage comme lors du premier dépôt (raté !) du 17 décembre 2012.

    Comme le constate Hervé Liffran dans son article cité du Canard enchaîné, ces ouvertures d’hypermarchés, dans un pays déjà menacé d’en être saturé, se décrètent « le plus souvent au nom de l’emploi. Mais les élus ne se soucient jamais de savoir si l’ouverture d’un hypermarché dans leur fief électoral ne va pas entraîner une vague de fermetures de commerces… »

   L’article nous apprend aussi que la CNAC est menacée et que « les socialistes François Brottes et Daniel Goldberg ou l’UMP Patrice Ollier souhaiteraient ainsi confier les autorisations d’ouverture aux seules intercommunalités, qui fixeraient elles-mêmes les règles d’implantation dans leurs documents d’urbanisme ». Belle perspective d’avenir pour les « collaborateurs discrets » des grandes enseignes !

     N’empêche que dans le cas du Charmoy, la CNAC, sans doute conseillée,  nous a fait un mémorable « Demi-tour ! droite ! » passant allègrement, dans son appréciation sur le projet d’un  « Ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne » (317D) à un « Participera à l’animation de la vie urbaine et rurale » (917D).

      Si, selon Hervé Liffran, « les bétonneurs peuvent également compter sur le Parlement », nous ajouterons que dans le cas présent ils ont bénéficié des capacités giratoires de la CNAC.

     Pour en conclure avec l’article du Canard enchaîné nous ajouterons que Cabu l’illustre d’un dessin qui nous va comme un gant et qui est déjà tout un programme (électoral). En hommage au talentueux dessinateur, nous lui avons adjoint une variante fantastique accordée à notre bonne ville ainsi qu’à notre titre : « Comme les champignons ».

   En attendant, ce champignon, s’il voit le jour, n’a pas fini de nous empoisonner !

     N.B. : Consultant le registre d’enquête hier, dans notre maison commune, nous avons eu la bonne surprise de constater qu’un de nos concitoyens avisé avait envoyé une copie de l’article du Canard enchaîné au Commissaire-enquêteur. Nous le saluons bien cordialement !

CabuHiro

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 3 octobre 2013  (J+1751 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse
2 octobre 2013 3 02 /10 /octobre /2013 00:00

DES PLEINS ET DES PLAINTES - du 2 octobre 2013 (J+1750 après le vote négatif fondateur)

     

   Les 26 et 27 septembre dernier nous nous interrogions sur l’étrange disparition de la station-service de la zone du Charmoy.

       Notre attention soutenue sur les problèmes locaux ne nous avait pas laissé de répit pour la lecture hebdomadaire, toujours roborative, du Canard enchaîné. Depuis, nous avons comblé ce retard et, dans le numéro du 25 septembre, nous avons trouvé matière à faire notre plein d’information dans un article passionnant — une vraie pépite — intitulé :

  « Les grandes surfaces fomentent un coup d’étal. Comme des champignons après l’averse, les centres commerciaux se multiplient, profitant de la complaisance des élus qui délivrent à tout-va permis de construireet autorisations d’ouverture. »

    Notre charmante Capitale de l’Oignon devrait bientôt constituer en la matière un exemple bête à pleurer, digne de figurer dans les annales !

     Chers lecteurs, citoyens comblés d’une cité élue d’une grande enseigne par la diligence et le zèle de son premier magistrat, nous ne manquerons pas de vous donner une analyse plus fouillée de notre situation locale à la lumière de l’article passionnant d’Hervé Liffran, mais pour l’heure, la jauge étant préoccupante et la nécessité de souffler un peu s’imposant, nous nous contenterons, inspiré par notre journal-culte (Non ! Ce n’est pas Inf’Auxonne !) de faire un arrêt, au chant des cigales, dans une station-service de Marignane. 

 Des pleins et des plaintes

C. S. Rédacteur deChantecler,

Auxonne, le 2 octobre 2013  (J+1750 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 00:00

CHARMOY UNIVERSITY (OF SAÔNE VALLEY ACADEMY)-du 1er octobre 2013 (J+1749 après le vote négatif fondateur)

 

   D’aucuns pourraient nous croire fatigué par une production de septembre digne des meilleures vendanges, qu’ils se rassurent cependant, car nous leur réservons encore quelques joyaux de notre bonne cuvée 2013 !

    Notre panier s’est encore dernièrement empli de quelques belles grappes bien mûres.

   Courbé, sécateur en main, dans les vignes de nos archives nous pensons même avoir découvert un «outil » providentiel. Non ! Il ne s’agit pas d’une machine à vendanger car nous sommes une maison de tradition qui se respecte. Ce serait plutôt un engin haut en couleurs, inimitable et bizarre, doublé d’une machine à moissonner les publicités. Je vous sens perplexe : « Quelle merveille du Concours Lépine ce farceur de Chantecler a-t-il encore été dégoter ? ».

      Rien de bien nouveau en fait, cet outil vous en disposez tous, Chers Concitoyens,  car  ce n’est autre que « l’outil intellectuel des Auxonnais ».

      Si vous en doutez, allez donc le vérifier dans le Bloc Note intellectuel auxonnais N°7 1er  semestre 2006 en  page 38, où vous pourrez lire : « Le Bloc Note Intellectuel Auxonnais est un processus objectif et fécond, il est l’outil intellectuel des Auxonnais »

      On connaissait déjà le « Bloc des gauches », le « bloc de l’Est », le « bloc opératoire », termes consacrés qui font souvent frémir. Rassurez-vous cependant, le Bloc Note Intellectuel Auxonnais ne devrait pas vous intimider  car, selon son rédacteur : « Le terme « Bloc Note intellectuel » a le bénéfice et l’avantage de ne pas être sustenté par un registre d’introjection » (Bloc Note intellectuel auxonnais N°7 1er  semestre 2006 Page 38). Voilà ! Je vous sens enfin rassurés !

    Pour nous, il présente d’abord l’avantage d’envisager le problème du commerce local, problème crucial par les temps qui courent, et surtout de l’envisager sous un angle original affirmant que « la vie artisanale et commerciale locale fait partie intégrante de [la] connaissance ou culture intellectuelle » (Bloc Note intellectuel auxonnais N°7 1er  semestre 2006 Page 38)

    Dans cette optique, notre ville serait donc riche de dizaines de petites « écoles » bien sympathiques au sein desquelles autant de spécialistes dispenseraient leurs compétences et leurs savoir-faire. Le propos est assez pompeux, mais il n’est pas faux pour autant. Toute forme de savoir est respectable, même si celle-ci n’est pas nécessairement un savoir intellectuel, et le philosophe Gaston Bachelard lui-même, ne craignait pas de déclarer qu’il aurait préféré manquer son cours de philo plutôt que de louper l’allumage matinal de son poêle.

     À l’adresse des intellectuels aux mains blanches,  Gaston Bachelard écrivait même ironiquement: « Il y aurait sans doute quelque humanité à mettre Roquentin, le héros de La Nausée, devant l’étau, la lime en main pour lui apprendre sur le fer la beauté et la force de la surface plane, la rectitude de l’angle droit. Une bonne bille de bois à dégrossir à la râpe suffirait à lui apprendre gaiement que le chêne ne pourrit pas, que le bois rend dynamisme pour dynamisme, bref que la santé de notre esprit est dans nos mains. »

     « La santé de notre esprit est dans nos mains». Vérité pleine de bon sens que chacun devrait mettre à profit pour son propre compte !

     Mais voilà, tout comme la santé du pays est aux mains d’énarques aux mains soignées qui ne connaissent pas l’établi, la santé de nos petites « écoles », est entre les mains de « l’esprit » de nos décideurs locaux. Cette déclaration de notre premier magistrat dans « l’outil intellectuel des Auxonnais » en atteste :

« Le commerce local est complémentaire des grandes surfaces. A l’heure de choix importants pour le futur du commerce auxonnais, nous gardons à l’esprit la place que doivent occuper les uns et les autres ».(Bloc Note intellectuel auxonnais N°12 2ème semestre 2008 Page 2)

    On connaît à présent les « choix importants » qui ont été faits, du NON massif du 17 décembre 2008 au OUI massif du 27 juin 2010. On sait aussi que « le commerce local est complémentaire des grandes surfaces », et qu’il en sera même bientôt le complément surnuméraire avec l’arrivée supplémentaire d’une hyper grande surface alimentaire. Et l’on peut aisément se figurer « la place que doivent occuper les uns et les autres » sur la carte de « l’esprit » du locuteur. Le gros fauteuil et le petit strapontin !

    Pour quitter le rayon des sièges et rejoindre, au rayon outillage, « l’outil intellectuel des Auxonnais », nous conclurons que nos petites « écoles » vont devoir faire face à la concurrence de l’« hyperuniversité » que des « choix importants »  nous ont promise au Charmoy, ce lieu providentiel où l’air est pur et où  souffle « l’esprit ». Armée de cette « hyperuniversité » et de son « outil intellectuel », « l’esprit » de notre bonne ville devrait bientôt briller au palmarès des Sciences, des Arts z’et des Lettres !

 Charmoy University

 

C. S. Rédacteur deChantecler et Docteur honoris causa of  the Charmoy University

Auxonne, le 1er  octobre 2013  (J+1749 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
30 septembre 2013 1 30 /09 /septembre /2013 00:00

ÉPISODE N° 35 : LE LIEN PUDIQUE, MANCHETTE  N°4 - du 30 septembre 2013 (J+1748 après le vote négatif fondateur)

   

   S’il est une espèce protégée dans notre monde, ce n’est pas l’ours blanc, comme le montre cette première page du Lien pudique, mais bien le « consommateur », mammifère bipède gavé en batterie dans les rayons des hypermarchés qui lui offrent une nourriture abondante dont les prix sont tirés aux dépens des producteurs. Ce mammifère bipède qui prolifère dans nos sociétés est caractérisé par sa vue courte qui ne va pas au-delà de son porte-monnaie.

 

    Ignorant les souffrances et les frustrations subies par d’autres au nom de son sacro-saint « pouvoir d’achat », il va remplissant son caddie et célébrant les vertus des philanthropes malins et pleins aux as qui lui dispensent à bon compte cette manne illusoire.

 

35 - Le Lien pudique 4

N.D.L.R. : Cette œuvre étant de pure fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes doit être considérée comme fortuite.

      Il est néanmoins possible que l’auteur ait jugé bon de s’inspirer librement de certains faits réels en relation avec la zone du Charmoy.

Couverture album C.H.

                                                                                                  

FEUILLETER L’ALBUM

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 septembre 2013  (J+1748 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Feuilleton 1
27 septembre 2013 5 27 /09 /septembre /2013 00:00

ÉLÉMENTS POUR UNE ENQUÊTE PUBLIQUE (7)-du 27 septembre 2013 (J+1745 après le vote négatif fondateur)

  

Après plusieurs années de travaux de réflexion et d’enquête Chantecler a décidé d’apporter sa contribution à  l’enquête publique actuellement en cours sur le projet LECLERC au Charmoy. Pour ce faire, il fait parvenir au commissaire enquêteur un certain nombre d’observations argumentées relatives, entre autres, aux circonstances de l’adoption et du portage du projet par la municipalité en place. Toutes ces observations, adressées par écrit au commissaire enquêteur, sont publiées simultanément sur notre blog.

 

OBSERVATION N°7 relative à l’« omission » tardive de la station-service prévue initialement et à l’extension ultérieure probable du centre commercial qui en résultera.

 

RÉSUMÉ

    Le projet décrit dans le dossier 2011, approuvé par la CNAC le 17 janvier 2012 comportait explicitement une station service. Il apparaît que cette station service a subsisté dans le projet  soumis par la suite à la DREAL, puisque l’avis de la DREAL daté du 8 mars 2013 en fait explicitement mention à plusieurs reprises. En revanche, il semble que le deuxième avis de la DREAL daté du 28 juin 2013 ne fasse plus mention de cette station service. Cette « éclipse » tardive d’un élément d’importance, accompagnant immanquablement supermarchés et hypermarchés, est de nature à susciter diverses questions.

 

COMMENTAIRE DÉTAILLÉ

   La présence d’une station-service est  d’abord clairement mentionnée dans les textes et sur les plans relatifs au  projet présenté en CDAC en 2011  

Extrait du Dossier 2011

« Activités annexes

« Le futur centre commercial accueillera une station service E. Leclerc, qui distribuera les carburants courants mais aussi le GPL ». (page 11)

 

Elle figure ensuite dans les paragraphes 1 et 3 de la « demande d’examen au cas par cas préalable à la réalisation d’une étude d’impact » (« Formulaire CERFA N°14734*02 remis le 04 octobre 2012 aux services instructeurs » Cf. notice explicative page ½)

Formulaire CERFA N°14734*02

Paragraphe 1 : Intitulé du projet « Création d’un centre commercial et station service à l’enseigne E. Leclerc »

Paragraphe 3 :  Rubrique applicable au tableau des seuils…

Caractéristiques du projet au regard des seuils et critères de la rubrique : « Construction d’un hypermarché et d’une station service pour une surface de plancher de 11407,39 m² »

  

Trois textes d’émanation préfectorale, soit l’« arrêté portant décision d’examen au cas par cas », le « récépissé de déclaration », et l’« avis de l’autorité environnementale du 8 mars 2013 » confirment bien, à plusieurs reprises, cette présence.

    À signaler que nous n’avons pu accéder aux documents relatifs à la première demande de permis de construire déposée le 17 décembre 2012, ces derniers n’ayant pas été portés à la connaissance du public mais le récépissé confirme la présence d’une station-service dans le projet.

Arrêté préfectoral du 31 octobre 2012

« Arrêté portant décision d’examen au cas par cas pour la réalisation d'une étude d'impact, en application de l’article R. 122-3 du code de l’environnement, sur la demande n°F026-12-P0012 relative à la création d'un centre commercial et d'une station service à l'enseigne LECLERC situés sur la commune d'Auxonne et portés par la SARL Bouxdis 31/10/2012 3 p. »

Source : http://www.side.developpement-durable.gouv.fr/

Extrait du « Récépissé de déclaration de la Préfecture de la Côte-d’Or » 08 janvier 2013

« RÉCÉPISSÉ DE DÉCLARATION

AU TITRE DE LA RÉGLEMENTATION SUR LES INSTALLATION CLASSÉES POUR LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

Code de l’Environnement – Titre 1er du Livre V

Le PRÉFET  de la CÔTE-D’OR, certifie avoir reçu le 18 décembre 2012, la déclaration établie par la SARL BOUXDIS, dont le siège social est situé rue du Ladhof à COLMAR (68025), concernant la création d’un centre commercial à l’enseigne E. Leclerc et d’une station-service sur le territoire de la commune d’AUXONNE (21130), Avenue du Général de Gaulle ».

À DIJON le 8 janvier 2013

Le PRÉFET,

Pour le Préfet et par délégation

Le Chef de Bureau

Marie-Thérèse FIGARD »

 

Extraits de l’« Avis de l’autorité environnementale » N°1 du 08 mars 2013

« 1°-Contexte du projet

Caractéristiques du projet

Le projet consiste en la création d’un centre commercial sur la commune d’Auxonne (Côte-d’Or), comprenant un hypermarché de l’enseigne E. Leclerc, une galerie commerciale, une zone DRIVE et une station-services [sic] ». (page 2)

« Le projet implanté sur plusieurs parcelles agricoles couvre une superficie de 46008 m² répartis entre l’hypermarché et sa galerie marchande d’une surface de 11407 m², dont 4000 m² de surface de vente, le parking de 353 places soit une surface de 8408 m² et la voirie soit une surface de 4735 m². Au total de 24550 m² seront imperméabilisés laissant 21458 m² pour les espaces verts et les bassins recueillant les eaux pluviales. ». (page 2)

 

« Les principaux travaux prévus comprennent:

- la viabilisation du terrain y compris les travaux de terrassement, déblais et remblais,

- la construction du centre commercial, y compris le DRIVE et la station-services [sic],… » (page 2)

 

« Description du projet

[…] Enfin bien que le projet prévoit [sic] la construction d’une station-services [sic], celle-ci n’est pas présentée dans l’étude d’impact et ses impacts ne sont par conséquent pas étudiés ». (page 4)

 

« Conclusion

Le projet consiste en la création d’un centre commercial sur la commune d’Auxonne (Côte-d’Or), comprenant un hypermarché de l’enseigne E. Leclerc, une galerie commerciale, une zone DRIVE et une station-services [sic]. 

[…] Les effets de lastation-services [sic], non présentée dans l’étude d’impact, ne sont pas analysés ». (page 7)

 

Par la suite et à partir d’avril 2013, tant dans le nouveau dossier (textes et plans) de demande de permis de construire déposé le 25 avril 2013 que dans l’« avis de l’autorité environnementale » du 28 juin 2013, il semble bien que la station-service n’apparaisse plus.

Pour s’en convaincre, il suffit de lire la description du projet ainsi que la liste des travaux prévus dans la version du 28 juin de l’« avis de l’autorité environnementale »  et de les comparer à la version initiale du 8 mars.

A noter toutefois, qu’en page 4 de la version du 28 juin il est émis les réserves suivantes relativement à la description du projet

« Qualité de l'étude d'impact

Description du projet

Le dossier ne contient pas de partie dédiée à la description du projet, notamment de ses principales caractéristiques ».

Extrait de l’« Avis de l’autorité environnementale » N°2 du 28 juin 2013

 

Caractéristiques du projet

Le projet consiste en la création d’un centre commercial sur la commune d’Auxonne (Côte-d’Or), comprenant un hypermarché de l’enseigne E. Leclerc, une galerie commerciale et une zone DRIVE ». (page 2)

 

« Les principaux travaux prévus comprennent:

la viabilisation du terrain (travaux de terrassement, réseaux, voirie)

l'aménagement des bassins de confinement et d'infiltration destinés au traitement des eaux pluviales,

la construction du centre commercial

la réalisation des places de stationnement et des voiries d'accès pour les véhicules à moteur et les piétons,

l'aménagement des espaces verts ». (page 2)

 

CONCLUSION

Il est donc clair qu’une pièce essentielle du centre commercial, la station-service, est absente de la dernière mouture du projet soumise à l’enquête publique.

Parmi les causes possibles de cette omission, on peut envisager, qu’en raison de la nécessité, signalée par la DREAL, dans son avis du 8 mars 2013, d’étudier les impacts liés à la station-service initialement prévue, le promoteur, soucieux de voir sa demande aboutir dans les meilleurs délais, ait préféré momentanément retirer le « pion station-service » du projet.

Ce choix laisse prévoir pour la suite le dépôt d’une nouvelle demande spécifique pour la station-service, dont on imagine mal qu’elle ne soit pas à terme réalisée, et n’exclut aucunement de placer cette opération dans le cadre d’un projet plus vaste d’extension ultérieure.

 

SOURCES CITÉES

Deuxième dossier déposé par BOUXDIS en Janvier 2011 sous le titre

« Demande d’autorisation de création d’un centre  Commercial Commission départementale d’Aménagement Commercial de la Côte-d’Or »

Demande d’examen au cas par cas préalable à la réalisation d’une étude d’impact » (« Formulaire CERFA N°14734*02

Notice explicative

http://www.side.developpement-durable.gouv.fr/

« Récépissé de déclaration de la Préfecture de la Côte-d’Or » 08 janvier 2013

Avis de l’autorité environnementale (DREAL) du 08 mars 2013 

Avis de l’autorité environnementale (DREAL) du 28 juin 2013 

Dossier de demande de permis de construire déposé le 25 avril 2013

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 septembre 2013  (J+1745 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Documents
26 septembre 2013 4 26 /09 /septembre /2013 00:00

« L’EXISTENCE PRÉCÈDE L’ESSENCE » - du 26 septembre 2013 (J+1744 après le vote négatif fondateur)

 

     Sartre au Charmoy, on n’a jamais vu ça ! Et pourtant, l’évolution du projet du Charmoy fait irrésistiblement penser à cette (trop) célèbre citation tirée de son ouvrage L’existentialisme est un humanisme : « L’existence précède l’essence »

      Nos adversaires rétorqueront : « Facile de se faire mousser avec Sartre et ses citations imbitables ! ». Nous leur répondrons que nous avons souvent épinglé, dans nos colonnes, d’autres textes autrement imbitables qui étaient pourtant de pure production locale !

Nous ajouterons même :   

    « À l’heure où monsieur Leclerc, pour sa pub, se fait tirer le portrait en compagnie de celui du Che, nous n’avons aucun complexe à mobiliser, pour la bonne cause (du peuple), une grande figure du paysage intellectuel français de l’après-guerre ».

       Par respect pour la mémoire du philosophe, nous définirons cependant au préalable le sens que nous donnons, dans cet article, aux mots de la citation que nous nous permettons de lui emprunter assez librement.

    L’existence c’est l’existence concrète, possible mais non souhaitable selon nous, d’un hypermarché Leclerc sur la zone du Charmoy dans un avenir encore indéterminé et que certains prétendent proche.

    L’essence, c’est l’essence à la pompe, dans son sens le plus trivial et le plus quotidien.

    D’un examen attentif du dossier soumis à l’enquête publique, il ressort que la dernière mouture du projet de centre commercial dont la demande de permis de construire a été déposée le 25 avril 2013 (sans tambour ni trompette et sans photo dans Le Bien Public) ne comporte plus de station-service. La pompe s’est évaporée semble-t-il, comme l’essence, courant mars 2013 !

     Et pourtant, un hypermarché sans station service, dans notre bonne France défigurée, qui compte plus d’hypermarchés que de variétés de fromages, c’est comme un repas sans fromage ou un gâteau sans cerise !

     Que dire de cet abandon qui privera les chalands et autres drivers de leur plein à prix coûtant ! C’est proprement un vrai scandale !

      Et Michel-Édouard qui annonçait en août 2012 : « nos stations-service vont vendre du carburant sans réaliser de profit ». Que de déçus en perspective ! Plus de prime à la pompe, voilà un méchant coup de pompe pour le moral des charmoisiens ! Ce n’est pas encore demain qu’ils pomperont gratis !

http://www.20minutes.fr/economie/991329-michel-edouard-leclerc-nous-offrons-20-millions-euros-consommateurs

    En 2009 déjà, on avait fait passer la pilule de l’hyper par une grosse entourloupe alimentaire. En 2013, on met la pompe au placard pour faire passer l’étude d’impact  et le permis ! On veut aller vite c’est clair, en perspective des élections sans doute ! Se faire élire d’abord, on pompera plus tard ! Gare, quand même, au coup de pompe toujours imprévisible !

    Aux bonnes âmes qui n’aiment pas Jean-Paul Sartre, lui préférant Jean Guitton, plus en odeur de sainteté, nous dirons seulement qu’elles ne doivent pas escompter de miracle à la pompe pour bientôt ; quant à celles qui en douteraient, elles pourront aisément vérifier  le fondement de nos assertions dans le texte sérieux que nous publierons demain.

   Pour consoler tous les déçus, Claudi qui n’est jamais en panne et jamais à sec d’idées en dépit du climat d’hébétude local, a planté sa station au pied du château d’eau.

Station de l'Europe

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 septembre 2013  (J+1744 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres