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  • Claude Speranza, Auxonnais
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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 08:09

LE CHARMOY, CADRE PRIVILÉGIÉ DU NOUVELLISME DU PLEIN AIR ? - du 24 NOVEMBRE 2015 (J+2533 après le vote négatif fondateur)

Avertissement : Le sujet de notre article nous a imposé un certain nombre de recherches. Nous touchions à l’histoire des arts et, de ce fait, nous ne pouvions nous départir d’un certain ton d’érudition. Cependant, afin de ne pas abuser du temps et de la patience de notre fidèle lectorat, nous lui proposons d’accéder directement au cœur du sujet, sans lire l’introduction. Cette introduction est néanmoins disponible, pour les plus curieux/ses en PDF

Les lecteurs des gratuits publicitaires commerciaux Bloc Note Intellectuel Auxonnais et NOTIN, largement diffusés entre 2003 et 2013 se souviennent peut-être qu’il y était souvent question, entre les pavés publicitaires, outre de sujets divers et variés, allant de l’urticaire à la Légion d’Honneur, de « nouvellisme ».

Le « nouvellisme du plein air », dont nous faisons mention dans notre titre, a une origine beaucoup plus ancienne que ce nouvellisme du 21ème siècle. Nous en avons trouvé une référence dans un article biographique relatif au peintre Joseph Delattre, l’un des représentants de l’impressionnisme rouennais à la fin du 19ème siècle. Voici un extrait de cet article : « Avec une palette chromique assez restreinte, Joseph Delattre capte avec justesse les différentes atmosphères qui l’entourent. Surnommé le peintre de la Seine, il s’installe au même endroit pour traquer de ses yeux perçants les moindres nuances de lumières et de couleurs. La transition de style avec la parfaite technique de la peinture dite de salon et le nouvellisme du plein air est parfaitement illustrée par son travail. »

http://www.galeriebertran.com/exposition-j-delattre-r-a-pinchon/

Membre du groupe des « mousquetaires » – pas des mousquetaires de la grande distribution, précisons bien que nous traitons, quant à nous, d’histoire de l’art et non d’épicerie, fût-elle une épicerie volante ! – aux côtés de Jules Lemaître et de Charles Fréchon, Joseph Delattre appartient aux précurseurs de l’impressionnisme rouennais.

Delattre, aussi discret et mélancolique dans ses tableaux, que passionné et agitateur dans la vie, publie en 1888 une tribune libre dans le Nouvelliste de Rouen (Cf . Frédéric Cousinié, L’impressionnisme : du plein air au territoire PURH (Presses Universitaires de Rouen et du Havre) 2013, p.123)

Deux nouvellismes, « Nouvellisme du plein air » et nouvellisme au sens journalistique, ce dernier ayant été défini dans notre introduction (voir PDF), viennent donc confluer et se conjuguer chez « le peintre de la Seine, [qui] s’installe au même endroit pour traquer de ses yeux perçants les moindres nuances de lumières et de couleurs » tout en publiant sa tribune libre dans le Nouvelliste de Rouen.

Si l’on en croit à présent l’autobiographie diffusée sur son blog, un autre artiste, celui-là de renommée nationale, internationale, interplanétaire et intergalactique-tic-tic, et tout chargé d’honneurs, comme la mule de son bât, se transporta à la fin du dernier siècle, des rives de la Seine, aux rives de la Saône.

Je n’ai plus à vous le présenter, vous l’aurez reconnu, ou, bien mieux, vous l’aurez rencontré, et, alors, patiemment, en pensant à autre chose, vous aurez ouï son phébus abscons.

Vous ne m’avez pas compris, ça c’est normal, mais n’allez pas me dire que vous en avez compris davantage en prêtant votre oreille au pittore ! C’est hyper-normal de ne pas comprendre, ne vous inquiétez surtout pas, vous n’avez pas besoin de prothèse auditive ! Mais tout bonnement d’un dictionnaire. Voilà :

Phébus : Style obscur et alambiqué en référence au dieu grec de la Lumière, de la Musique, des Arts et des Lettres

Abscons : très difficile à comprendre, obscur, inintelligible

C’est pigé ? Il arrive cependant que dans les problèmes d’entendement, même le dictionnaire soit inopérant. Exemple : « L’entrée principale de l’église Notre Dame d’Auxonne est caractérisée par un ensemble de répercussions morales assorti de sensations physiques en fonction de l’élancement de l’âme vers le ciel par le canal du clocher ». Dans de tels cas, Larousse et même Robert avouent humblement leur impuissance ! Vous l’aurez peut-être reconnue, cette phrase, lumineuse comme une Vierge de Lourdes ? Elle est extraite du NOTIN N°5-2012 page 14 !

Aux rives de la Saône, où notre flânerie nous a ramené, même sans dictionnaire, même si l’on ne comprend rien, on ne s’ennuie jamais. On ne s’ennuie jamais malgré le brouillard qui sévit, aussi impénétrable et malsain au corps que le « phébus abscons » l’est à l’âme. On ne s’ennuie jamais, car presque tous les jours, dans le journal, on a une nouvelle ou une photo du grand chantier grâce à notre nouvelliste à nous.

Et sur la toile, maintenant on a des nouvelles du chantier aéronautique de notre cher maestro Marinetti qui après être monté en avion, en est redescendu tel Icare vers la terre :

Aïe ! Aïe ! Aïe ! La terre, ça fait mal à mon Latécoère, Aïe ! Aïe ! Aïe ! La terre, ça fait mal, quand le nez de l’avion s’y carre !

Sur le tarmac du Charmoy il nous monte à présent un avion gros porteur en légos le coco ! Des légos pour les gogos ! Et des légos c’est qu’il en faut pour construire un si grand avion ! Mais les légos du visionnaire, apprenti légionnaire, sont légions !

Vous voyez, on ne s’ennuie pas dans les brouillards de notre Val de Saône, on est vraiment vernis, avant même d’aller au vernissage, car on peut dire que, pour notre bonheur

Deux nouvellismes, celui de la toile et celui du journal, se conjuguent chez « le peintre du Charmoy, [qui] s’installe au même endroit pour traquer de ses yeux perçants les moindres avancées du chantier.

Au rayon aéro-épicerie, on a notre Delattre en promo bien à nous !

Alors ? À quand la grande expo rétrospective de notre pittore de l’hyper-nouvellisme du plein air et du rond-point ? Pour l’inauguration sans doute, et pour la remise. Mais quelle donc remise ?

RAYON DÉCORATION - du 10 NOVEMBRE 2015

L’artiste « visionnaire » n’avait-t-il pas déjà pressenti et dépeint lui-même cette nouvelle heure de gloire encore à vivre dans son puissant article « Zinzin sur le radis monumental ».

« Zinzin sur le radis monumental », il faut le découvrir, comme Naples avant de mourir. C’est moins cher que Naples, et si l’on cherche bien on trouve même un Vésuve, un Volcan qui, lui aussi, a sa médaille !

« Zinzin sur le radis monumental », c’est un petit bijou littéraire, un camée finement ciselé avec art et délicatesse. Cette délicatesse, est native et viscérale chez l’artiste. Cette délicatesse, ne transpire-t-elle pas dans l’éditorial du Bloc Note Intellectuel Auxonnais N° 3 de 2004 : « Le Bloc Note bénéficie d’une séduction enchanteresse. Tous les reflets d’activité sont inondés de lumière avec un zeste de romantisme, surmontés d’une sincérité émotionnelle ».

Rien d’étonnant, donc, à ce que « Zinzin sur le radis monumental » ait connu récemment, auprès d’une foule d’amateurs éclairés, une audience fa-ra-mi-neuse.

Il est vrai que c’est dans « Zinzin sur le radis monumental », que l’on découvre cette phrase ineffable sculptée par la plume expressive et inimitable du maître :

« Avec ton beau costume, pour l’inauguration de ce magasin, tu pourras caqueter jusqu’à satiété, avec pour récompense un pied de maïs, un pied de tournesol et un pied de soja ». Diantre ! Quel style ! Et quelle profusion d’oléagineux ! Notre artiste, reporter et littérateur serait-il aussi un compilateur compulsif du Larousse agricole ?

On sent que l’attente de l’évènement le titille. Encore une bonne occasion pour se faufiler tout près des « huiles », là où ça baigne, et de se figer dans un solennel garde-à-vous, et encore de pêcher une perle rare pour les trésors vidéo de son blog-bazar. En attendant, à défaut d’« un pied de maïs, un pied de tournesol et un pied de soja », Claudi offre en hommage au maître, un solide pied-de-nez !

Nouvellisme du plein air au Charmoy

Nouvellisme du plein air au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 novembre 2015 (J+2533 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Salons et cimaises

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Salons et cimaises
22 novembre 2015 7 22 /11 /novembre /2015 08:25

UN BARON ROUGE - du 22 NOVEMBRE 2015 (J+2531 après le vote négatif fondateur)

La mémoire de Manfred Von Richthofen, le Baron rouge, cet as des airs à l’âme pure, est toujours vive. Le Baron rouge était un vrai romantique au grand cœur, et ce cœur juvénile battait sous l’Ordre prestigieux « Pour le Mérite », qu’avait accroché Guillaume, et qui n’était pas en chocolat. Si on l’appelait le Baron Rouge, c’est que, par crânerie, il faisait peindre son aéroplane en rouge et non, comme le dit le texte d’un savant et délicat coloriste, parce que, comme chez « certaines personnes, la polarisation des anthocyanes accentu[ait] les pigments rouges de [ses] pommettes ».

Manfred Von Richthofen était un vrai héros qui mourut jeune et admiré, et ne connut donc jamais le sort cruel de ces vieilles gloires factices sur le passage desquelles les méchants se retournent pour pouffer de rire. Si cela vous arrive, mes vieux copains, sachez que dans de telles circonstances, « la seule condition pour […] y tenir, c’est de ne jamais se retourner ». Ce n’est pas vraiment le bonheur, mais enfin, c’est toujours mieux que rien.

Et puis notre Manfred n’était pas du genre à confondre un aéroplane avec une épicerie, un héros avec un médaillé, ni à mélanger la gloire des couleurs de l’Empire et le petit commerce dans ses mémoires. Il a toujours ses fervents admirateurs/trices – dont modestement je suis – et pas besoin de compteur bidouillé pour les compter !

Mais les temps sont durs, on a les héros qu’on mérite ! Il en est même d’un peu souffrants et qui ont un besoin constant de reconnaissance, comme à l’hypoglycémique il faut impérativement son glucose, et à Zinzin sa « vinasse » !

Alors, quand on est en manque, un compteur qui monte tout seul, un tableau d’honneur bien chargé, c’est vrai que ça vous remonte le moral. Mais il ne faut tout de même pas trop charger, car il arrive que sur la piste, l’avion de la gloire ne décolle jamais, alors sur le tarmac, en faisant « bbrrrr » on divague les bras écartés, comme un frelon asiatique égaré. On a les zéniths qu’on peut, mon pauv’Monsieur !

Mais plutôt que de tirer sur les ambulances, rendons plutôt hommage à un auteur. Quel auteur ? Vous débarquez mon cher : l’auteur des hauteurs, l’auteur que, depuis 2004, nous avions oublié, impénitent amnésique, de féliciter pour la belle décoration que, sur sa photo et sur le cœur, il s’était accrochée !

Vive notre Baron Rouge à nous, qui, s’il ne risque plus de mourir jeune à présent, mourra quand même bien décoré ! Vive notre Baron Rouge à nous, vive les « anthocyanes » et le carmin de cochenille, et vive l’aéropeinture ! Hourrah ! Hourrah ! Hourrah ! Comme on crie sur la Place Rouge à la parade.

ALBUM MARINETTI MONTE EN AVION

Claudi, flemmard, n’a pas dessiné pour une fois. Je dois vous avouer, que depuis « Marinetti monte en avion » il a pris le mal de l’air. C’est qu’il n’a pas l’étoffe d’un Baron rouge, lui ! Alors, pépère, il s’exerce à la photographie d’archives historiques. Ne le répétez pas, Claudi prépare une grande exposition interarmes sur les As des As qui vous mènent en bateau… a pied, à cheval et en caddie !

Un Baron Rouge

Un Baron Rouge

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 novembre 2015 (J+2531 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Zarzélettres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Zarzelettres
21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 09:04

UN SUPPLÉMENT AU « CHARMOY POUR LES MULES » : CHANTECLER n° 14 bis - du 21 NOVEMBRE 2015 (J+2530 après le vote négatif fondateur)

Dans un monde où publicité et politique se rejoignent, quand la communication se fonde sur les réactions émotionnelles d’un public déboussolé facilement amnésique et soumis sans cesse à la séduction et à l’intimidation, il convient de garder la tête froide. Confronter par un examen attentif, la réalité des faits souvent masquée par l’encens des médias thuriféraires à la botte, et l’enfumage des discours, devient ainsi une nécessité de salut public. Sans prétendre changer le monde, on trouve du grain à moudre à sa porte en étudiant d’un peu près certaines affaires à l’échelon local. Contre l’arbitraire des « pouvoirs » discrets et discrétionnaires, c’est le devoir du citoyen responsable.

Dans ce but, nous avions publié, le 16 mars dernier, Chantecler n° 14 « Un Charmoy pour les mules », numéro de synthèse de l’affaire du Charmoy pour la décennie février 2005-février 2015.

UN « CHARMOY POUR LES MULES » : CHANTECLER n° 14 - du 16 MARS 2015

Il se peut que des lecteurs/trices curieux/ses et responsables prennent le temps de reparcourir, dans Chantecler n° 14, le cours pour le moins tortueux de toute cette affaire. Il y faut du temps et du courage ! Et en ces temps douloureux, temps et courage sont à employer ailleurs… Et puis, surtout, Chantecler n° 14 n’est pas à jour des derniers développements de l’affaire.

C’est pourquoi nous publions aujourd’hui Chantecler n° 14 bis, supplément 2015 de Chantecler n° 14.

Chantecler n° 14 bis pourra peut-être vous aider à faire le point des évènements de l’année « Charmoy » 2015, dont le dernier mois, à présent tout proche, devrait, si l’on s’en réfère du moins aux avis et aux souhaits exprimés publiquement par les principaux protagonistes de l’affaire, voir l’ouverture d’un hypermarché au Charmoy.

Pour l’heure nous sommes entrés dans une phase de radotage médiatique grotesque. 8 articles sur les travaux en un peu plus d’un mois ! Le dernier, d’hier, ayant été référencé deux fois sur le site de la Ville d’Auxonne

Auxonne : les travaux du centre commercial sont en cours

Centre commercial : travaux en cours

On sait jamais, des fois qu’on oublierait de s’informer !! Cerise sur le gâteau, un nouvelliste et échotier de première bourre, protégé et flagorneur « notinoire » du Prince, trône à présent en invité sur l’estrade du Conseil municipal. À quel titre ? Il faut dire que ce Monsieur est orné, c’est lui-même qui le déclare en toute modestie, de « multiples titres, médailles et décorations au titre des arts et pour services exceptionnels rendus à la collectivité humaine ». « Services exceptionnels rendus à la collectivité humaine » Mazette !

Pour faciliter une lecture à deux niveaux, nous mettons à la disposition de nos lecteurs/trices deux versions de Chantecler n° 14 bis :

une version courte

et une autre version détaillée, beaucoup plus documentée, et citant ses sources en référence.

Pour encore plus de détails, les curieux/ses se reporteront à l’ensemble de notre blog !

Lis ton journal et tais-toi !

Lis ton journal et tais-toi !

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 21 novembre 2015 (J+2530 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Chantecler

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans CHANTECLER
20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 07:15

POUR UN ROND-POINT DE BRUXELLES AU CHARMOY - du 20 NOVEMBRE 2015 (J+2529 après le vote négatif fondateur)

Quand on pense Europe, et particulièrement dans la France rurale car, n’en déplaise aux Parisiens, il arrive que l’on pense dans la France rurale ; quand on pense Europe, disais-je, alors on pense Bruxelles. Bruxelles patrie de délicieux petits choux et aussi de la fameuse PAC, providence ou misère du laboureur !

Nous avons chez nous un rond-point de l’Europe et il semble même, si l’on en croit la presse, que ce rond-point soit l’objet d’une attention toute particulière. Ainsi, dans Le Bien Public du 23 août dernier on pouvait lire, sous la plume de Louis Lanni : « Après le rond-point de la place de Verdun, celui de la Poste, de la Porte-Royale et des Casernes, une nouvelle scène est en projet pour le rond-point de l’Europe, route de Dole »

Ce rond-point a d’ailleurs été depuis, et à maintes reprises, le poste d’observation privilégié d’un photographe-planteur de radis soucieux de réaliser par le menu le livre d’images d’une gestation que devrait conclure une naissance tant attendue dans nos chaumières. Commercialement, nous sommes entrés dans le temps de l’Avent ! Il est, paraît-il, de par chez nous une multitude impatiente qui attend son Hyper comme d’autres attendent le Messie ! Nous vivons vraiment des temps inquiétants !

Mais rien de tel que la fantaisie pour dissiper l’inquiétude. Claudi a pensé pour nous un nouveau rond-point de l’Europe, ce rond-point qui sera bientôt le nouveau centre de notre ville décentrée (Cf. décision 317 D de la CNAC du 20 janvier 2010)

CNAC, UNE NOUVELLE ENTRÉE AU « DICTIONNAIRE DES GIROUETTES » ? – du 22 février 2012 (édition du soir)

Permettez-nous, fidèles lecteurs/trices de vous exposer en bref le projet de Claudi. Sur le versant sémantique, Claudi rebaptise d’abord le rond-point de l’Europe en rond-point de Bruxelles. Bruxelles, c’est moins abstrait qu’Europe, et puis, surtout, c’est chou comme tout mon gros loulou. Comme dirait Brel : « C’était au temps où Bruxelles rêvait, C’était au temps où Bruxelles bruxelait… ». Et puis, nos amis belges, exempts de la grandiloquence et de la prétention française ont des héros bien sympathiques : Till l’Espiègle, Tintin et le Maneken Pis. Laissons l’actualité de côté, si vous le voulez bien.

Claudi, qui est bien copain avec Rodin, comme d’autres le sont avec Picasso, a dégotté, dans un recoin du foutoir de l’atelier du maître, un p’tit Quinquin d’Outre-Quiévrain, une sculpture inconnue au Bénézit, mais digne d’épater un « visionnaire », de surcroit, sculpteur d’avenir commercial. Il suffit maintenant de le placer sur un piédestal. Non ! Pas le « visionnaire », ça, on peut lui faire confiance, il sait bien le faire tout seul ! Mais le p’tit Quinquin d’Outre-Quiévrain ! Notre Maneken Pis à nous !

Certes, c’est pas le Penseur de Rodin. Et quand la sculpture prend la pose, c’est seulement pour la pause pipi ! Mais voilà quand même de quoi épater les autocaristes du monde entier convergeant vers le fameux hôtel de 50 chambres, ou s’arrêtant simplement au rond-point pour y faire une pause…. Même les rosbifs vont trouver notre « nouveau Napoléon », comme ils risquent de l’appeler, sympa ! Sûr qu’il y a un créneau bibelot à prendre pour les marchands de souvenirs de tout poil, l’article devrait bien se vendre. Mais, attention P’tit Quinquin d’Outre-Quiévrain ® est un modèle déposé par Claudi !

Pour nos amies féministes qui nous taxeraient de machisme, nous avons en réserve une solution alternative qui tient la route et qui tient debout !

LES RADIS DE LA COMMÈRE - du 05 JUILLET 2015

Dernière minute : selon Le Bien Public de ce jour, les travaux se poursuivent au Charmoy, la nouvelle est d'importance, mais ce que n'annonce pas le journal, très précis et insistant sur certaines informations, c'est qu'un peintre de renom siégeait hier soir sur l'estrade du Conseil municipal. A quel titre ? Notre maire aurait-il à présent un peintre officiel, renommé et, au surplus, très décoré ?

RAYON DECORATION - du 10 NOVEMBRE 2015

Rond-point de Bruxelles

Rond-point de Bruxelles

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 novembre 2015 (J+2529 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Lieux de mémoire

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Lieux de mémoire
18 novembre 2015 3 18 /11 /novembre /2015 07:49

« NOUS ENTRERONS DANS LA CARRIÈRE… » - du 18 NOVEMBRE 2015 (J+2527 après le vote négatif fondateur)

Fidèles lecteurs/trices, en bon(ne)s citoyen(ne)s vous connaissez sans doute la suite : « Nous entrerons dans la carrière, quand nos aînés n’y seront plus ». Mais pour l’heure, ils y sont, et pour un bon moment… Ainsi parlait un jeune plein d’espoir.

À propos de jeunes, dans le N° 48 d’avril 2015 d’Inf’Auxonne, le rédacteur évoquait en page 4 le Conseil Municipal des Jeunes et son rôle en ces termes :

« Qu’est-ce qu’un C.M.J., et à quoi sert-il ? »

« Il s’agit avant tout d’un lieu de débat, d’écoute et de participation à la vie de la Ville afin que les adultes de demain puissent faire entendre leurs voix. Il permettra entre autres de sensibiliser les jeunes à l’intérêt général, de mettre en place des projets, d’éduquer à la citoyenneté et au civisme,... »

Voilà un beau et généreux projet qui met en exergue les mots-clefs d’une vraie démocratie : « débat », « écoute », « citoyenneté », « civisme ». Promouvoir de telles valeurs, c’est poursuivre un but louable, mais la meilleure pédagogie sera toujours, quand même, celle de l’exemple.

Le N° 182 d’Hebdo 39 du 16 courant (page 8) remet de nouveau le sujet à l’ordre du jour dans un article titré « Conseil municipal des jeunes à Auxonne : la campagne est lancée ». On y apprend en particulier qu’« une réunion d’information […] destinée aux élèves du primaire s’est déroulée récemment en présence des parents, du maire » de plusieurs adjoints et d’une conseillère municipale directrice d’école.

Un cliché montre l’assistance ainsi que le maire et les adjoint(e)s ceint(e)s de leurs écharpes tricolores. Solennité oblige. L’adjointe jeunesse et sports, porteuse du projet, déclare : «Le conseil municipal des jeunes fonctionne comme celui des adultes » précisant plus loin les « contraintes et devoirs » des futurs jeunes élus : « …Vous devrez travailler en équipe, respecter et être attentifs à la parole de vos camarades. Et enfin, vous montrerez l’exemple aux autres jeunes. »

Nous n’entrerons pas plus avant dans le détail de cet article qui évoque encore les propos candides, mais souvent pertinents, d’élèves de CM1 et de CM2.

Ils/Elles sont tout(es) neufs/ves. Ils/Elles sont dépourvu(e)s de la patine opaque, voire impénétrable, de certains vieux briscards en politique qui, eux, siègent depuis longtemps, et pour de vrai.

LA VÉRITÉ EN BOUCHE - du 09 JUILLET 2015

Cette sympathique jeunesse, je ne voudrais pas la décevoir, mais savent-ils combien d’adultes assistent, au titre de public, aux séances du vrai conseil et quels efforts pédagogiques de présentation sont faits pour permettre à ces rares curieux/ses de suivre utilement les débats ? Savent-ils encore combien de conseillers/ères n’ouvrent guère la bouche que pour répondre présent(e) à l’appel ?

Il serait bien difficile en tout cas de parler « d’un lieu de débat, d’écoute et de participation à la vie de la Ville afin que les adultes [d’aujourd’hui] puissent faire entendre leurs voix ». Le public adulte n’a pas voix au chapitre, car la loi est ainsi faite mais nombre de conseillers/ères, qui peuvent en disposer ne se donnent même pas la peine de la prendre. C’est sans doute pourquoi on permet, à titre de lot de consolation, aux « adultes de demain [de] faire entendre leurs voix ». C’est toujours ça de pris, et puis un peu d’air frais et de sang neuf, ça rafraîchit l’ambiance et surtout ça agrémente la photo.

Mais ne médisons pas toujours, soyons enfin constructif ! Il arrive parfois, et ce fut le cas le 27 juin 2010, que l’on « consulte » la population, qu’on aille jusqu’à lui donner « l’opportunité de s’exprimer »… pour appuyer un projet privé déjà ficelé, mais mis en difficulté par deux commissions d’aménagement commercial. Démocratie oblige ! Vous me direz que le vote du conseil municipal du 15 avril 2010 disait OUI à cette « consultation ».

D’accord ! Tout comme celui du 17 décembre 2008 disait NON à la question : « Etes vous favorable à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire sur la zone du Charmoy ? ». Il est des votes dont les circonstances et la cohérence méritent d’être analysées à nouveaux frais…

Mais n’allons surtout pas « désespérer Billancourt » et risquer par nos propos trop pessimistes de rendre une belle jeunesse, amère et sceptique avant l’âge. Il ne faudrait pas abuser pour autant de sa fraîche naïveté en usant de l’autorité que l’on possède naturellement où de laquelle on a été investi.

Modestement, Chantecler ne prétend pas, quant à lui, montrer la voie à la jeunesse. Les grandes opérations publicitaires du style « Nettoyons la Nature » n’ont pas sa faveur et pour cette raison, certains ne manqueront pas de l’accuser de « polluer », voire de « corrompre la jeunesse » par ses propos séditieux.

LE GRAND NETTOYAGE - du 05 OCTOBRE 2015

Sans grands discours et sans prétention, Chantecler propose, en PDF, un petit document attrayant, instructif et à la portée des enfants qui, sans chichis et sans decorum, évoque une question « débattue » en conseil le 17 décembre 2008 et dans le cours de laquelle la qualité du « débat », et la vérité de l’« écoute » méritent bien d’entrer dans les annales de la démocratie locale.

Claudi, de son côté, qui aime les images, a décidé d’offrir à nos juniors une illustration vintage de lutte historique contre la propagande. Il faut savoir résister ! C’est le mot d’ordre du jour ! Et puis, les enfants aiment les belles histoires et les belles images, surtout quand elles leur apprennent à comprendre la vie ! Car l’abus de bisounours nuit gravement à la liberté de penser, donc de grandir !

Et bien malin qui pourrait dire, si au sein du conseil des « adultes », ne siègent pas quelques champion(ne)s de la croissance qui n’ont pas vraiment achevé la leur ?

Un conseil municipal aux jeunes citoyens  : Décollez !

Un conseil municipal aux jeunes citoyens : Décollez !

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 novembre 2015 (J+2527 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
15 novembre 2015 7 15 /11 /novembre /2015 08:48

UN MARRONNIER POUR LE NOUVELLISTE DU CHARMOY (2) - du 15 NOVEMBRE 2015 (J+2524 après le vote négatif fondateur)

Rappelons, comme nous l’avions déjà précisé hier que, selon Wikipédia, « Un marronnier en journalisme est un article ou un reportage d'information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible. Les sujets « débattus » dans un marronnier sont souvent simplistes, […] »

Nous ne sommes pas hélas en période creuse d’info, et nous étions bien résolu à ne pas publier notre petite feuille pendant les trois jours du deuil national qui s’ouvre aujourd’hui. Mais la vie continue, et la parution d’un nouvel entrefilet, à notre sens vraiment de trop, à propos du chantier du Charmoy, ce jour-même, dans la presse locale nous convainc que si notre drapeau à tous est en berne, vanité, futilité et publicité, elles ne le sont pas.

Cette farce complaisante qui n’a que trop duré nous convainc, à regret, de rompre notre silence.

Est-il si urgent et capital en effet de lire, en ces jours noirs, que « Les accès au centre commercial E.Leclerc se dessinent, notamment les voies des véhicules et les trottoirs pour les piétons ». Voilà un renseignement précieux : « les voies des véhicules et les trottoirs pour les piétons ». On ne sait jamais, dans notre monde sens dessus dessous, on aurait pu croire que c’était le contraire !

Et puis ces « accès au centre commercial E.Leclerc [qui] se dessinent », ce n’est vraiment pas un scoop. En juillet 2014, notre premier magistrat ne déclarait-il pas déjà : « Implantation d’un Leclerc Les travaux ont démarré. Certaines voies d’accès sont perceptibles. L’inauguration pourrait se faire en juin 2015. » [p. 3 du PV du CM du 10/07/14 § 4 « Informations de Monsieur le Maire »]

Nos lecteurs jugeront eux-mêmes et se reporteront s’ils ne l’ont pas déjà lu à notre article d’hier rédigé, précisons-le, avant les attentats.

Claudi radote un peu, mais il m’a confié : « Pourquoi changer d’illustration lorsque du côté du « nouvelliste c’est toujours la même chanson ».

Nouveau nouvelliste du Charmoy bis

Nouveau nouvelliste du Charmoy bis

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 novembre 2015 (J+2524 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
14 novembre 2015 6 14 /11 /novembre /2015 07:09

UN MARRONNIER POUR LE NOUVELLISTE DU CHARMOY - du 14 NOVEMBRE 2015 (J+2523 après le vote négatif fondateur)

Selon Wikipédia, « Un marronnier en journalisme est un article ou un reportage d'information de faible importance meublant une période creuse, consacré à un événement récurrent et prévisible. Les sujets « débattus » dans un marronnier sont souvent simplistes, […] »

Des ronds-points, au chantier du Charmoy, en passant par les chrysanthèmes, les voies de l’information semblent devenues, chez nous et ces derniers temps, des allées toutes plantées de marronniers !! C’est la COP 21 qui va être contente, tout ça c’est bon pour la qualité de l’air

CHARMOY LAVE PLUS BLANC QU’UN DIESEL ALLEMAND ! - du 28 SEPTEMBRE 2015

La palme d’une esthétique recherchée et quasi sculpturale revient quand même, entre ces marronniers, au fabuleux chantier qui fait rêver notre nouvelliste « visionnaire ». Mais qu’est-ce au fait qu’un nouvelliste ?

Comme la plupart des mots de notre langue, ce mot a des sens variés qui ont évolué au cours du temps. Dans un sens à présent devenu désuet, c’est tout bonnement un journaliste. La preuve en est, c’est que le catalogue de la Bibliothèque Nationale de France, interrogé sur ce point, nous livre à propos de « nouvelliste » plus de 400 entrées. Ces entrées correspondent essentiellement à des noms de journaux et autres périodiques : « Le Nouvelliste de Haute-Saône », feuille vésulienne de la Troisième République en est un exemple.

LE NOUVELLISTE ET LA RÉVOLUTION - du 13 juin 2013

Littré nous dit, sans trop se fatiguer, que le nouvellisme désigne « les habitudes du nouvelliste » !! Il ajoute que l’on doit la paternité de ce mot à Bayle. Précisons que Bayle, esprit libre et indépendant exilé en Hollande sous Louis XIV, et qui n’était pas à la botte des puissants, est le célèbre auteur des Nouvelles de la République des Lettres.

L’habitude est une seconde nature, et particulièrement « les habitudes du nouvelliste », car dans Le Bien Public d’hier 13 novembre, nous avions encore droit a un énième entrefilet avec la sempiternelle vue photographique du chantier !! Sa légende : « Le chantier du centre commercial sur la fin » ! Un tel scoop laisse, pour le coup, le lecteur sur sa faim !

Pour en revenir à notre recherche lexicographique, le « nouvelliste » – et là nous parlons sous l’autorité de Littré – a rarement eu très bonne presse. Ainsi de Montesquieu dans ses Lettres Persanes, cité par Littré à propos des nouvellistes : « …leurs discours de cinquante ans n’ont pas un effet différent de celui qu’aurait pu produire un silence aussi long ; cependant ils se croient considérables, parce qu’ils s’entretiennent de projets magnifiques et traitent de grands intérêts ». Tout est dit.

Mais du temps de Montesquieu, Niepce et Daguerre n’étaient pas encore nés et avec eux la photographie, nouvelle arme redoutable dans la panoplie du nouvelliste.

Dans une chanson impayable où « il y a véritablement photo », Pauline Carton nous convainc avec humour que la photographie peut-être un vrai plaisir, du moins dans sa version argentique où le cliché se développe dans le noir et requiert d’agréables et bienfaisants trempages.

https://www.youtube.com/watch?v=oW0Z-V6QbCQ

Mais de nos jours, la profusion numérique, cet hypermarché facile du cliché qui radote, n’engendre plus qu’un ennui profond chez le lecteur quotidien de marronniers qui, dans l’affaire, se retrouve de plus en plus marron !!

Claudi qui nous a fait une belle « une » me dit que j’ai mauvaise mine et que je me fatigue trop. Oui, c’est ainsi, je raffole des catalogues, des dictionnaires, des répertoires, de l’exactitude en général. Les approximations dans les grandes largeurs, ce n’est pas mon genre, je préfère le « réglage fin », je vais parfois jusqu’à raffiner dans la mise au point, déformation professionnelle !

Tiens, par exemple, comme ça au hasard, dans le grand répertoire de l’IESF (non, il ne s’agit pas d’impôt sur la fortune mais de sciences exactes !), où je sais bien ne pas figurer, j’ai fait récemment des TP. La science concrète, pas celle qu’on rêve, ne s’apprend-t-elle pas en faisant des travaux pratiques ? La preuve par l’expérience et les faits voilà la seule vraie voie !

J’ai donc tapé mon nom, comme ça, à tout hasard sans idée de manœuvre, ça marchait, mais pas pour le prénom. En conformité avec la réalité. Et même pour Zinzin, ça marchait… sauf que la réponse lui mettait une rallonge. Pauvre Zinzin ! Mais attention, ça marche pas pour tous les noms…Essayez, c’est facile avec le Net, c’est comme avec le GPS on finit toujours par savoir où l’on met les pieds. À moins d’avoir affaire à un adepte de la physique quantique !

« EFFET TUNNEL » AU CHARMOY- du 25 août 2013

Un nouveau Nouvelliste pour le Charmoy

Un nouveau Nouvelliste pour le Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 novembre 2015 (J+2523 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse
12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 08:03

LE POIDS DES MOTS (8) - du 12 NOVEMBRE 2015 (J+2521 après le vote négatif fondateur)

Nous voudrions conclure notre série « Le poids des mots » par ce huitième et dernier article. Il n’est plus nécessaire à présent de vous présenter PUSEY, commune limitrophe de VESOUL en Haute-Saône.

PUSEY, lieu de pèlerinage obligé des maires de la région Est rêvant d’installer un Leclerc sur leur commune. La preuve ? Rodolphe Quinonero, responsable LECLERC déclarait publiquement aux élus de Champagnole le 26 avril 2010. « Je suis prêt à vous recevoir à PUSEY, en Haute-Saône, pour vous faire visiter un hypermarché LECLERC. Il faut également prévoir une extension possible d'ici 10 ou 15 ans. » Il leur avait déclaré précédemment, lors de la même réunion : « La première fois que j'ai vu le Maire, [N.D.L.R. celui de Champagnole] je lui ai dit que faire un hypermarché LECLERC dans quelque ville que ce soit, si on a le soutien des politiques, c'est partir au feu [N.D.L.R. tiens, j’ai déjà lu ça quelque part ]. Vous allez en entendre de toutes les couleurs. A AUXONNE, le Maire va demander à ses administrés de voter pour ou contre l'implantation d'un LECLERC [N.D.L.R. : en fait, le Maire d’Auxonne, dont on connaît la discrétion florentine, s’est bien gardé d’annoncer la couleur lors de la consultation de juin 2010]. Conclusion : PUSEY, CHAMPAGNOLE, AUXONNE trois points sur la même carte d’état-major LECLERC !

N’échappant pas à la règle, nos élus ne manquèrent pas de se rendre à PUSEY pour visiter « le magasin à Daniel » en 2009 ou 2010 et revinrent de ce pèlerinage, les yeux plein de lumière, définitivement ébahis et convertis ! Je n’invente rien, c’est l’un d’eux, un adjoint de poids, qui m’en fit la confidence, un peu racoleuse, alors qu’en juin 2010 je jouais les archéologues amateurs sur le chantier du port, effectuant gratis et de mon mieux relevés et photographies à l’ombre des pelleteuses en fureur.

Je palliais ainsi certaines carences dans les démarches préalables au démarrage des travaux et, si vous en doutez, en voici la preuve vérifiable : j’en fus officiellement remercié avec mon épouse dans Inf’Auxonne N° 30 d’octobre 2010 (page 2 colonne centrale).

Je n’étais pourtant pas en odeur de sainteté auprès des pèlerins fraîchement convertis de PUSEY, car, ô sacrilège, je venais de démarrer le présent blog, écrit hérétique et sulfureux s’il en est !

C’est que nous avions sans doute permis, avec nos petits moyens, d’éviter une interruption du chantier (du port, pas du Charmoy !!). Et leur soulagement avait peut-être inspiré un peu de gratitude à nos pèlerins qui réellement, je vous jure, avaient eu chaud ! La prochaine fois, ils prendront peut-être leurs dispositions. Du moins, espérons-le !

Moi aussi j’avais chaud car le blog et le chantier, tout ça, ça faisait du boulot !

ARCHÉOLOGUE À AUXONNE, PASSIONNÉMENT ! - du 24 février 2014

En attendant, jetons l’ancre dans les eaux royales, accostons, débarquons et revenons à nos moutons, il faut vraiment terminer cette série.

Ce qui se passe à PUSEY, est sans doute, en plus grand, et avec de l’avance, ce qui adviendra au Charmoy. Un hyper se pose d’abord, et quelques années après arrive la suite, selon l’adage : « Il faut également prévoir une extension possible d'ici 10 ou 15 ans. » C’est d’ailleurs ce qui était prévu dès 2009 avec le projet sur « 19 hectares » au Charmoy (voir Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009). La proximité de Dole, où l’on sait l’état critique du commerce de centre-ville, causé par la prolifération de grandes surfaces périurbaines ne nous oblige d’ailleurs pas à regarder aussi loin que PUSEY. Mais comme nos élus pèlerins, j’ai un petit faible pour PUSEY et pour le « magasin à Daniel » comme dirait de façon si candide l’heureux maire de tous les Oasis !

LE POIDS DES MOTS (3) - du 10 SEPTEMBRE 2015

Je voudrais conclure par un échantillon intéressant d’argumentaire de promoteur. Je l’ai trouvé dans un article publié par La Presse de Vesoul le 5 juin 2014. Cet article est intitulé « Oasis 3 « Une bouffée d’oxygène pour l’agglomération » » et illustré d’une photo de l’heureux binôme maire/promoteur évoqué dans le sixième épisode de cette série.

À travers les thèmes récurrents évoqués, diverses coïncidences et autres homonymies nos fidèles lecteurs/trices ne manqueront pas de constater l’homogénéité universelle d’un discours et de pratiques dont l’efficacité sur le terrain, entre « tapis rouge », « M€ » et « moi, ce que je veux savoir, ce n’est pas ce que les commerçants en pensent, mais ce que les consommateurs en pensent » ne fait évidemment pas de doute. Comment résister, quand on est un maire très ordinaire, au poids des mots et des M€ !

Pour les curieux, nous diffusons le PDF de l’article complet, par ailleurs librement accessible sur le site internet de la commune de PUSEY, d’ailleurs très bien fait !

Ah ! Ces fameux « consommateurs », cette fameuse AAC auxonnaise par exemple, pour qui on imprimait des affiches à LURE en 2010. Ah ! les bonnes recettes ! Un maire très à l’écoute, des consommateurs soudain véhéments et bien abreuvés de pub, des petits commerçants de centre-ville étiquetés ringuards et anti-commerce et voilà la mayonnaise qui va prendre !

En attendant notre ami Claudi voit plus loin et il sait que notre premier édile à nous est pressé de dérouler le tapis rouge pour une inauguration dont il rêve sans doute chaque nuit depuis 2521 jours « i have a dream ! ». Le réveil au centre-ville risque pourtant d’être moins idyllique ! Qu’importe, on poussera les gravats sous le tapis rouge !

En attendant, Claudi a imaginé notre premier édile tout fébrile, et pas discret du tout pour une fois, en recherche de tapis rouge pour son inauguration rêvée. Il connaît certes une bonne adresse en Haute-Saône, mais…

Dernière minute : bien qu’ami de la fantaisie, devenue de nos jours si rare, notre blog est amant passionné de la vérité, de la vérité historique en particulier. Que cette vérité concerne d’ailleurs la petite histoire locale ou la Grande. Voilà pourquoi nous n’avons de cesse de lever le voile des approximations fortuites ou intentionnelles qui déforment souvent les faits.

Ainsi de l’Armistice du 11 novembre 1918 qui ne fut pas signé « à l’orée d’un bois » comme nous le narre un site local « visionnaire » et hyper-lu qui « sculpte l’avenir commercial » mais bien dans une « clairière » comme nous le rappelle le site picard de l’Académie d’Amiens.

http://crdp.ac-amiens.fr/idp/rhethondes-60-la-clairiere-de-larmistice-idfidp/

Oasis et tapis rouges

Oasis et tapis rouges

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 novembre 2015 (J+2521 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Analyses et réflexions

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions
10 novembre 2015 2 10 /11 /novembre /2015 07:13

RAYON DÉCORATION - du 10 NOVEMBRE 2015 (J+2519 après le vote négatif fondateur)

Après un petit intermède haut-saônois, reprenons notre actualité monumentale auxonnoise.

L’hyper-monument dont un polygraphe zélé nous tient presque journellement au courant de la sculpture, sera doté, n’en doutons pas, d’un rayon décoration.

La décoration, n’est-ce-pas en effet la petite touche de bon goût qui change tout, la petite note qui vous met en valeur.

Impressionné par la très récente republication d’un article visionnaire de 2010 qui avait prévu, bien avant l’heure, le monumental surgissement glyptique que l’on découvre actuellement sur les terres du Charmoy, nous nous sommes replongé dans l’abondante bibliographie d’une œuvre pour le moins foisonnante et originale dont la BNF (Bibliothèque Nationale de France) serre les numéros dans ses magasins.

Il faudrait une vie pour commenter toutes les richesses de cette véritable encyclopédie à faire rêver Bouvard et Pécuchet, et nous n’entreprendrons pas cette tâche bien au-dessus de nos forces, nous contentant seulement d’y picorer à l’occasion…

Je sens que les curieux vont fouiller dans leurs archives. Attention, certains numéros sont devenus rares ! Nous en possédons un certain nombre, mais nous devons hélas déplorer des lacunes. Même à la BNF, il en manque un. Oui ! Car ces exemplaires de revue on été déposés à la BNF comme nous l’avons déjà dit et comme, d’ailleurs, le précise l’auteur lui-même. Et peut- être même à la Bibliothèque du Congrès à Washington !

On peut donc les y consulter. Si une thèse vous tente, il y a un créneau à prendre ! Je peux vous aider à en rédiger l’intitulé ! Lecteurs/trices studieux/ses découvrez une certaine vision d’Auxonne au début de notre siècle à la BNF !

http://data.bnf.fr/41132031/bloc_note_intellectuel_auxonnais/

[Après avoir accédé au site, cliquez à droite « catalogue général », la notice résumée apparaîtra, cochez « le carré à gauche » et cliquez « voir les notices », vous aurez tout le détail]

Maintenant, attelez-vous à la thèse, nous nous chargerons de l’antithèse !

Au fait, en passant, comme ça, au fil des pages, nous avons dégotté une petite idée décoration bien sympa pour agrémenter à bon compte sa photo d’identité. La petite patte qui épate, le petit plus pour sécher les copains et les copines !! Le je-ne-sais-quoi, le presque rien qui vous ira si bien. Non ! Je ne rêve pas, je ne suis pas un visionnaire, un terrible que rien n’arrête, moi, juste un amant de la vérité et un lecteur attentif à qui on ne la fait pas !

Je n’ai pas rêvé, j’y ai regardé à deux fois et même à trois, après les « libations chaotiques », sait-on jamais… Non, je n’avais pas eu la berlue, il était bien là ce petit figuratif, et il est toujours là !

Maintenant je ne sais pas comment vous dire ... Oui, il fait penser terriblement à ces petits figuratifs palmés ou étoilés et autres croix, sortes de petits insectes bizarres pour le profane mais qui, en réalité, n’en sont pas, et qui parlent d’eux-mêmes comme vous et moi !!!

Petits figuratifs un peu désuets à présent, certes, mais apparemment toujours appréciés par les vrais connaisseurs, cavaliere, et autres commendatore, et qui suivaient jadis en clinquante ribambelle les noms des notables décorés sur leurs cartes de visite. Comme son parfum suit la femme du monde.

Chaussez vos lunettes, et regardez bien le cliché en page 4 du n° 3 de juin 2004 de la dite revue. Le figuratif en question n’est tout de même venu pas venu là par hasard. Il ressemble diablement et de façon très équivoque à une décoration bien connue. Quelle est sa fonction ? Que représente-t-il ?

Vous n’avez pas conservé le numéro en question, tant pis pour vous ! Demandez-le à l’auteur qui ne manquera sans doute pas de s’empresser de vous le communiquer en hommage d’auteur ! Ou plutôt, allez à Tolbiac, ou à Washington, le consulter, ça vous fera une sortie ! Vous découvrirez alors l’« insecte » en question ! Munissez-vous d’une loupe au besoin.

Je ne peux vous en dire plus, certain qu’une réédition de ce cliché, aucta et emendata (demandez à un conservateur de la BNF il vous expliquera) devrait sans doute paraître incessamment pour le plaisir et l’édification de myriades d’internautes qui s’empresseront de faire tourner le compteur magique jusqu’au vertige !

Conversation saisie sur le vif au rond-point de la poste qui ne fait que croître et embellir :

– À propos, vous avez entendu parler de la remise, mon cher ?

– Ben, quelle remise ?

– Ça alors vous débarquez ! La remise, quoi !

– Ben, quelle remise ?

– Vraiment, il faut vous faire un dessin ! La remise à tout casser à l’occasion de l’ouverture du rayon décoration de la sculpture !

– Mais quelle donc sculpture ?

– Pauvre ignare, mais vous ne lisez donc rien, triple buse, vous ignorez que « la rue du Colonel Redoutey en direction de Dole sculpte le futur commercial »©. Ce n’est pourtant pas faute de vous l’avoir rappelé !! Au lieu de faire des « libations chaotiques »© vous feriez mieux d’avoir de saines lectures !

– Pardonnez-moi, Maître, je sais peu de choses. Mais à propos de Dole, je sais quand même qu’y naquit Jules Grévy, auquel est dédiée une place. Je ne connais rien à la sculpture, mais je sais que le Président y avait sa statue, que fondit l’occupant en 1942. Et à propos de décoration, je sais que son gendre Wilson en connaissait un rayon, pour la plus grande joie de Caran d’Ache !

Au fait, Claudi commence à faire son gros prétentieux. C’est dans l’air me direz-vous, mais quand même ! Savez-vous qu’il commence à se prendre pour Caran d’Ache !! Le voilà qui donne à présent dans la ferblanterie ! Après Zinzin, bonjour Bling ! Bling !

Au Charmoy on a la banane !

Au Charmoy on a la banane !

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 novembre 2015 (J+2519 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Zarzélettres

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Zarzelettres
9 novembre 2015 1 09 /11 /novembre /2015 07:58

LE POIDS DES MOTS (6 bis) - du 09 NOVEMBRE 2015 (J+2518 après le vote négatif fondateur)

Tous nos fidèles lecteurs/trices connaissent bien les liens évidents entre la grande distribution haut-saônoise et le projet « monumental » en cours au Charmoy. Nous espérons donc qu’ils auront trouvé matière à réflexion dans notre article d’hier. Établir des parallèles aide, en effet, souvent à une meilleure compréhension des faits.

Mais en matière d’étude de cas, dans quelque domaine que ce soit, la réflexion doit d’abord s’appuyer sur des sources identifiées et une bibliographie documentée. Les bibliothèques, dont la BNF (Bibliothèque Nationale de France), peuvent être à cette fin une ressource utile, mais dans les cas d’actualité courante, quelques articles de presse peuvent faire l’affaire. Quoi qu’on en dise, il est encore possible de trouver des articles lisibles.

Écrit dans l’urgence, notre article d’hier nous a semblé pécher par le caractère improvisé de son dossier de presse. Pour cette raison, nous avons étoffé et mis en ordre celui-ci pour le confort de nos lecteurs/trices.

L’idéal aurait été encore de proposer une analyse de ces documents. Dans l’immédiat, nous nous contenterons d’indiquer quelques pistes de réflexion qui rejoignent la problématique auxonnaise : désaccord des avis entre CDAC et CNAC, exercice payant d’une mise en forme « environnementale » présentable (eau, air) si l’on veut passer en CNAC, opposition entre grandes surfaces et petit commerce de centre-ville, rôle déterminant du maire de la commune d’implantation, mise en avant des créations d’emplois sans analyse des destructions prévisibles, « discrétion » quant au nom des enseignes prévues, manque de lisibilité des décisions pour le citoyen moyen qui ne bénificie pas de « petites enfiles pour savoir le résultat tout de suite », etc…, etc…

Si vous n’en êtes pas convaincu(e)s, réécoutez les 3 discours de Pusey. C’est du brut de décoffrage ! Du béton ! Et puis, si ça vous soûle, allez donc faire un tour à vêlò, comme dit « Kratt », au centre-ville de Vesoul !

LE POIDS DES MOTS (5) - du 16 SEPTEMBRE 2015

Je vous entends déjà, fidèles lecteurs/trices : alors, comme ça, on délaisse Charmoy-City, ses sculptures monumentales, ses travaux d’Hercule, ses rond-points qui croissent et embellissent, sa glyptothèque du Charmoy, et sa pinacothèque ! Arrêtez les potes, y’a pas que Charmoy-City, le débloque note auto-promotionnel d’Untel, son tableau d’honneur avec bons points, médailles et couronnes de lauriers, et son Université du Café du Commerce. Y’a pas que la revue journalière des travaux, et « les bordures de trottoirs qui se généralisent » ! Il faut sortir le dimanche et pas passer votre temps à relire Le radoteur du Val de Saône !

– Claudi, qu’est-ce qu’on met aujourd’hui ? Les chrysanthèmes c’est fini, le Charmoy de la rombière, ça suffit !

– Un p’tit tour au pays des brochets ça s’rait pas mal. Y’en a justement au menu d’aujourd’hui, et puis, j’ai tout c’qui faut dans mon congèle !

– Mais du brochet, tu nous en as déjà servi !

– Oui, mais seulement deux fois, pour la bonne cause, et pas tous les jours, dimanche compris, de face et de profil, et puis mon brochet à moi il fraye avec les siLUREs, la diversité c’est bon pour la frayère !

– J’ai compris : toi, tu veux pas bosser !

– Attends un peu demain avant de causer !

– Oui, c’est vrai, que demain on revient à Charmoy-City. On pourrait faire un scoop sur le « gros rouleau » qui « plombe » !

– Ça, pour plomber, çà « plombe ». Alors, chic, demain, on revient en vêlò ?

– Non ! En force !!

La frayère à brochet

La frayère à brochet

Je suis si Lure

Je suis si Lure

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 09 novembre 2015 (J+2518 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions