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9 août 2018 4 09 /08 /août /2018 07:37

CHARMOY-CITY : DÉBORDEMENTS EN TOUS GENRES (6) - du 10 août 2018 (J+3523 après le vote négatif fondateur)

   Le précédent article de notre série « Charmoy-City : débordements en tous genres » conjuguait allègrement, sur fond de vanne, baignade et souvenirs napoléoniens.

CHARMOY-CITY : DÉBORDEMENTS EN TOUS GENRES (5) - du 7 août 2018

     Avec le présent article, qui devrait terminer la série, nous revenons aux choses sérieuses.

     En cette ère de tweet, d’instagram, de facebook et de presse ludico-commerciale, nous sommes bien conscients que la lecture de choses sérieuses se vend de moins en moins bien, en tous cas moins bien que les frites !

https://www.youtube.com/watch?v=yrMO__ZwCKo

      Que nos lecteurs se rassurent, cela n’est pas pour nous décourager !

     Nos lecteurs sont gens sérieux qui ne sont ni perroquets ni songe-creux ! Nous sommes donc bien sûr qu’ils suivront notre conseil de réviser d’abord leur bassin et leur vanne avant d’aborder le cœur du présent article.

ALBUM EXCURSION AU BASSIN ÉCRÊTEUR NUMÉRO 4

CHARMOY-CITY : DÉBORDEMENTS EN TOUS GENRES (4) - du 2 août 2018

       Après la description du bassin écrêteur numéro 4, et l’examen détaillé de la situation de cette   « vanne », maintenant fameuse, dont le « sabotage » aurait entraîné une « catastrophe », nous aborderons de façon argumentée la question proprement dite de la présence de cette vanne, selon nous problématique.

    Nous tirerons, pour commencer, nos arguments d’une première source:

« Comité Français des Barrages et Réservoirs (CFBR) : sûreté et efficacité des barrages écrêteurs (Colloque CFBR « Sûreté des barrages et enjeux », Nov 2016, Chambéry, France. Sûreté des barrages et enjeux, pp.203-221) »

https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01467467

(pages 3, 10 et 15)

    Nous lisons ainsi en page 3 du PDF correspondant : « Lorsqu’il a l’unique fonction d’écrêtement des crues, et pour réserver le maximum de capacité à cet usage, le barrage écrêteur de crues est normalement équipé d’un pertuis de fond ouvert qui maintient la retenue vide. »

   Rappelons que le « pertuis de fond » est le conduit d’écoulement situé à la base du barrage et qu’un « pertuis de fond ouvert » est un pertuis dépourvu de vanne.

    Dans le cas contraire, le pertuis est dit « pertuis vanné ». Ce qui est présentement le cas du bassin écrêteur numéro 4.

   Pourtant,  dans le même document on lit encore en page 10 :

   « Pour un barrage de classe D, sur un cours d’eau généralement sec, l’installation d’un vannage est généralement inappropriée. »

     En ce qui concerne le classement du bassin écrêteur numéro 4 examinons le document

Comité Français des Barrages et Réservoirs (CFBR) : classes de barrages (page 2)

http://www.barrages-cfbr.eu/Classes-de-barrages.html                                                     

    On y apprend d’abord que le décret du 12 mai 2015 a supprimé la classe D. La classe C, à présent la plus basse, est ainsi définie :

« Les barrages de classe C ont une hauteur d’au moins 5 mètres et retiennent, quand ils sont pleins, un volume d’eau suffisant pour que K >20.

  Relèvent également de la même classe les barrages de hauteur supérieure à 2m, qui retiennent aussi plus de 0,05 millions de m3 d’eau et pour lequel il existe au moins une habitation à moins de 400 m à l’aval du barrage. »

    Avec un K estimé selon nous nettement inférieur à 20 et une capacité de 48000 m3˂ 0,05 millions de m3 d’eau, nous sommes fondé à supposer que notre bassin écrêteur appartient bien à l’ex-classe D (à présent « non classé »).

    En conséquence, pour ce bassin, situé « sur un cours d’eau généralement sec », l’installation d’un vannage semblerait donc  « inappropriée ».

     Il est possible que d’aucuns, au demeurant gens respectables, soient en désaccord avec cette appréciation. Dans ce cas, gageons, qu’avec le sérieux et le professionnalisme qui les caractérisent habituellement, ils n’auront pas manqué de prendre en compte certaines contraintes induites par la présence de cette vanne.

     Ces contraintes, une dernière source officielle, leur rappellera si nécessaire :

Wikibardig : les barrages écrêteurs de crue (Ministère de la transition écologique et solidaire)

http://wikibardig.developpement-durable.gouv.fr/index.php/Wikibardig:Les_barrages_%C3%A9cr%C3%AAteurs_de_crues

       De la lecture de ce dernier document, il ressort que la présence d’une ou plusieurs vannes sur le pertuis complique le fonctionnement et implique une surveillance accrue :

     « Le principe général de fonctionnement est plus sophistiqué lorsque le pertuis est équipé de vannes que lorsque le passage de l’eau est libre. Cela exige alors une présence humaine pendant la crue, même en cas de dispositifs automatiques. La gestion est très délicate en cas de crue survenant alors que la retenue est partiellement pleine, ou en cas de crue à double pointe ».

     Dans le cas du bassin écrêteur numéro 4, le pertuis n’était pas libre… Il est donc plus que probable que c’est la présence d’une vanne (« sabotée » ou non) qui a entraîné une situation de « gestion […] très délicate en cas de crue survenant alors que la retenue [était] partiellement pleine »

     Dans le cas d’espèce, la retenue était même totalement pleine. Heureusement que l’arrivée de la pompe providentielle et « solidaire » a permis dans une certaine mesure de rattraper la mayonnaise, et  surtout d’ouvrir enfin la vanne « sabotée » !

      « Sabotée », ou,  tout bonnement, déplorablement, voire nullement, surveillée !

   Pour terminer, et sur le modèle du schéma figuré en page 3 du premier document cité, nous avons réalisé un PDF permettant de visualiser les fonctions respectives du pertuis de fond (supposé non vanné) et du déversoir de notre bassin écrêteur en fonction de la montée des eaux, ceci de l’étiage à la crue centennale. « Crue centennale » qui, grâce à la présence judicieuse de la vanne et de sa surveillance assidue, n’aura mis que trois ans pour survenir !

   Claudi se lâche comme à l’accoutumée, ouvrant largement la vanne il « divague » sans retenue !

   Fermez le ban !

Charmoy-City : vive le pertuis libre !

Charmoy-City : vive le pertuis libre !

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 août 2018  (J+3523 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Analyses et réflexions

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Analyses et réflexions