ÉTOILES ET NÉBULEUSES DANS LE CIEL DU CHARMOY- du 1er avril 2013 (J+105 après le dépôt)
Dans un article précédent daté du 3 mars dernier, nous évoquions la présence d’Ovnis au Charmoy. A ce propos, Monsieur Tournachon nous avait transmis un cliché fort évocateur que nous nous étions empressé de publier. C’est à la perspicacité du Professeur Tryphon Tournesol, de l’Observatoire du Bief Pérou, que nous devons aujourd’hui l’explication scientifique du phénomène.
Certes, nous n’avons ni l’intention, ni le droit de divulguer le détail de son compte rendu à l’Académie des Sciences et chacun sait d’ailleurs, qu’en matière de Charmoy, la « discrétion » s’impose…Néanmoins, le Professeur nous a permis de lever un coin du voile sur l’origine probable des engins observés, en nous confiant un cliché révélant la constellation et la nébuleuse nouvelles qu’il vient de découvrir dans le ciel du Charmoy. Le Prof. Commendatore Zanipolo Stuzzicadenti, titulaire de la chaire de gondologie à l’Université de Venise est quant à lui formel, les reconnaissances d’ovnis sont le signe indubitable d’une invasion future de gondoles géantes intergalactiques et de caddies cosmiques en provenance de la Haute-Zone.
Après 2009 et la « maîtrise foncière de la zone » assurée par des agents terriens locaux, après 2010 et l’acclamation aux voix savamment orchestrée par un publicitaire de la Haute-Zone et sa couverture en jaune-fluo, les années à venir pourraient donc voir le débarquement de gondoles géantes intergalactiques sur la zone du Charmoy.
N.B. : La zone grisée remplissant l’espace interstellaire de la constellation Lupus Major est, de l’avis des spécialistes que notre rédaction a consultés, constituée de nuages moléculaires en pleine activité. La condensation de ces nuages pourrait aboutir début 2014 à la naissance de nouvelles étoiles ou à la formation d’un trou noir. A vos télescopes !
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C. S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 1er avril 2013 (J+105 après le dépôt)
DE LA COUPE AUX LÈVRES-du 31 mars 2013 (J+104 après le dépôt)
Il semble bien que l’idée de la construction future, sinon prochaine, d’un Leclerc au Charmoy se soit définitivement installée dans le paysage « économico-culturel » auxonnais. La preuve en est, c’est que la question ne passionne plus ! Cet état de fait semble d’ailleurs plutôt apprécié tant des partisans que des adversaires du projet dispensés, depuis des mois, de la rédaction fastidieuse d’articles, tracts divers et autres pétitions. Les uns et les autres se sont faits prudemment discrets, les plus « accros » se réjouissent sous cape, les plus désabusés « laissent pisser le mérinos ». Voilà donc tout ce beau monde « économico-culturel » auxonnais emporté par le courant trouble sur le long fleuve tranquille de la loi du plus fort qui, embarqué dans les cabines de première classe des croisières de la collaboration, qui, sur le Radeau de la Méduse des naufrages et des capitulations.
Pour l’heure, la fin du voyage n’est sans doute plus très lointaine mais, d’ici là, le parcours nous réservera bien encore quelques péripéties, n’en doutons pas. En ces temps de précarité, tous les cauchemars sont permis. Imaginez par exemple qu’à la suite des restrictions budgétaires récemment pressenties pour l’Armée, la zone militaire des Granges Hautes devienne le réceptacle providentiel et tout désigné d’un deuxième hyper encore plus grand et encore « moins alimentaire » que le premier. Quelle grande joie, alors, pour le consommateur avide d’offre élargie de confort d’achat et de concurrence ! Et tant pis pour le centre-ville, ses boutiques et ses casernes vides !
Par bonheur, nous n’en sommes pas encore là et notre article, renonçant à toute prévision, se bornera à retracer l’histoire des diverses annonces faites autour de l’avènement du projet par ses promoteurs, porteurs et autres ardents défenseurs.
C’est lors de la séance du Conseil municipal du 17 décembre 2008 que « M. le Maire [actuel] met en avant les atouts de l’implantation d’une nouvelle enseigne » (PV p. 21). A une question posée par une conseillère « M. le Maire répond qu’il y a plusieurs enseignes » » (PV p. 22) sans vouloir toutefois en révéler les noms comme en témoigne la désormais célèbre déclaration retranscrite en bas de la page 22 : « M. le Maire répond que le débat concerne le principe d’implantation et si la réponse est négative [N.D.L.R., ce qui sera le cas], il n’y a pas lieu de dévoiler telle ou telle chose. Si la réponse est non, le dossier est terminé [N.D.L.R., à la bonne heure ! On a vu comment !] »
http://www.auxonne.fr/conseil-municipal
Le vote fut négatif et le 26 mars 2009, soit un peu plus de trois mois après, on apprit quand même le nom de l’heureuse enseigne élue par le zèle et la « discrétion » de notre élu (« Si la réponse est non, le dossier est terminé ». Macache !), ce fut Le Bien public du jour qui l’annonça par ce titre ronflant :
« AUXONNE : LECLERC arrive avec 250 emplois d’ici 24 mois »
Dans un dossier de 4 pages, d’une densité inhabituelle et jamais revue depuis dans le pimpant magazine sentant bon le parterre de fleurs et la peinture fraîche, Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 annonçait en page 4 à propos du Leclerc, dans un style scholastique pompeux en forme de questions et réponses:
« A quelle date est prévue l’ouverture ?
Dans environ 24 mois ».
http://www.auxonne.fr/telechargements
De ces sources bien informées, nous retenons donc que la prévision initiale d’ouverture du LECLERC était le PRINTEMPS 2011.
Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 nous apprenait par ailleurs, en page 2, que le promoteur avait posé ses premiers jalons dès 2005
« Les contacts de la précédente municipalité (Sanz) avec le Groupe LECLERC remontent à 2005. Ils se sont concrétisés par une étude de marché datant de février 2006, réalisée à la demande de la Municipalité en place à l’époque et de la Scapalsace, (Groupe LECLERC). »
Les premiers contacts entre la municipalité et le Groupe LECLERC remontent donc à 2005.
Chacun sait que le printemps 2011 ne vit jamais naître le projet annoncé en 2009 à cors et à cris, pas plus qu’il ne vit d’ailleurs l’élection au conseil général de son porteur courant à bride abattue sous le dossard LECLERC.
Quelques mois auparavant, Le Bien public du jeudi 13 janvier 2011, avait annoncé : « Leclerc revoit sa copie ». Sous le titre « Oui à l’hyper, non au Brico ! ». (Cahier local p. 2), promoteur et porteur commentaient abondamment un nouveau projet retaillé.
Dans un encadré titré « La première pierre posée en 2012 ? » le « maire-porteur » concluait en termes martiaux : « Si on remporte cette bataille, le début des travaux est prévu pour 2012. Le terrain est prêt, il ne reste plus qu’à construire ».
En janvier 2011, les tenants du projet annonçaient donc le démarrage des travaux pour 2012.
Grâce à Dieu, les maïs poussèrent et mûrirent encore tranquillement sur le Charmoy en 2012 qui fut une année paisible hormis l’annonce fracassante d’une autorisation enfin obtenue à l’arraché le 17 janvier 2012 à l’issue de 2 CDAC et 3 CNAC.
Le 19 janvier 2012 on pouvait lire sur le site du Bien public :
http://www.bienpublic.com/social/2012/01/19/feu-vert-pour-le-projet-Leclerc
« Et maintenant ? « Le permis de construire sera prochainement déposé », répond Raoul Langlois, « Après, ce sera à nous, la municipalité, de vérifier que toutes les contingences respectent les exigences du plan local d’urbanisme. Normalement, à l’horizon 2013, l’outil sera disponible. »
Un article du Bien public du 20 janvier 2012 rapportait ainsi les propos du maire d’Auxonne :
« Une fois le permis de construire déposé, nous aurons deux mois pour vérifier que toutes les contingences respectent les exigences du plan local d’urbanisme. Je pense donc que tout va aller très vite et qu’en 2013 le projet verra le jour. »
Le Bien Public du 23 janvier 2012 (Cahier local p. 2) confirmait enfin « dur comme fer » :
« Désormais la création d’un hypermarché Leclerc et d’une galerie marchande pour une surface totale de 4000 mètres carrés n’est plus hypothétique mais bel et bien prévue à l’horizon 2013 » Sylvain Clément. »
En janvier 2012, les tenants du projet annonçaient pour 2013 l’ouverture de l’hyper ou au moins le démarrage des travaux.
Le Bien Public du 18 décembre 2012 titrait : « AUXONNE Leclerc : le permis de construire a été déposé », on apprenait dans l’article :
« Le dossier a été déposé, il est en cours d’instruction et pour le moment n’est pas consultable. Les travaux devraient normalement débuter avant la fin 2013 », se réjouit le maire ».
Le Bien Publicdu 9 janvier 2013, sous le titre « AUXONNE. Le maire de la commune dévoile ses projets pour la nouvelle année. De grands chantiers pour 2013 », rapportait ainsi les propos du « maire-porteur » :
« Concernant la construction du magasin Leclerc, il est vrai qu’il s’agit d’un investissement privé mais je l’ai défendu envers et contre certains. Le permis de construire a été déposé à la fin de l’année 2012, il devrait être accordé en mai ou juin. Le début des travaux devrait être envisagé d’ici la fin de l’année 2013. »
A en croire la rumeur actuelle, il apparaît enfin que la version la plus couramment répandue dans les milieux locaux proches du promoteur fait état « d’un démarrage des travaux en septembre 2013 compte tenu du fait que les divers recours déposés en Conseil d’état devraient être examinés vers le milieu de cette année »
En ce mois de mars 2013, les tenants du projet n’annoncent plus l’ouverture pour cette année, ils semblent cependant bien escompter un démarrage des travaux avant la fin de cette année .
En cas d’avancée significative, le black-out d’Inf’auxonne sur le projet, de règle depuis le N° 32 de mai 2011, pourrait alors faire place aux annonces prometteuses, jusqu’à retrouver peut-être l’enthousiasme vibrant du N° 25 de mai 2009 !
Pour l’heure, le N° 40 d’avril 2013, tout frais émoulu constitue le neuvième numéro consécutif à jeter un voile pudique sur le cher projet. A moins que la pieuvre figurant en première page de ce dernier numéro n’en soit l’image masquée…Tremblez petits poissons du centre-ville qui jadis avez osé, contre les tentacules menaçants de l’hypercéphalopode, « sceller l’alliance de la carpe et du lapin » (Inf’Auxonne N° 31, éditorial en page 2)
Restons donc vigilants, sachant qu’à Champagnole, le démarrage des travaux du Centre Leclerc n’a pas attendu la décision du Conseil d’Etat. Stéphane Leng, président du CCR de Champagnole (collectif Citoyens Résistants) déclare en effet, à propos du début de ces travaux, « On aurait espéré qu’ils attendent la décision du Conseil d’Etat » (« Voix du Jura » du 7 mars 2013 p. 76)
Notons aussi, qu’à Champagnole, les travaux ont commencé tout récemment le 25 février dernier soit plus de seize mois après la délivrance du permis de construire accordé le 6 octobre 2011 comme le montre le panneau d’affichage photo tirée de
l’album Chantecler, à Champagnole
Toutes les conjectures relatives à la date de démarrage des travaux sont donc permises, tant dans le sens d’une avance que de celui d’un retard. Ceux-ci commenceront peut-être en 2013, en 2014 ou plus tard encore…
Il est vrai aussi que les élections approchent... et qu’une bonne odeur de béton, de bitume et de peinture fraîche, ça pourrait faire avancer le schmilblick !
Nous ne manquerons pas de jeter un œil du côté de Champagnole pour estimer le délai probable entre démarrage des travaux et ouverture. Heureusement, comme le dit le proverbe, il y a souvent loin, de la coupe aux lèvres…
C. S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 31 mars 2013 (J+104 après le dépôt)
ÉPISODE N° 17 : SANS FAUX-COL - du 27 mars 2013 (J+100 après le dépôt)
Deux ans jour pour jour après le 27 mars 2011 et cent jours tout juste après le « dépôt », alors que « très discrètement, nous arrivons déjà à la fin mars », et que le printemps tarde à venir, dégustons une petite bière de printemps, sans faux-col !
N.D.L.R. : Cette œuvre étant de pure fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes doit être considérée comme fortuite.
Il est néanmoins possible que l’auteur ait jugé bon de s’inspirer librement de certains faits réels en relation avec la zone du Charmoy. A ce propos, le lecteur pourra se reporter utilement à notre rubrique ARCHIVES.
C. S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 27 mars 2013 (J+100 après le dépôt)
ARCHIVES N° 17 - du 27 mars 2013 (J+100 après le dépôt)
LE PAVÉ DE L’OURS
Le 8 mars 2011, la deuxième mouture du projet d’hyper au Charmoy fut clairement refusée en CDAC malgré l’affirmation d’une prétendue « volonté populaire » de le voir advenir.
Les cantonales suivaient de près. Du 20 au 27 mars, entre les deux tours, l’argument du Charmoy fut mis à nouveau mis en avant dans la presse et dans divers tracts. Le lecteur trouvera le détail de ces publications à la fin de Chantecler N° 13
Malheureusement, pour le porteur du projet comme pour ses partisans, la mayonnaise jaune-fluo, façon juin 2010, qui devait accommoder le scrutin, tourna cette fois dans les urnes, et l’ « argument Charmoy » se révéla n’être, au bout du compte (1664) qu’un « pavé de l’ours » dans la mare électorale !
N.D.L.R. :
Le lecteur désireux de se divertir après la consultation austère des archives pourra goûter un moment de détente en rejoignant les « Esquisses pour un Journal du Charmoy », œuvre de pure fiction du dessinateur alsacien Claudi Hoffnung dont notre blog publie actuellement l’album dans sa rubrique « Feuilleton ».
C. S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 27 mars 2013 (J+100 après le dépôt)
ÉPISODE N° 16 : LE GRAND MÉTINGE - du 24 mars 2013 (J+97 après le dépôt)
N.D.L.R. : Cette œuvre étant de pure fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes doit être considérée comme fortuite.
Il est néanmoins possible que l’auteur ait jugé bon de s’inspirer librement de certains faits réels en relation avec la zone du Charmoy. A ce propos, le lecteur pourra se reporter utilement à notre rubrique ARCHIVES.


C. S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 24 mars 2013 (J+97 après le dépôt)
ARCHIVES N° 16 - du 24 mars 2013 (J+97 après le dépôt)
LE PRÉTENDU « PEUPLE » À LA RESCOUSSE
Un nouveau dossier de « demande d’autorisation de création d’un centre commercial » fut déposé auprès de la CDAC de Côte d’Or en janvier 2011. Ce dossier correspondait au projet décrit en avant-première dans l’article du Bien public du jeudi 13 janvier 2011 (cahier local p. 2) publié sous le titre : « Oui à l’hyper, non au Brico ! » et précédemment évoqué dans ARCHIVES N°15.
Le dossier reprenait en la peaufinant la rhétorique surréaliste d’un caractère prétendument « non alimentaire » de la grande surface projetée. Rappelons que cette rhétorique avait culminé dans la circulaire municipale aux citoyens auxonnais de juin 2010 annonçant noir sur blanc un « supermarché à dominante non alimentaire ». Dans le dossier, le rédacteur s’était montré cette fois plus habile en produisant cet échantillon digne des meilleurs casuistes : « Bien qu’étant rattaché au secteur alimentaire, le futur hypermarché privilégiera les gammes non alimentaires ». Il ne s’agit plus là d’un supermarché, mais bien d’un hypermarché rattaché selon la norme au secteur alimentaire mais pour résoudre la quadrature du cercle on « privilégiera les gammes non alimentaires ».
Ce dossier, « allégé » quant aux surfaces projetées, s’alourdissait cependant d’un certain nombre d’arguments « démocratiques » nouveaux puisés aux sources du prétendu succès de la consultation de juin 2010 (voir ARCHIVES N° 14). Pas moins de 5 pages de pièces justificatives y étaient jointes comprenant des textes d’« information » municipaux relatifs aux résultats de la consultation de juin 2010 (3 pages d’Inf’Auxonne N° 29) ainsi que les professions de foi de deux associations engagées pour le « OUI » dans cette consultation ( 2 pages). Rappelons que l’une de ces associations avait surgi dans le paysage comme un champignon à la suite du refus essuyé en CDAC par le premier projet en octobre 2009 (voir ARCHIVES N° 7). Le dossier affichait donc clairement une volonté d’exploiter les résultats de la consultation, il s’appuyait en outre sur l’affirmation d’une prétendue volonté populaire de voir advenir le projet. Pour incarner cette prétendue volonté populaire, on mettait en avant deux associations dont l’une tirait ses lettres de noblesse de sa lutte passée contre un projet d’aire pour les gens du voyage qui aurait risqué de troubler son confort et son bien-être revendiqués et dont l’autre était encore dans les langes.
De longs extraits du dossier furent transmis à tous les conseillers municipaux d’Auxonne joints à une lettre du maire datée du 12 février 2011. Cette lettre exprimait une volonté affirmée de mettre en branle, « sans discrétion » cette fois, les instances communautaires à l’appui du projet. Le lecteur trouvera les images de ces documents ainsi que des autres documents cités plus haut dans Chantecler, N° 13 joint en PDF .
La documentation reproduite dans Chantecler N° 13 permet de suivre, pièces justificatives à l’appui, les péripéties de mars 2011. A la veille d’un passage du nouveau dossier en CDAC et à l’approche concomitante des élections cantonales, on y verra comment diverses forces « associatives » furent bruyamment, sinon utilement, mises en branle à l’appui des visées du promoteur du projet d’hypermarché et de son dévoué porteur candidat officiel de l’UMP aux cantonales. Sous la double estampille LECLERC/UMP, un grand succès « populaire » était attendu…
N.D.L.R. :
Le lecteur désireux de se divertir après la consultation austère des archives pourra goûter un moment de détente en rejoignant les « Esquisses pour un Journal du Charmoy », œuvre de pure fiction du dessinateur alsacien Claudi Hoffnung dont notre blog publie actuellement l’album dans sa rubrique " Feuilleton"
C. S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 24 mars 2013 (J+97 après le dépôt)
TRUISMES - du 21 mars 2013 (J+94 après le dépôt)
Les « enveloppes » et autres mallettes, la mort induite du petit commerce des centres-villes, la « malbouffe », la spécificité française, voilà bien une série de truismes éculés du discours sur la grande distribution !
Dans la rubrique « Plouf ! » du Canard enchaîné du 13 février dernier ( Chantecler vous prie de l’excuser pour la date de fraîcheur !), sous le titre « Hyper pas grand-chose », l’article de Jean-Luc Porquet pourrait bien être taxé de reprendre à son compte ces sempiternelles figures imposées. On lui pardonnera volontiers et même, on se régalera, en admirant la maestria et la fraîcheur avec laquelle Michel Charasse, cité dans l’article, exécute ces figures en y mettant sa patte inégalable !
Les curieux pourront aller dénicher une copie de l’article sur le blog du Collectif Citoyens Résistants de Champagnole disponible en lien sur :
http://michel-moreau.over-blog.com/
En ce qui nous concerne, nous avons tout particulièrement apprécié l’illustration de Cabu qui accompagne l’article. En hommage à l’inimitable dessinateur, nous en publions aujourd’hui, en accompagnement de l’original, une adaptation locale inédite par Claudi Hoffnung.
Sur un registre moins truculent, nous reprendrons à notre compte la conclusion de l’article « Hyper pas grand-chose » qui n’est pas encore un truisme mais qui, comme nous le craignons, risque bien de le devenir assez rapidement :
« Tous ces projets, nous explique-t-on, sont un rien déphasés : ils ont été conçus voilà dix ans, avant la crise, et avant l’engouement massif pour l’achat par internet. Ils risquent fort le plantage. De beaux centres commerciaux, tout neufs, pleins de magasins vides. Aussi vides que les centres-villes fantômes…ça aura de la gueule, non ? »
Une obsolescence prématurée, sinon programmée, attendrait donc ces projets d’un autre âge. L’ex-ministre NKM ne l’a-t-elle pas elle-même affirmé ? Encore dans l’œuf, ces dinosaures sont déjà des Titanics en puissance !
Le lecteur intéressé par ce thème pourra relire nos précédents articles
UN HÉRITAGE AUX P’TITS OIGNONS – du 6 août 2012
RELIQUES ÉMOUVANTES – du 6 février 2012
C. S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 21 mars 2013 (J+94 après le dépôt)
ÉPISODE N° 15 : COMING-OUT - du 17 mars 2013 (J+90 après le dépôt)
N.D.L.R. : Cette œuvre étant de pure fiction, toute ressemblance avec des personnes existantes doit être considérée comme fortuite.
Il est néanmoins possible que l’auteur ait jugé bon de s’inspirer librement de certains faits réels en relation avec la zone du Charmoy. A ce propos, le lecteur pourra se reporter utilement à notre rubrique ARCHIVES.

C. S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 17 mars 2013 (J+90 après le dépôt)
ARCHIVES N° 15- du 17 mars 2013 (J+90 après le dépôt)
OUI À L’HYPER ! ENFIN C’EST CLAIR !
On se souvient de la mémorable séance du Conseil municipal du 17 décembre 2008, évoquée dans ARCHIVES N°3, et de son vote négatif « massif » corroborant l’intention « clairement » exprimée par le premier magistrat : « M. le Maire s’opposera à l’implantation d’une grande surface supérieure à 1000 m² à dominante alimentaire », intention consignée en page 22 (lignes 12 et 13) du procès-verbal consultable sur :
http://www.auxonne.fr/conseil-municipal
On se souvient encore de l’inoubliable consultation du 10 juin 2010 lors de laquelle chaque citoyen(ne), avait été incité à voter et simultanément informé d’un projet de « supermarché à dominante non alimentaire », par courrier officiel de la mairie d’Auxonne adressé sous pli cacheté. Le lecteur curieux pourra relire le texte de ce courrier en consultant les pièces L1 et L2 de l’album
Impressions de la consultation de juin 2010
Il ne manquera pas d’en relever le caractère équivoque déjà souligné dans ARCHIVES N°11.
Notre archive d’aujourd’hui, évoquera l’aveu tardif de la vérité nue par les tenants du projet. Cette vérité jusque-là maladroitement travestie et entortillée par diverses déclarations ambigües et autres approximations sémantiques n’était à vrai dire qu’« un secret de Polichinelle » dont tout lecteur observateur et attentif pouvait prendre connaissance dès mai 2009 (voir ARCHIVES N°3) dans Inf’Auxonne N° 25 consultable sur :
http://www.auxonne.fr/telechargements
Il faudra toutefois attendre janvier 2011 pour qu’elle soit enfin proclamée en gros caractères dans le titre d’un article pleine page, photos à l’appui (Le Bien public du jeudi 13 janvier 2011, cahier local p. 2). Ce titre, le voici : « Oui à l’hyper, non au Brico ! ».
C’est bien un HYPERMARCHÉ (commerce de détail non spécialisé à prédominance alimentaire en magasin d'une surface de vente égale ou supérieure à 2500 m²) qui est annoncé cette fois ! Et le porteur du projet d’annoncer martial dans un encadré : « Si on remporte cette bataille, le début des travaux est prévu pour 2012. Le terrain est prêt, il ne reste plus qu’à construire ». « Le terrain est prêt », nous ajouterons, il est prêt « grâce à votre discrétion ».
De son côté, le promoteur, préférant filer la métaphore ferroviaire déclare : « Désormais, il y aura la locomotive avec le gros supermarché et comme wagons, les boutiques de jouets, de vêtements et de bazar ». « Gros supermarché », voilà encore une malencontreuse erreur d’aiguillage dans la norme NAF 2008, mais il voulait sans doute parler de « gros supermarché à dominante non alimentaire ».
Toujours est-il que la naissance du « gros bébé » n’a pas eu lieu en 2012 comme l’annonçait le « maire porteur ». Ne soyons pas fatalistes, rien n’assure encore une naissance pour 2013 alors qu’à ce jour le permis de construire n’est pas encore accordé. Pour mémoire, l’accouchement d’un « gros bébé » similaire conçu par permis de construire accordé à Champagnole dès le 6 octobre 2011, vient à peine de commencer.
N.D.L.R. :
Le lecteur désireux de se divertir après la consultation austère des archives pourra goûter un moment de détente en rejoignant les « Esquisses pour un Journal du Charmoy », œuvre de pure fiction du dessinateur alsacien Claudi Hoffnung dont notre blog publie actuellement l’album dans sa rubrique « Feuilleton »
C. S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 17 mars 2013 (J+90 après le dépôt)