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  • Claude Speranza, Auxonnais
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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 06:43

TENSION ET RANCŒURS À CHARMOY-CITY : LE FOND DU PROBLÈME - du 20 février 2019 (J+3717 après le vote négatif fondateur)

    

     Samedi dernier 16 février   Le Bien Public titrait en pleine page « AUXONNE Politique La majorité et l’intercommunalité s’expriment sur le climat de tension »

    Dans notre précédent article, nous avions mentionné cette parution tout en nous interrogeant sur l’existence simultanée de deux versions différant très sensiblement dans leurs développements.

CHARMOY-CITY : SELON QUE VOUS SEREZ BRANCHÉ OU PAPIER  - du 18 février 2019

  

 Les lecteurs de l’article, soucieux d’approfondir leur réflexion sur les causes de cet état de fait, trouverons dans notre publication du jour un tour d’horizon des étapes et des causes et de la montée en tension,

 

L’ORAGE ÉCLATE

      Fin janvier, l’orage éclate dans le ciel de la CAP Val de Saône qui depuis deux ans n’était pas vraiment sans nuages….

      Peu de temps auparavant, dans la patrie de Pasteur, chère à notre premier édile, résonnait un  « coup de tonnerre » économique, celui-ci, dans le ciel de la grande distribution doloise.

QUID DE CHARMOY-CITY APRÈS LA PRISE DE DOLE ? (1) - du 28 janvier 2019

         Et voilà  qu’un autre coup de tonnerre, politique celui-là, mais néanmoins en lien avec le débat communautaire sur l'extension « de la surface de vente de l’ensemble commercial » d'une grande enseigne, résonnait en forme de « Lettre ouverte aux Maires et aux délégués communautaires CAP Val de Saône », dans tout le territoire de la CAP Val de Saône

LES  DEUX CAUSES MAJEURES DU CONFLIT    

    Le 1er février Le Bien Public titre en première page « RÉGION AUXONNAISE Rififi entre Auxonne et la com’com’ » et consacre une page entière à l’évènement sous le titre « AUXONNE POLITIQUE LOCALE Des tensions entre la majorité et l’intercommunalité ».

      Dans le corps de l’article Raoul Langlois s’exprime sur la cause immédiate du conflit : « ce qui a mis le feu aux poudres, c’est le vote contre de la présidente de la comcom’ et du maire de Lamarche-sur-Saône lors de cette CDAC. Cela a provoqué la colère d’un certain nombre de délégués ».

     Cette CDAC, tenue le 21 décembre dernier, concernait, si l’on se réfère au texte officiel de la décision,  « une extension de 2175 m2 de la surface de vente de l’ensemble commercial E. LECLERC situé Avenue du GÉNÉRAL DE GAULLE à AUXONNE »

     Une autre cause plus lointaine de conflit était née avec la nouvelle communauté de communes elle-même en janvier 2017, ce que pointe la lettre ouverte en ces termes :  

« Cela a commencé lors de la séance qui a vu l’élection des vice-présidents, où la quasi-totalité des représentants des autres communes nous ont fait l’affront d’élire à un poste de vice-président un élu de notre opposition municipale, et ce malgré le fait que la nouvelle présidente ait été prévenue que ce cas de figure constituait pour notre commune un « casus belli » »

    On rapprochera cette dialectique de celle du passage d’un tract des cantonales de 2011 dirigé par le candidat Raoul Langlois contre son adversaire au deuxième tour (voir l’encadré dans le document suivant) :

    Les années passent et le style perdure dans sa magnanimité. Visiblement, les racines du mal sont profondes !

    Passons à un autre tract encore tout chaud, et tout aussi édifiant !

 

LE TRACT DU 8 FÉVRIER ET SES « APPROXIMATIONS »

   À partir du 8 février la majorité municipale charmoysienne distribue un tract intitulé « Lettre ouverte aux citoyens d’Auxonne »

    Ce tract constitue une reprise de la « Lettre ouverte aux Maires et aux délégués communautaires CAP Val de Saône ».

    Le seul changement d’importance qu’on y décèle est un long développement, relatif au refus en CDAC mentionné plus haut, que nous citons in extenso :

 

        « Une Commission Départementale d’Aménagement Commercial avait été déposée pour l’implantation de trois surfaces commerciales sur la zone du Charmoy (LECLERC). Il s’agissait en fait

- du déménagement de la société IZOPREMIUM trop à l’étroit dans ses locaux de la Rue Colonel Redoutey.

-de la construction d’un magasin d’exposition pour l’agence Renault, lui permettant de récupérer le magasin d’exposition actuel pour agrandir son atelier mécanique

-de l’implantation d’une solderie.

 Cette C.D.A.C a rejeté ce projet à cause du vote négatif de la Présidente de la Communauté de Communes, Madame Marie-Claire BONNET-VALLET, et de Monsieur Alain BRANCOURT, Maire de Lamarche-sur-Saône représentant les maires ruraux !!! I1 y avait vingt emplois à la clé, mais ils ont été délibérément sacrifiés pour des intérêts dont on ne perçoit pas vraiment la finalité. Ce refus entraine en plus un dégât collatéral : un commerce installé dans la rue Antoine Masson comptait reprendre le local d'IZOPREMIUM pour s'agrandir. Ce commerçant envisage maintenant de quitter notre Canton ».

 

Référons nous maintenant à l’objet de la CDAC tel que défini par la Préfecture on peut lire :

« 10 H 00 – Extension de l’ensemble commercial E. LECLERC à AUXONNE

–          dossier n° 577 enregistré le 31 octobre 2018

–          demandeur : SCI HPS

–          surfaces de vente créées : - solderie : 1 500 m2

- magasin spécialisé non alimentaire : 550 m2 - boutique vérandas : 125 m2

TOTAL : + 2 175 m2 »

  

     Il est bien clair que la présentation du tract ci-dessus n’est pas sincère  quand elle présente une  « extension de l’ensemble commercial E. LECLERC à AUXONNE » comme « l’implantation de trois surfaces commerciales sur la zone du Charmoy (LECLERC) » tout en développant longuement ce qui concerne IZOPREMIUM et RENAULT,  et en passant très rapidement sur le gros morceau (la solderie de 1500 m2). Plus grave le « magasin spécialisé non alimentaire : 550 m2 » est carrément omis.

      Précisons aussi que le « magasin d’exposition pour l’agence Renault » (204 m2) mentionné dans le tract n’est pas soumis à la décision  de la CDAC. Qui n’en fait d’ailleurs pas mention.

    Quant au « dégât collatéral » relatif à « ce commerçant [qui] envisage maintenant de quitter notre Canton », on sait à présent ce qu’il en est !!

     Ces détails n’engagent certes pas un lecteur averti et responsable à prêter foi aux autres arguments développés dans le tract !

CHARMOY-CITY : EN DANSEUSE SUR LE STRAPONTIN - du 13 février 2019

    

     Un tel procédé discursif entretenant la confusion n’est pas une nouveauté de la part de la majorité municipalité charmoysienne actuelle, très impliquée dès le début de son double mandat dans la défense des intérêts d’une grande enseigne que le tract du 8 février dernier ne cite qu’entre parenthèses. Ah ! discrétion !

    ET pourtant en 2009 les mérites du projet de cette enseigne avaient été largement vantés et son nom largement affiché dans le magazine municipal et sa lettre de remerciement publiée !!!

    En 2010, après le retoquage du projet LECLERC une consultation était lancée. Dans l’appel municipal pressant ( !!!) qui avait été envoyé sous pli timbré  aux électeurs, on ne trouvait pourtant plus trace du nom de l’enseigne

     Le premier intéressé, le Directeur de l’expansion de l’enseigne, ne faisait pas tant de cachotteries en déclarant, le 26 avril 2010 lors d’une réunion de travail du conseil municipal de CHAMPAGNOLE : « A AUXONNE, le Maire va demander à ses administrés de voter pour ou contre l'implantation d'un LECLERC ». (voir document ci-dessous page 4)

    Une réunion semblable s’était tenue à Auxonne le 23 avril  2009 (voir Inf’Auxonne n° 25 p. 2), à la différence de Champagnole, son compte-rendu ne fut jamais mis en ligne…discrétion !

       À l’issue du fameux scrutin, la presse du moment moins discrète, annonçait clairement la couleur dans un article du 1er juillet rendant compte du vote et de son objectif réel !

     Un autre motif de s’interroger sur le bien-fondé de l’indignation actuelle de nos cachottiers, c’est que le projet présenté dernièrement en CDAC est prévu pile sur l’emplacement précis où jadis nos passionnés nous avaient  tant vanté et promis, dans leur inénarrable Inf’auxonne n° 25, tenez-vous bien…. la construction d’un hôtel !

Ah ! les mentoux !

CHARMOY-CITY : HÔTEL DE LA RUE DU CHARMOY. ON SOLDE !!! (1) - du 2 décembre 2018

     Au bout du compte, l’hôtel promis ne voit jamais le jour et le citoyen touriste se retrouve le bec dans l’eau ! Coin ! Coin !

https://www.youtube.com/watch?v=1FPfUwcCz3I

   

  Ces rappels, un peu longs sans doute mais nécessaires,  nous ont paru être une introduction utile  à une analyse des arguments exposés dans l’article du Bien Public du 16 courant intitulé : « AUXONNE Politique La majorité et l’intercommunalité s’expriment sur le climat de tension »

   À bientôt !

   Claudi, qui a tout compris a déjà fait sa petite analyse en image en ce qui concerne les vieilles rancoeurs recuites ! Retour à l’isoloir !

CHARMOY-CITY : NAGUÈRE CAVALIER SEUL, À PRÉSENT « ISOLÉ » - du 21 janvier 2017

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions