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17 septembre 2012 1 17 /09 /septembre /2012 00:00

 DU MILLET POUR LES PETITS OISEAUX - du 17 septembre 2012 (J+244 après la CNAC)

     Castor et Pollux, la peste et le choléra, beaucoup de gens et de choses vont par deux. Gustave et Rosalie, par exemple, que nous découvrirons bientôt. Le mouron et le millet  pour les petits oiseaux vont aussi par deux, comme les oiseaux au nid. Les knacks et les CNACs vont par deux avec ou sans frites, mais pour faire des frites, il faut d’abord des pommes de terre.

     Et là se trouve le hic. Le doryphore et le mildiou, qui vont aussi par deux, sont deux grands ennemis de la pomme de terre. Et puis, jamais deux sans trois, il en existe encore un troisième, celui-là, de taille, au hit-parade des nuisibles : le béton des promoteurs !

      Les choses allant par deux, l’arrachage de patates à Champagnole ce samedi dernier ne pouvait rester sans écho en cette terre auxonnoise qui s’enorgueillit encore de ses productions agricoles.

        Sur la zone « maîtrisée » du Charmoy, un champ de pommes de terres a encore été récolté cette année, en toute légalité et sans le concours, comme à Champagnole, de la Confédération paysanne et d’un Collectif de Citoyens Résistants. Chantecler offre  à ses lecteurs une photo-souvenir de deux journaux de terre dont il se pourrait bien qu’un jour, les pommes de terre s’y poussent en chips dans des caddies !

       Pour réaffirmer la vocation agricole de notre commune, un artiste obscur a souhaité animer ce panorama par une présence humaine hautement symbolique. Un couple de paysans, déjà célèbre à Auxonne se languissait au centre d’un rond-point, dans l’enfer de Verdun, assiégé par les décibels et les gaz… d’échappement, ces deux fléaux modernes. L’imagination créatrice les a replacés dans leur lieu naturel.

        Ainsi transportés par la vertu de l’art, Gustave et Rosalie, paysans inspirés, comme ils l’étaient tous en ce temps-là, ont pris la seule pose que puissent prendre naturellement deux êtres simples dans un champ récolté de pommes de terres après le labeur de la journée, celle d’un instant de repos et de méditation bien mérité.

« Au Charmoy, quand le soir descendra sur la terre

Gustave et Rosalie au chant du rossignol 

Oubliant leur labeur et la journée austère

S’en iront à la soupe au vieux chemin de Dole. »

                                   Fernand Charrue (de la JAC) Sonnets de nos campagnes, tiré de La joie au village

 Gustave et Rosalie

  

Il y manque le clocher me direz-vous… laïcité oblige ! Mais cherchez bien, vous finirez par le trouver !

      Vu, le « clocher » ? Moins élégant, certes, que celui que découvre encore, par-delà les maïs et les toits, le voyageur venant du Jura. Mais à l’« horizon 2013 », le point de vue devrait se restreindre et des deux clochers, seule la version béton devrait être encore visible. Moralité : Ne faisons pas les difficiles, on a le patrimoine qu’on veut !

  Le clocher     

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 17 septembre 2012 (J+244 après la CNAC)

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres