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  • Claude Speranza, Auxonnais
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8 novembre 2015 7 08 /11 /novembre /2015 11:17

LE POIDS DES MOTS (6) - du 08 NOVEMBRE 2015 (J+2517 après le vote négatif fondateur)

Malgré la richesse sculpturale et monumentale de l’actualité locale, nous reprenons inopinément aujourd’hui notre série « Le poids des mots ». Ceci, en raison de l’actualité vésulienne : l’annonce dans la presse d’hier du rejet du recours exercé par Vesoul contre Oasis 3 (voir aussi nos 5 articles précédents des 1er août, 7, 10, 16 et 19 septembre derniers)

Après les deux discours « de la bretelle » de Pusey,

LE POIDS DES MOTS (3) - du 10 SEPTEMBRE 2015

LE POIDS DES MOTS (5) - du 16 SEPTEMBRE 2015

notre article d’aujourd’hui sera consacré au discours de Nouvel An 2015 de Pusey où justement, il était déjà longuement question de ce recours.

La bande-vidéo que nous avons utilisée est présentée en ces termes par La Presse de Vesoul qui l’a mise en ligne :

« Lors de la cérémonie des voeux, ce vendredi 9 janvier 2015, René Regaudie, maire, est revenu sur le feuilleton de l'implantation d'Oasis 3, nouvelle zone commerciale sur la commune. La vidéo de La Presse de Vesoul. www.lapressedevesoul.com

Date d'enregistrement : 01/01/1970 [09/01/15]

Date de publication : 10/01/2015

Durée : 04:23

Catégorie: News

Sujets : Vœux »

Le propos ne manque pas d’intérêt par sa valeur d’exemple. Une chose est certaine au moins, on ne saurait le taxer de fadeur ! C’est du parler-franc ! On n’est pas habitué à ça, à Auxonne du moins, où la discrétion est toujours de rigueur, et où l’on ne parle surtout jamais de « petites enfiles » ! Au fil du discours l’élu vénérable et néanmoins pêchu, nous fait découvrir « Pierre », son co-équipier dans l’aventure d’Oasis 3, un intrépide motard et un vrai « dur-à-cuire » aux dires de l’orateur.

Nous avons tenté de retranscrire le plus fidèlement possible le discours, en y apportant, pour la bonne compréhension de nos lecteurs/trices, quelques précisions en note. Voici donc :

http://www.dailymotion.com/video/x2ee0rw_les-voeux-de-pusey-pour-oasis-3_news

et sa retranscription par nos soins :

« Mais ce projet, on a eu beaucoup de difficultés. Au départ, c’était la SA Roger Martin qui avait lancé ce projet-là, et depuis l’an dernier, c’est la Société SOPIC, dont les représentants sont là dans la salle, qui ont pris la suite, voilà, et ont déposé un permis d’aménager, qui ont demandé 14 000 m² devant la Commission Départementale de Commerce [sic] de la Haute-Saône.

Alors, naturellement, comme toujours pour PUSEY, la Commission Départementale [N.D.L.R. Chantecler : CDAC du 20 juin 2014], a refusé par 6 voix contre et puis 2 pour, c’est-à-dire, y’a juste le Conseil général et la Commune de PUSEY, qu’ont voté pour. Quoi. CAV [N.D.L.R. Chantecler : Communauté d’Agglomération de Vesoul], Ville de VESOUL, pays, et compagnie qu’ont voté contre naturellement.

Alors, on avait décidé avec SOPIC, quoi, de déposer un recours devant la Commission Nationale. Puisqu’on en a le droit, il fallait le faire. Nous avons été convoqués, je me souviens plus, Pierre je sais plus [N.D.L.R. Chantecler : Pierre Quinonero, représentant de la SOPIC, il semble qu’on entende celui-ci répondre de la salle « Au mois de Novembre »], c’était au mois de novembre hein je pense [N.D.L.R. Chantecler : en fait précisément le 23 octobre 2014].

Oui, parce que le représentant de SOPIC, c’est Pierre Quinonero, quoi, alors, je sais pas si vous le connaissez, quoi. Il y a quelques années encore, il était reconnaissable, parce qu’il s’est tapé, je sais pas combien de DAKAR en moto, quoi, hein ! C’est un pilote de moto. Il a fait 6 ou 7 DAKAR, je sais plus combien, et il les a tous terminés, d’ailleurs. Alors, c’est un dur-à-cuire, quoi, dis donc, et on est allés à PARIS pour défendre ce dossier devant la Commission Nationale.

Ça a été un petit peu dur, quoi, on savait qu’on allait avec 20 % de chances, et quand on est sortis de la commission, on s’est dit, on en a peut-être 50 ! Et puis, comme on a quelques petites enfiles pour savoir le résultat tout de suite, quoi, hein, on a appris qu’à l’unanimité, ils nous avaient accordé, quoi, justement, c’est-à-dire qu’ils avaient cassé la décision de la Commission Départementale, pour nous accorder en Commission Nationale, quoi, le projet de 14 000 m², qu’est prévu pour [inaudible].

Mais, comme toujours, y’a un recours possible devant la Commission de, je sais pas quoi, Administrative de Nancy. Avant c’était le Conseil d’État, maintenant c’est la Commission Administrative Et y’a de grandes chances, je sais pas si ça été fait ou pas fait, la Ville de VESOUL va poser le recours encore, tu vois, contre notre projet [N.D.L.R. Chantecler : le recours a été déposé dans les premiers jours de février 2015].

Faut dire que les recours c’est sur la forme, hein, c’est-à-dire que si la loi sur l’eau est bien faite, savoir si y’a ci, si y’a ça.. Et là, on a un dossier béton, hein, Pierre ? J’te cherchais, je te voyais plus !

Moi, j’ai téléphoné au secrétariat de la Commission nationale pour savoir un petit peu ce qu’il en était. Il m’a dit, vous risquez rien, dans le sens que la Commission d’appel va nous suivre, parce que y’a rien qui peut influer de changement de statut.

Et puis, aujourd’hui, quoi, on attend. Et le problème, c’est que ça peut durer entre 4 et 18 mois [réactions de déception dans la salle]. Alors, vous voyez pourquoi, parfois, des fois, vous m’entendez râler de plus en plus fort, quoi. Parce que vraiment on a quand même, il faut quand même le souligner, quoi, un investissement qui va être fait pour en gros, pour 25 millions d’euros, quoi, et Pierre peut le confirmer, en gros également, 90 % par les entreprises locales. Y’en a qu’attendent, je vous garantis, quoi ce truc là.

Y’a la création de 200 emplois, faut pas oublier. C’est vrai, on me reproche, on me dit voilà, si on en détruit, oui, peut-être, c’est vrai, 10, peut-être 20. Mais si on en détruit 20, on en crée quand même 180.

Et y’a également, quoi, je pense que c’est important pour tout le monde, les finances, les retombées financières, notamment fiscales de cette zone, qui, en gros, quoi, pour la Commune de PUSEY, seraient autour de 200 000 euros, quoi, et pour la CAV, au moins de 250 000 euros.

Alors, quand on voit ce truc-là, vous comprenez pourquoi des fois je m’emballe, et je commence, ça fait bientôt dix ans qu’on en parle, quoi, au moins dix ans, quoi. Et il faut peut-être que l’on sorte de cet amalgame de VESOUL centre-ville, PUSEY, quoi, tout le machin, il faut qu’on travaille, je pense, pour l’avenir.

Là [N.D.L.R. Chantecler : dans le projet OASIS 3], ce sont des cellules de 1000 en gros 1000 à 2000 m² avec des enseignes nationales qui n’existent pas, pour la plupart dans la région. »

Voilà un superbe discours que l’on ne peut pas taxer, au moins, de tourner autour du pot !

Claudi a été enthousiasmé par tant de conviction ! Il se permet, en expert, un conseil. Ce qu’il faut maintenant à Pusey, c’est un rond-point avec une moto rallye raid. C’est tout de même plus winner qu’un radis comme à Auxonne.

Aux dernières nouvelles, l’attente qui « peut durer entre 4 et 18 mois » vient juste de se terminer à Pusey et à Vesoul. Mais comme l’avait prévu notre orateur : « y’a rien qui peut influer de changement de statut ».

Nouvelles fraîches de la presse haut-saônoise :

Pusey Dakar

Pusey Dakar

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 08 novembre 2015 (J+2517 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Analyses et réflexions

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
7 novembre 2015 6 07 /11 /novembre /2015 08:40

SENIORS INTRÉPIDES AU CHARMOY - du 07 NOVEMBRE 2015 (J+2516 après le vote négatif fondateur)

Le Bien Public du 2 novembre dernier publiait un long article annonçant l’ouverture prochaine d’un hypermarché au Charmoy.

Nous avons déjà donné un long commentaire du contenu de cet article qui n’apporte aucune information nouvelle quant à la date d’ouverture du magasin et à sa distribution intérieure et qui, à la différence d’un précédent article du 1er août, omet de donner le point de vue des opposants au projet. Ce qu’il est permis de juger comme étant fort regrettable.

La parution d’une nouvelle photo du site accompagnée d’une courte légende dans Le Bien Public d’hier 6 novembre interroge par sa redondance superflue. Aurons-nous droit à « 30493 » photos d’ici l’ouverture ? Et puis « les bordures de trottoir [qui] commencent à se généraliser », voilà un diagnostic bien inquiétant. À ce rythme, on pourrait bien craindre que les pages locales du Bien Public concernant notre commune ne se transforment peu à peu en annexe des lubies d’une officine artistique « visionnaire » dont le gourou, dans son blog d’hier, allait jusqu’à ériger un hypermarché au rang de monument. Il n’est pas interdit de faire des pages de publicité, mais encore faut-il annoncer la couleur !

Dans l’article du 2 novembre « le chantier du centre commercial avan[çait] à pas de géants ». On comprend donc aisément, que compte tenu de l’activité des engins, l’ambiance y soit peu propice, tant à la rêverie d’une âme d’artiste, qu’à la flânerie du public. Dans ces conditions, un encart rappelant opportunément l’interdiction du chantier au public n’était donc pas superflu, contrairement à certains détails de l’article. Encart non dépourvu, par ailleurs, d’une touche anecdotique, puisqu’il mentionne en particulier l’interception « d’un couple de personnes âgées qui promenait ses petits-enfants sur le chantier ».

Il faut reconnaître que pour un Art d’être grand’père, c’est un Art d’être grand’père un tantinet intrépide !

Le fait a retenu l’attention de Claudi qui a tenté d’imaginer les causes profondes d’une telle intrépidité avant d’en proposer sa vision personnelle dans une libre illustration.

À peine revenu de son dernier carré du Charmoy, Claudi jugeait cette intrépidité comparable à celle d’un Fabrice à Waterloo. Un Fabrice qui voit les détails du champ de bataille pas plus loin que le bout de son nez, mais ne perçoit pas l’évènement dans sa globalité et ses conséquences. C’est que Claudi est un peu nerveux par ces temps, il m’a même avoué se sentir une âme de Cambronne, et je vous jure que les libations n’y sont pour rien !

Enfin précisons bien, ceci afin d’éviter tout malentendu, que le Fabrice en question est Fabrice Del Dongo le héros de la Chartreuse de Parme.

Claudi m’a donc fait part de ses hypothèses, fruits de sa réflexion.

Selon la première de ces hypothèses, ces grands-parents, lecteurs assidus d’un célèbre gratuit auxonnais ou de son avatar numérique, et au surplus férus d’art, auraient tenté de rencontrer l’Hyper-Phidias qui « sculpte l’avenir commercial », ainsi que le « radis monumental » du Rond-point de l’Europe. Ceci afin de parfaire la culture artistique de leurs petits-enfants et d’imprimer à leur sens esthétique une empreinte salutaire et indélébile. Voilà qui part d’un bon sentiment ! Mais contempler à l’envi, et jusque dans ses rêves, un rond-point ou une zone de chantier d’hypermarché n’a jamais fait un prix de Rome !

« SCULPTER L’AVENIR COMMERCIAL » - du 02 NOVEMBRE 2015

Dans une seconde hypothèse, c’est la curiosité qui aurait été le moteur de cette incursion. Curiosité mue – après la lecture décevante de l’article du Bien Public du 2 novembre dernier – par le « mystère » qui plane encore sur « l’aménagement intérieur du magasin ». Et puis, qui sait ? Ces têtes chenues pourraient bien être aussi carrément des espions de la concurrence. N’étant pas atteint, quant à lui, de la manie et du syndrome de l’agent secret, Claudi a résolument écarté cette élucubration. Reconnaissons en effet que ce genre de fable est plus propre à meubler confortablement les pages blanches d’un roman à compte d’auteur en panne que les articles de réflexion d’un blog d’information critique.

Reste la troisième hypothèse qui, finalement, a été retenue comme paraissant être, sinon la bonne, du moins la plus plausible. Rappelons que l’article du Bien Public du 2 novembre dernier se termine sur cet appel à patienter : « Le chantier du centre commercial avance à pas de géants. Encore quelques semaines à patienter ». Oui, c’est clair, nos grands-parents ne sont ni des artistes, ni des curieux, ni même des espions !!! Ce sont tout bonnement d’incorrigibles impatients pour qui, quelques semaines c’est encore trop long, et qui se sont mis en route « à pas de géants » pour constater eux-mêmes de visu !

L’imagination n’étant plus, et depuis longtemps, au pouvoir, mais néanmoins pas encore interdite, Claudi est allé jusqu’à imaginer les deux héros crédibles de cette escapade-incursion.

Il a finalement trouvé un tandem avec un profil qui collait au poil :

Gaston et Arlette Ducharmoy, nos OUIOUIstes de choc de juin 2010, se sont révélés vraiment extra dans le rôle des grands-parents impatients donc intrépides !

Dernière minute : ce matin Claudi a acheté son journal et m’a confié : « J’en ai marre de craquer un euro chaque jour pour lire Le Notin Public ! »

Au menu de l’actualité auxonnaise du jour, un évènement majeur, « ces travaux [qui] auront pour effet d’embellir le rond-point de la Poste » !

C’est vrai que comme nous le rappelait justement hier un blog à l’hyper-audience (et à l’hypermarché) : © « D’une architecture revisitée, ce lieu [le rond-point de la Poste] induit une aura indéfinissable. Une multitude d’émotions évoquent les identités remarquables des événements sociaux et d’urbanisation face à l’avenir. Aujourd’hui, le passé se conjugue avec le présent ».

Et Notin avec Le Bien Public, sans doute ! Dans les conversations auxonnaises, on commence à se marrer sévère !

Vers l'hyper-avenir avec Papy et Mamie de Lure

Vers l'hyper-avenir avec Papy et Mamie de Lure

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 novembre 2015 (J+2516 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
5 novembre 2015 4 05 /11 /novembre /2015 10:20

AFFLUX DE m² ALIMENTAIRES À CHARMOY-CITY - du 05 NOVEMBRE 2015 (J+2514 après le vote négatif fondateur)

Dans notre précédent article « Le dernier carré au Charmoy », nous avions commenté le grand article intitulé :

« AUXONNE. L’ouverture de l’hypermarché E. LECLERC devrait avoir lieu avant la fin de l’année. Le chantier du centre commercial avance ».

Rappelons que cet article pleine page a paru dans Le Bien Public du 2 novembre dernier.

Dans notre analyse, au chapitre des réactions concernant l’ouverture de ce magasin, nous avions déploré le point de vue, à notre sens, partial de l’article. Nous regrettions en particulier, qu’à la différence du rédacteur d’un précédent article sur le même thème ( paru dans Le Bien Public du 1er août dernier sous la plume de Fabrice Dedieu), le rédacteur du nouvel article n’ait pas mené son enquête au centre-ville, révélant comme son prédécesseur, la part du pour et du contre. Interroger les travailleurs sur le chantier peut, certes, donner un point de vue technique intéressant, mais il est évident aussi, que ceux-ci ne risquent pas de cracher dans la soupe.

Auxonne va donc bientôt accueillir 3500 m² de grande surface alimentaire supplémentaires et voir ainsi doubler sa densité commerciale alimentaire. Précisons que nous employons ici le langage des CCI et que nous n’élucubrons pas sous l’effet de prétendues « libations chaotiques »

DENSITÉ COMMERCIALE ALIMENTAIRE - du 28 SEPTEMBRE 2014

C’est donc un énorme afflux relatif de m² de grande surface alimentaire que va connaître notre ville, avec ses conséquences prévisibles en termes d’emploi détruits au centre-ville.

Dans Le Bien Public d’aujourd’hui 5 novembre, il est question d’un autre afflux, celui de migrants. À lire le grand article intitulé « Les demandeurs d’asile au cœur des conversations », il semblerait que les réactions de nos concitoyens à propos de cet afflux soient plutôt fraîches en ce qui concerne l’accueil, voire carrément hostiles, à en lire du moins les réactions du panel de personnes interrogées par Inès de la Grange. Nous excluons de cette impression plutôt désagréable, les déclarations de nos ténors politiques locaux, favorables ou au moins modérées.

On nous reprochera sans doute le rapprochement entre deux articles traitant de deux sujets pourtant très différents. Si nous nous sommes permis un tel rapprochement c’est d’abord parce que ces deux articles nous ont laissé tous deux la même impression de partialité plutôt désagréable. Partialité sans doute involontaire mais bien réelle, et dont la cause est à rechercher dans la pauvreté (en nombre) et la non-représentativité des panels de personnes interrogées. Se cantoner aux travailleurs d’un chantier ou aux habitués d’un bar ou d’un tabac pour recueillir des impressions sur un sujet que l’on sait par ailleurs clivant, c’est sans doute un peu trop restrictif.

Une note rassurante enfin pour ceux et celles que la présence de migrants inquiète ; elle nous est donnée par notre maire : « Il faut aussi préciser que ces personnes ne sont pas appelées à rester très longtemps »

Ce qui n’est pas le cas, bien entendu, Monsieur le Maire, des 3500 m² de grande surface alimentaire supplémentaires que vous avez accueillis en catimini et sans faire de chichis.

S’inspirant de Michel Rocard, Claudi nous a donné son point de vue alimentaire sur la question.

Afflux alimentaire

Afflux alimentaire

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 05 novembre 2015 (J+2514 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
4 novembre 2015 3 04 /11 /novembre /2015 08:58

LE DERNIER CARRÉ AU CHARMOY - du 04 NOVEMBRE 2015 (J+2513 après le vote négatif fondateur)

Dans notre précédent article « Sculpter l’avenir commercial », nous avions fait une mention rapide d’un grand article intitulé :

« AUXONNE. L’ouverture de l’hypermarché E. LECLERC devrait avoir lieu avant la fin de l’année. Le chantier du centre commercial avance ».

Rappelons que cet article pleine page a paru dans Le Bien Public du 2 novembre dernier.

Deux mois plus tôt, le 1er août, Le Bien Public avait déjà publié, sur le même sujet, un article d’importance comparable intitulé :

« AUXONNE Après de nombreuses interruptions, le chantier de construction se termine. Leclerc : dernière ligne droite avant l’ouverture »

Nous en avions alors brièvement rendu compte dans nos articles des 1er et 3 août.

TWIN-HYPERS : CE QUE NE VOUS A PAS DIT LE BIEN PUBLIC - du 03 AOÛT 2015

Aujourd’hui, nous n’avons pas résisté à la tentation de relire les deux articles du Bien Public en parallèle.

Constatons tout d’abord, qu’à deux mois d’intervalle, leurs deux titres ne marquent pas une progression évidente. Force est de constater même que le plus ancien qui annonce que « le chantier de construction se termine » ainsi que « dernière ligne droite avant l’ouverture » pourrait presque sembler postérieur à l’autre qui indique seulement que « Le chantier du centre commercial avance » et met un conditionnel prudent à « L’ouverture de l’hypermarché E. LECLERC [qui] devrait avoir lieu avant la fin de l’année ». Mais qui s’amuse à relire les articles de presse !

Des titres, passons au corps des articles pour évoquer d’abord leurs différences essentielles. Le plus ancien comporte un volet juridique important, totalement absent du plus récent dans lequel, par contre, le rédacteur a mis la main à la truelle pour évoquer en détail le volet technique du chantier. Dans la poussière, où la boue de ce chantier, il semble bien que le premier rédacteur n’ait pas aventuré ses semelles, en revanche, il a mené son enquête au centre-ville, révélant la part du pour et du contre et soulignant que « du côté des habitants, les réactions concernant l’ouverture désormais certaine de l’hypermarché sont mitigées ».

Le rédacteur du dernier article paru ne semble pas avoir cru bon, quant à lui, de renouveler cette enquête se contentant d’interroger à ce propos les travailleurs sur le chantier, qui bien logiquement, ne risquaient pas de cracher dans la soupe : « C’est un gros et beau chantier pour le secteur », « ce magasin est une bonne chose pour Auxonne ». Le rythme des travaux semble pour le moins soutenu. « Un chef de chantier » d’un grand groupe de TP déclare : « Chaque minute compte. Il faut faire très rapidement et bien » et « Mohamed, maçon complète : « Nous avons posé très rapidement deux kilomètres de bordures de trottoir » ». C’est clair, on leur met la pression ! Il est bien probable qu’en off, après la dure journée au chrono, il soit possible d’entendre d’autres sons de cloches ! Oui, mais Macron, nous l’a dit, l’entreprise et les patrons sont les bonnes grosses et vraies mamelles de la France !

Voilà donc pour les différences entre les deux articles. Pour les similitudes, il y a les titres d’abord, quasi interchangeables comme nous l’avons vu. Et, bien entendu, mentionnées de façon à peu près semblable dans les deux articles, l’impatience supposée que susciterait l’ouverture du magasin ainsi que la date probable de cette ouverture.

Dans le plus ancien, on découvrira sans surprise cette déclaration du maire Raoul Langlois instigateur et tifoso notoire du projet : « Les Auxonnais et moi-même attendons avec impatience l’ouverture de ce magasin pour la fin de l’année ». Le dernier paru annonce qu’ « il ne reste désormais plus que quelques semaines à patienter », précisant que le directeur-général de l’hyper « explique que l’enseigne devrait ouvrir ses portes « pour la fin de l’année 2015 » ».

Donc, en gros, rien de neuf, ou presque.

Sauf toutefois, à la fin de l’article le plus récent, cette référence nostalgique et presque incongrue à un petit carré de crucifères. Non pas un champ de radis, nenni ! Et puis le radis monumental, sculpté par un artiste, il est sur son Rond-point de l’Europe. Pas un champ de radis, nenni ! Mais de crucifères quand même, et même de crucifères européennes : les choux de Bruxelles !

Non, je ne plaisante pas. Je vous livre l’authentique citation dans le texte © : « Au voisinage immédiat de la piste en chantier subsiste un petit terrain de maraîchage sur lequel poussent des choux de Bruxelles ».

Claudi qui, depuis qu’il a découvert Claude Noisot, est devenu un bonapartiste convaincu s’exclame, épique : « Le dernier carré en quelque sorte. Le dernier carré dans la grande défaite verte du grignotage des terres arables périurbaines par la grande distribution. Un Waterloo du maraîchage ! »

Mais non ! Mon bon Claudi, tu rêves, rien à voir avec la bataille de Waterloo que les Prussiens alliés aux Anglois ont d’ailleurs appelé « Belle-Alliance ». D’abord, tu dois comprendre que la perception d’un évènement dépend du point de vue de l’observateur. Tout est relatif ! Que cet évènement soit une bataille, l’ouverture d’un hypermarché, ou bien encore l’accueil de migrants…

Pour toi, c’est un Waterloo désastreux dans la ville et dans les champs, mais pour notre premier magistrat et le promoteur, c’est la victoire de « Belle-Alliance », une belle alliance scellée dans la discrétion !

DISCRÉTION D’HIER ET D’AUJOURD’HUI – du 09 janvier 2014

Et puis, tu n’a rien compris non plus aux circuit-courts, ni aux alliances locales. Qui sait ? Après quelques gelées, ces petits choux seront parfaits et tomberont à pic pour l’ouverture du rayon primeurs. Et alors, les choux de Bruxelles de l’un feront les choux gras de l’autre ! C’est ça la loi du marché, Claudi, et pas besoin d’être un Macron pour piger !

Le dernier carré au Charmoy

Le dernier carré au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 04 novembre 2015 (J+2513 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 10:50

« SCULPTER L’AVENIR COMMERCIAL » - du 02 NOVEMBRE 2015 (J+2511après le vote négatif fondateur)

Sculptons l’avenir commercial, arrêtons de sculpter des radis !

Jamais deux sans trois ! Après ses deux longs articles sur le même sujet des 1er avril et 1er août derniers, Le Bien Public publie, en ce 2 novembre, Jour des Morts, sous la plume de son correspondant local, un troisième grand article intitulé :

« AUXONNE. L’ouverture de l’hypermarché E. LECLERC devrait avoir lieu avant la fin de l’année. Le chantier du centre commercial avance ».

Dans notre précédent article du 16 octobre dernier, nous avions pressenti une parution de ce genre en ces termes :

« Un peu de patience cependant, parions qu’avant décembre, la presse locale du 21 ou du 39 se fendra complaisamment, comme les Dernières Nouvelles d’Alsace du 67 d’une « tournée de chantier avec le patron » qui nous éclairera, comme dans le cas des DNA pour Wasselonne, sur les futurs occupants de la galerie commerciale, ainsi que sur une visite inaugurale éventuelle de Michel-Édouard ».

LE CHARMOY PAR LES TITRES (nouvelle édition) - du 16 OCTOBRE 2015

Peine perdue ! Si la brosse à reluire et l’optimisme de commande sont, dans l’article d’aujourd’hui comme dans les DNA, maniés sans ménagement, le « mystère » en revanche persiste quant aux futurs occupants de la galerie. À cela rien d’étonnant, mystère, cachotteries et catimini sont avec l’oignon et Notin des spécialités locales.

Notin ? Kézaco ? Et d’abord quel rapport avec l’article du Bien Public d’aujourd’hui ??? Il y en a plus d’un c’est certain, soyez-en sûrs, mais tout cela serait bien compliqué à vous expliquer….

Vous ne connaissez pas Notin, ce gratuit publicitaire haut en couleurs ! Sur quelle planète vivez-vous donc ? À titre d’aperçu, nous allons vous en donner un petit extrait brossant les perspectives visuelles depuis le Rond-Point de la Poste. Oui ! Déjà, les ronds-points !! (Notin N°3, numéro de 2010) :

« Sur un autre azimut, à l'extrémité du boulevard Pasteur apparaissent les formes stigmatisées du quartier Bonaparte. En projetant le regard derrière soit, la rue Emile Gruet persiste à présenter l'allégresse du passé. Puis enfin, la rue du Colonel Redoutey en direction de Dole sculpte le futur commercial ».

L’article d’aujourd’hui vient nous confirmer, c’est sûr, qu’ « en direction de Dole [on] sculpte le futur commercial » !! C’est Hyper-Phidias qui s’en occupe sans doute !! Il n’est pas certain cependant qu’à la fin des comptes « la rue Emile Gruet persiste à présenter l'allégresse du passé »….

Les ronds-points de Charmoy-City ont décidément trouvé la plume talentueuse et providentielle qu’ils méritaient. Ils viennent encore visiblement d’inspirer à cette plume, quelques lignes immortelles à propos de la grande foire d’automne mais encore et surtout à propos d’un rond-point et d’un radis !

Las ! Abandonnons aux gogos les stands d’une foire aux vanités qui mélange allègrement les genres en un salmigondis de paroles et d’images : boutique, hagiographie édifiante, fantaisie, fiction, bannières tricolores, hyper-chantiers, inaugurations de chrysanthèmes et autres manifestations officielles, et bientôt arbres de Noël tout décorés de médailles en chocolat et autres étoiles d’or ! Cette foire, où la promotion la plus évidente et la plus pratiquée se révèle d’abord être l’auto-promotion sans complexe et quantifiée au compteur.

Dans son « Journal du Charmoy », Claudi a dégotté deux illustrations déjà anciennes, mais particulièrement adaptées à notre propos du jour.

JOURNAL DU CHARMOY

Toute chatoyante et diaprée de belles couleurs de chrysanthèmes de saison, la première est vraiment superbe ! Comme dirait ce vieux cabotin de Loti, c’est Madame Chrysanthème qui va être contente ! Et dans le deuxième, comme de bien entendu, Le Lien Pudique rend compte de l'événement en termes très élogieux !

« SCULPTER L’AVENIR COMMERCIAL » - du 02 NOVEMBRE 2015 (J+2511après le vote négatif fondateur)
Le Lien Pudique

Le Lien Pudique

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 novembre 2015 (J+2511 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
31 octobre 2015 6 31 /10 /octobre /2015 08:41

RADIOSCOPIE D’UN RADIS DE ROND-POINT - du 31 OCTOBRE 2015 (J+2509 après le vote négatif fondateur)

On va nous accuser de tourner en rond avec ce retour, pourtant promis, à « Zinzin sur le radis monumental », la figure du Rond-point de l’Europe. Nous le faisons toutefois sans complexe, suivant en cela l’exemple de notre presse locale qui nous livre encore aujourd’hui un arrêt sur image laudateur sur un autre rond-point « de saison ».

Après ce détour « automnal » par L’Écho des ronds-points, revenons au rond-point de l’Europe, à Zinzin, et à son radis monumental.

Fidèles lecteurs/trices, je pense qu’il n’est plus nécessaire à présent de vous présenter « Zinzin sur le radis monumental », l’article aux plus de 30 000 visiteurs, le buzz de l’été, mais il se pourrait cependant, si je peux m’exprimer ainsi, que vous n’en ayez pas encore saisi tout le sens. C’est que l’on ne vous a pas donné la clef de ce « Zinzin sur le radis monumental », de cet immarcescible monument littéraire, de ce parangon du bon goût.

Il faut avouer que le sens profond de « Zinzin sur le radis monumental », comme vous avez pu le constater, ne saute pas aux yeux comme un coup de pied au cul ! C’est en effet une vision particulière du petit monde du Charmoy à travers un verre déformant, un cul de bouteille sans doute, la perception déformée d’un regard oblique et torve.

Pour un lecteur non averti, il faudrait au moins des lunettes à rayons X pour mettre à nu cette prose travestie et mal fagotée.

À titre d’exercice, je voudrais ainsi soumettre à votre sagacité un extrait de « Zinzin sur le radis monumental » dont vous n’avez sans doute pas saisi le sens, ni les références profondes à la réalité. Cet extrait, le voici :

« Une petite anecdote qui nous a été relatée par une personne qui réside dans le département de la haute Saône.

« Un jour Zinzin le perroquet d’Auxonne a endossé son sac à dos. Il était en compagnie d’un acolyte au long bec, obnubilé par un projet de tramway à Auxonne, ainsi que par celui de la gare Au charme de la rosière sur le site du Charmoy. Ils ont pris le train pour Paris. Malgré quelques difficultés, ils sont parvenus à l’adresse souhaitée pour s’imposer dans une réunion, à laquelle ils n’étaient pas invités. Il faut savoir qu’autour de ces tables de travail on ne s’improvise pas.

À l’intérieur des locaux, ils ont voulu montrer leur puissance vocale… Immédiatement et sans aucun délai, ils se sont fait clouer le bec et ont été propulsés vers l’extérieur. Le pauvre Zinzin et son acolyte n’avaient plus qu’à retourner à Auxonne, le bec verrouillé et la queue entre les pattes.

Cela fait aussi partie du travail des meneurs de projets d’être discrets, déterminés et d’une grande fermeté. De retour à Auxonne, zinzin le perroquet, tel un phénix qui renaît de ses cendres, reprend ses libations les plus chaotiques. Tout y passe, la culture, le commerce, l’économie, les instances municipales, l’urbanisme, l’écologie, le patrimoine, etc. C’est un véritable amalgame de glu sociale, politique et économique. »

Ce Zinzin et son acolyte sont, à lire ce texte, deux vrais peigne-cul, deux vrais minables et, outre que minable, Zinzin, aux yeux de l’auteur du moins, compterait à son actif encore bien d’autres vices ! Ces « libations les plus chaotiques » de « Zinzin », ça doit vraiment valoir le coup…derrière la cravate, à en croire, du moins, notre conteur. Pour faire passer en musique toute cette méchante bibine nous vous offrons en entracte deux versions de « libations » au choix : opéra ou yéyé

Opéra : https://www.youtube.com/watch?v=be9KYx-w_m0

Yéyé : https://www.youtube.com/watch?v=AVfYTVdIS1g

Après cet intermède salutaire et à votre santé, revenons-en à cette prétendue « anecdote » haut-saônoise, à ce pseudo-reportage à la gomme qui ne risque pas de décrocher le prix Albert Londres. Nous pouvons, par bonheur, vous en proposer une autre version. Un autre regard est possible sur les évènements réels ayant sans nul doute inspiré cette indigente pochade !

Fidèles lecteurs/trices, chaussez nos lunettes à rayons X et revivez avec nous l’autre version de l’histoire, contée jadis dans notre blog, et qui bien que non dépourvue de parti pris et de fantaisie, nous semble tout de même plus conforme à la réalité. Vous comprendrez alors mieux quelles sont « ces tables de travail [autour desquelles] on ne s’improvise pas », et qui sont ces « meneurs de projets [dont le travail est] d’être discrets, déterminés et d’une grande fermeté ».

ILS ÉTAIENT QUATRE – du 18 janvier 2012

LA CNAC AIME LA BONNE CUISINE – du 18 janvier 2012 (midi)

Il est vrai que la « plasticité » changeante des décisions prises autour de « ces tables de travail [autour desquelles] on ne s’improvise pas » facilite grandement la tâche de ces « meneurs de projets [dont le travail est] d’être discrets, déterminés et d’une grande fermeté », on pourra s’en convaincre sans peine à la lecture de notre article :

LES CHARMOISES DE SCHRÖDINGER-du 28 août 2013

Pour ne pas nous écarter de notre sujet, nous pouvons conclure que la « plasticité » changeante des décisions prises autour de « ces tables de travail [autour desquelles] on ne s’improvise pas » n’a donc rien à envier aux variations saisonnières chromatiques et instrumentales des personnages de nos chers rond-points. Finalement, les ronds-points, c’est comme la politique !

Libations au Charmoy

Libations au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 31 Octobre 2015 (J+2509 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Relecture
29 octobre 2015 4 29 /10 /octobre /2015 10:31

UNE VEDETTE AU THÉÂTRE DU ROND-POINT - du 29 OCTOBRE 2015 (J+2507 après le vote négatif fondateur)

Désolé, je sens que je vais faire des déçus ! En effet la vedette au Théâtre du Rond-Point, ce n’est pas Zinzin sur son radis monumental comme vous l’attendiez sans doute après cette annonce dans notre dernier article : « Patience, la prochaine fois, promis, vous en saurez plus et nous libationnerons tous ensemble avec Zinzin ! »

Franchement désolé, nous devons remettre nos libations à plus tard, car une actualité brûlante – il y est en effet question de bois de chauffage – nous y incite. En effet, sans crier gare : « le personnage du rond-point des Casernes est devenu bûcheron ». Voilà ce que nous apprend sous le titre « Décor » (du Théâtre du Rond-Point sans doute) un entrefilet du Bien Public de ce matin 29 octobre légendant une photo bûcheronnante du dit « personnage ».

Avec 5 photos publiées dans Le Bien Public depuis le 8 juillet dernier (8 juillet, 2 photos le 23 août, 20 octobre et 29 octobre) nous pouvons dire que le « personnage » tient à présent la vedette de l’actualité et vient rythmer la vie locale.

Un tel succès ne peut s’expliquer par la seule volonté affichée de ses créateurs de rendre hommage au bon vieux temps. Il faut y voir selon nous un autre message, moins décoratif celui-ci et subliminal. Ce personnage qui « change d’outil selon la période » (Le Bien Public du 23 août), n’est-ce-pas le salarié moderne face à la flexibilité de l’emploi. Une différence cependant, et celle-ci n’est pas mince. Si « très ingénieusement, le personnage a été conçu pour changer d’outil en gardant la même position » (Le Bien Public du 23 août), il n’en est rien du salarié moderne qui doit souffrir, outre la flexibilité, la délocalisation. De nos jours « garder la même position » n’est plus que le privilège de certains élus accrochés à leur fauteuil, pour les autres, ils n’ont qu’à se bouger le cul !

Un personnage si ingénieusement conçu « pour changer d’outil en gardant la même position », ça doit quand même intéresser les DRH. Alors que le centre actif de notre ville est en train de basculer vers le Charmoy, il n’est pas impossible que notre personnage se retrouve un jour embauché du côté du Rond-Point de l’Europe, non pas à planter des radis, mais responsable d’un rayon primeurs. Vous allez encore dire que je raconte des salades !

Claudi m’a conseillé l’illustration N° 34 de notre feuilleton

JOURNAL DU CHARMOY

Cette image synthétise les deux thèmes abordés dans notre article d’aujourd’hui : valeur d’évocation des ronds-points commémoratifs, ces pieux musées de figurants semés à nos carrefours, et réalités sociales.

La prochaine fois, promis, on libationne sévère !

34 - La grève

34 - La grève

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 Octobre 2015 (J+2507 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 07:35

ZINZIN ÉCRIT UN SONNET MONUMENTAL POUR LE RADIS - du 28 OCTOBRE 2015 (J+2506 après le vote négatif fondateur)

Comme une comète dans le firmament littéraire charmoysien, un évènement d’une grandeur académico-artistique majeure projette à nos yeux sa lueur astrale. Cet évènement, c’est la publication imminente, dans une plaquette luxueuse en tirage limité, du Sonnet au radis du poète Zinzin.

Oui ! Bonne nouvelle, Zinzin le perroquet existe, nous l’avons même rencontré. « Scribo ergo sum ! » nous a-t-il declaré, du haut du radis monumental du rond-point de l’Europe. « J’écris, donc je suis ! ». Relégué au sommet de la monumentale crucifère, Zinzin n’a pas grand’chose à faire, alors pour meubler sa vie de stylite, il écrit.

Tandis que son geôlier mignon compte les camions, les boulons et les moellons, Zinzin, mine de rien, fait des vers sans en avoir l’air, comme Victor Hugo sur son pot et comme un radis quand il vieillit. Fidèles lecteurs/trices, bon appétit !

Voici pour votre plaisir et pour votre culture (maraîchère) :

 

Le sonnet au radis

 

Croquant et rose, au beurre, au sel il me ravit

J’adore ses rondeurs et son parfum de fanes

En potage à la crème, un velours qu’on réclame.

Ne rosis pas ainsi, je t’ai nommé : radis !

 

Car je t’aime radis, tu es mon paradis

Ton charme et ton Charmoy, dont tu ornes la voie

S’ils enflamment mon cœur, ont détraqué mon foie*

Radis rond du rond-point, tu me fous le tournis**

 

La pompeuse envergure de ta caricature

Ta prétentieuse enflure, radis, je n’en ai cure

Tes fanes de chichoune***, je les voue aux altises ****

 

Ton inanité blesse un regard affligé,

Comme un faucheur de vent ou un pêcheur sans prises,

Monumental radis au rond-point érigé

 

Signé : Zinzin, le stylite solitaire du radis monumental, où on l’a relégué, et qui a vaincu sans beurre et sans reproche cet Éverest de bon goût et d’inspiration artistique !

Notes de l’éditeur Chantecler

* à propos du foie de Zinzin : il est vrai que cet organe présente un tableau inquiétant, dans lequel domine le jaune. En cause, le penchant marqué de Zinzin pour les « libations ». Libations ?! Patience, la prochaine fois, promis, vous en saurez plus et nous libationnerons tous ensemble avec Zinzin !

** tournis : l’emploi de ce mot est sans doute allusif selon deux orientations possibles : trivialement, souligner la fonction giratoire du rond-point, plus subtilement, souligner les dimensions exagérées du radis, sachant que turnip désigne, en anglais, un navet. La suite du sonnet semblerait confirmer cette dernière option.

*** fanes de chichoune : jeu de mot certes un peu facile, mais la note méridionale vient à point souligner l’enflure du propos.

**** altises : petits coléoptères parasites qui s’attaquent aux feuilles des crucifères (choux, navets, radis), particulièrement en période chaude. Les altises ont causé d’importants dégâts l’été dernier.

 

Notre appréciation : la chute est belle, celle du sonnet bien sûr, pas la chute de reins ! En effet, le lecteur averti ne s’attardera pas lascivement sur le premier quatrain alléchant, sur « ses rondeurs et son parfum de fanes », mais poursuivra courageusement sa lecture jusqu’au « Monumental radis au rond-point érigé ».

En chemin, il reconnaîtra (soyons optimistes !) une touche mallarméenne dans le vocable « inanité ». Ce vocable a été immortalisé par le maître dans le vers immortel de son sonnet en « yx » : « aboli bibelot d’inanité sonore ». Mais il est bien évident qu’ici, par ce clin d’œil, Zinzin désigne clairement l’inanité visuelle d’un bibelot de rond-point, et non un « ptyx », bibelot de salon.

Le sonnet au radis

Le sonnet au radis

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 Octobre 2015 (J+2506 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Zarzelettres
26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 05:52

UN RADIS MONUMENTAL, C’EST POSSIBLE ! - du 26 OCTOBRE 2015 (J+2504 après le vote négatif fondateur)

Dans la chaleur de l’été, paraissait sur la toile un texte à faire péter les scores au compteur : « Zinzin sur le radis monumental ». Il paraîtrait, en passant, que le premier de nos édiles, du temps où il apparaissait encore sur facebook, aurait kifé et liké.

De ce texte, déjà cité dans notre précédent article, nous ne commenterons pas – pour l’instant – en détail la teneur hermétique, ni la valeur littéraire, laissant à chacun sa liberté d’en juger. Nous en retiendrons par contre un projet plastique original, celui de l’érection d’un radis monumental au Rond-point de l’Europe. Voilà bien un projet superbe, un projet à creuser par nos experts ès ronds-points. Oui, tout le monde sait que quand un radis grossit, il creuse aussi ! Et les radis, aurait dit Brel, plus ça devient vieux, plus ça devient creux !

Trêve de plaisanterie, nous ne parlons pas d’amateurs, mais de spécialistes, d’experts en ronds-points. Si notre ville a reçu sa deuxième fleur, « c’est notamment grâce aux quatre ronds-points […], qui font l’objet d’une décoration aussi originale qu’esthétique » (Le Bien Public du 20 courant dans l’article « Une fleur de plus pour la ville »)

Mais tout comme Les trois mousquetaires sont quatre, nos « quatre ronds-points » sont cinq si l’on y ajoute le Rond-point de l’Europe, dont l’importance centrale devrait sous peu s’affirmer. Il est vrai que ce Rond-point de l’Europe ne fait pas encore « l’objet d’une décoration aussi originale qu’esthétique ». On s’en préoccupe toutefois, du moins à en croire Le Bien Public du 23 août dernier dans lequel on pouvait lire sous la plume de Louis Lanni : « Après le rond-point de la place de Verdun, celui de la Poste, de la Porte-Royale et des Casernes, une nouvelle scène est en projet pour le rond-point de l’Europe, route de Dole »

Compte-tenu de l’antériorité de la parution du texte « Zinzin sur le radis monumental » par rapport à l’article cité, et du like d’importance qui l’a distingué, rien n’interdit pour l’instant de faire l’hypothèse que la « nouvelle scène […] en projet pour le rond-point de l’Europe » pourrait comporter l’érection d’un radis monumental au dit rond-point.

Subsiste toutefois le problème de la pertinence, ainsi que celui de la faisabilité. En ce qui concerne la pertinence, elle est évidente : tout comme les vanneurs, le faucheur et le tarare, le radis plonge sa racine dans notre tradition agricole désormais plus en vogue et en pointe sur nos ronds-points que dans les champs. Reste la faisabilité. Pour nos amis bretons, qui ont des chapeaux ronds et des radis itou, cela n’a pas semblé poser de problème.

http://www.ouest-france.fr/un-radis-geant-sera-plante-rennes-3227502

Le seul problème subsistant pour finir est celui du volet financier de l’affaire. Un mécénat opportun est pressenti, qui ne compte pas pour du beurre. Radis au beurre ! Tu l’as dit bouffi ! Un groupe de fanes (de radis) pourrait aussi se constituer sur facebook sous l’intitulé « OUI au radis monumental du Charmoy » et solliciter un financement participatif.

Fidèles lecteurs/trices, il vous reste à patienter un peu, ce radis est une œuvre d’art, il n’est pas de ceux qui poussent en dix-huit jours ! Et si le temps vous dure, vous pouvez toujours rejoindre les 30 000 fan(e)s d’une œuvre décoiffante qui a changé leur vie :

Lisez et relisez « Zinzin sur le radis monumental » !

Vous pouvez aussi faire un tour en Bretagne, à la rencontre de l’artiste rennais Ar Furlukin, qui, parlant de radis déclare « Nos racines communes, c’est ça l’idée. On est tous dans la même botte, on est tous différents et tous similaires. La même humanité. Et puis racine, radice, radix, les racines quoi… » et d’ajouter : « C’est beaucoup plus facile à peindre que plein de choses. J’aimerais dessiner des femmes nues mais les modèles se plaindraient du résultat… »

http://alter1fo.com/invasion-artistique-de-radis-a-rennes-30875

C’est aujourd’hui la grand’foire. Comme dirait l’autre, « beaucoup de badauds et pas beaucoup d’acheteurs ». Bientôt, Claudi l’a compris, on inaugurera le radis monumental en grande pompe. Alors, réservez vite votre médaille commémorative, ça vous en fera une de plus ! Comme ça, on pourra plus dire qu’à Charmoy-City, ils ont plus un radis ! Et surtout, profitez-en, « Cueillez les radis de la vie ! »

https://www.youtube.com/watch?v=KCMO7opSRCo

Le semeur de radis

Le semeur de radis

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 Octobre 2015 (J+2504 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Zarzelettres
23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 07:08

« NOMBREUX » ET « MULTIPLES » - du 23 OCTOBRE 2015 (J+2501 après le vote négatif fondateur)

Le Bien Public publiait, hier 22 octobre, en page locale, une photo de « Michel Syriex » illustrant les travaux sur la zone du Charmoy. Si le commentaire laconique (non, pas la colique grand-père !) accompagnant la photo ne compte que 3 lignes, il nous révèle en revanche que les camions approvisionnant le chantier sont « nombreux » et que sur ce chantier, les entreprises sont « multiples ».

« Nombreux » et « multiples » étaient déjà, en juillet, les convois de la noria approvisionnant le « fabuleux » chantier ainsi que les éléments de leurs chargements. Si l’on se réfère, du moins à ce précieux témoignage oculaire : « Tiens, voilà un convoi routier composé de 5 à 6 semi-remorques qui arrive au Rond-point de l’Europe. Ils sont bondés de carrelage jaune citron pour le sol du magasin E. Leclerc du Charmoy, mentionne NOTIN ».

Vous ne connaissez pas cette citation, C’est donc que vous n’êtes pas branché(e) ! Est-il possible, en effet, d’ignorer l’article aux 30 000 visiteurs, ce buzz de l’été, j’ai nommé « Zinzin sur le radis monumental ». Vous le trouverez sans peine sur la toile et vous pourrez ainsi vérifier notre citation et du même coup faire encore monter naturellement son score !

Car « nombreux » et « multiples » ont été et seront ses lecteurs. Soyez-en sûrs ! Plus nombreux même, sans doute, pour reprendre le propos autorisé de son auteur, que les carreaux « jaune citron pour le sol du magasin E. Leclerc du Charmoy »

Le chantier du Charmoy devrait donc bientôt livrer son hypermarché clés en mains, en pleine conformité, sans doute, avec le vœu exprimé par le vote négatif fondateur du 17 décembre 2008.

À propos de clés, « Zinzin sur le radis monumental », où il est question d’une mystérieuse clef, est aussi un texte à clef (non, pas un texte à ch… grand-père, bien qu’il est vrai, tu as raison, qu’il y soit explicitement question de « matière fécale »). Cherchez bien cette clef et vous la trouverez, elle est plus facile à trouver que la « clef du champ de tir » !

Claudi a bien aimé les carreaux jaune citron, c’est un peu tarte (au citron) mais c’est carrément malévitchien. Comme la vie d’artiste, quelle vie de chien !

Quadrangle jaune citron

Quadrangle jaune citron

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 Octobre 2015 (J+2501 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse