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  • Claude Speranza, Auxonnais
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19 octobre 2018 5 19 /10 /octobre /2018 06:43

CHARMOY-CITY : LULLY, VAUBAN ET…LA FONTAINE ! - du 19 octobre 2018 (J+3593 après le vote négatif fondateur)

         Ce titre n’est pas celui d’une fable, il n’est qu’un humble pendant  littéraire ajouté par Chantecler à la fantaisie baroque qui devrait conduire en foule demain soir ses auditeurs des voûtes séculaires de l’église aux puissantes charpentes de l’arsenal de Vauban et vice-versa, entre concert et apéritif dînatoire…

   Le Bien Public titrait ce matin « AUXONNE L’Opéra du Roy joué en l’église d’Auxonne »

   L’Opéra du Roy ! Pour le coup, ça  change un peu de Barzingault mon Pierrot, et  du caboulot à julots au bord de l’eau.

CHARMOY-CITY : LA GUINGUETTE FERME SES VOLETS - du 01 septembre 2018

      On ne peut faire plaisir à tout le monde, et les proustiens ne nous en voudront pas d’interrompre encore une fois leur série préférée « De Combray à Charmoy-City. Exercices d’histoire et de géographie littéraire » au profit de l’actualité, et surtout d’un écrivain et moraliste réputé du Grand Siècle, qui plus est, contemporain de Lully (1632-1687) et de Vauban (1633-1707) : Jean de La Fontaine (1621-1695)

     Il est vrai, reconnaissons-le tout de même, que nous avons déjà abusé de leur patience à plusieurs reprises.

    Mais c’est ainsi, l’actualité surtout lorsqu’elle est brûlante, n’attend pas.

     Nous ne pouvions ainsi priver nos lecteurs d’une actualité culturelle et sportive qui, telle un salutaire défibrillateur revitalisant fait vibrer sans cesse le cœur de notre centre-bourg en bonne voie de revitalisation grâce aux soins prodigués par le bon Docteur Raoul, revitalologue diplômé de la Faculté de Vesoul. Tels sont les motifs de deux articles précédents :

CHARMOY-CITY : DES PHOTOS POUR ATTIRER LE CHALAND- du 13 octobre 2018

CHARMOY-CITY : DES COULOIRS DU TEMPS AUX COULISSES DU POUVOIR ? - du 15 octobre 2018

    Venons-en au fait, maintenant.

     La page officielle de notre ville annonçait déjà depuis quelque temps, pour ce samedi 20 octobre, une  manifestation qui, partie de Besançon, vieille ville espagnole, citadelle de Vauban et de la région, venait, après un parcours régional, achever son périple en notre garnison.

    Oyez, bonnes gens !

 

"Lully s'invite chez Vauban"

L'Opéra du Roy

Synopsis : Nés en 1632 et 1633, Lully et Vauban ont en commun des origines modestes ; l'un fils de meunier, l'autre de marchands. Musicien prodige pour Lully, architecte militaire pour Vauban, tout les sépare. Ils parviendront, à force de travail et de talent, aux plus hautes fonctions du royaume.

Un monde les sépare et c'est la raison pour laquelle le Festival "Les Jeux du Baroque" a été séduit par une rencontre imaginaire entre ces deux personnages qui ont illuminé la France et la future Europe des Lumières. »

     

     Ajoutons, de source officielle, que nous devons l’organisation de cette manifestation à l’association « Musiques et patrimoines » qui, par vote à l’unanimité du conseil municipal du 13 septembre dernier, bénéficie dans le cadre de l’évènement, d’une participation financière de la Ville.

    « Le diable est dans les détails », et c’est un détail biographique relatif à Lully, mentionné dans cette présentation et  précisant qu’il était « fils de meunier » (ajoutons que sa mère aussi était fille de meunier), qui nous a suggéré d’inviter le célèbre Jean de La Fontaine, contemporain de Lully et Vauban, et de présenter à cette occasion une fable de jeunesse, assez peu connue de son répertoire, intitulée  « Le meunier, son fils et l’âne »

    L’argument de la fable, d’une construction assez complexe, pourrait se résumer ainsi : « bien faire et laisser braire », raccourci grossier me direz-vous, mais que vient confirmer la morale de la fable :

« Le Meunier répartit :

Je suis Âne il est vrai, j’en conviens je l’avoue ;

Mais que dorénavant on me blâme, on me loue :

Qu’on dise quelque chose ou qu’on ne dise rien,

J’en veux faire à ma tête. Il le fit et fit bien. »

    Les curieux pourront écouter, s’ils le désirent, le texte de la fable, sans son introduction, dont nous reparlons ci-dessous :

https://www.youtube.com/watch?v=hGse82biy-g

 

     Cette réflexion cocasse du jeune La Fontaine à propos d’un âne et des façons de le conduire et de le monter est en fait une réponse aux questions torturantes que se posent tous les jeunes démarrant dans la vie, mais aussi, quel que soit leur âge,  tous les candidats à une charge, un poste ou un mandat.

     Ces questions, l’auteur les exprime dans un prélude très littéraire à la fable proprement dite. À la fin de cette introduction, il s’interroge, prêtant les propos au poète Racan, son aîné de plus de trente ans, dont la carrière oscilla entre les armes et les lettres,  et surtout dont l’indépendance et la liberté de ton lui étaient chères :

 

« A quoi me résoudrai-je? Il est temps que j'y pense.

 Vous connaissez mon bien, mon talent, ma naissance :

 Dois-je dans la province établir mon séjour,

 Prendre emploi dans l'armée, ou bien charge à la Cour ?

 Tout au monde est mêlé d'amertume et de charmes :

 La guerre a ses douceurs, l'hymen a ses alarmes.

 Si je suivais mon goût, je saurais où buter,

 Mais j'ai les miens, la Cour, le peuple, à contenter ».

 

   Pour en revenir à "Lully s'invite chez Vauban" , notre sujet du jour, signalons que L’Écho des communes, comme il se doit, n’avait pas manqué pas de répercuter l’annonce de l’évènement

http://www.echodescommunes.fr/rdv_7597_concert-baroque-exceptionnel-lully-s-invite-chez-vauban.html

 Tout en rappelant en conclusion que « l’élégante église gothique Notre-Dame des XIIIe et XVe s, où aura lieu le concert, comporte deux œuvres majeures : le buffet d’orgue de Callinet (1790) et l’exceptionnelle « Vierge aux raisins  » (école bourguignone du XVe s.) »

   Décidément cette vierge au raisin (sans s) a vraiment la cote depuis qu’elle a été présentée avec brio par notre premier édile !

CHARMOY-CITY : ON A DES MERVEILLES À VOUS MONTRER - du 02 novembre 2017

http://www.echodescommunes.fr/coeur_36_auxonne-enquete-dans-la-capitale-du-val-de-saone.html

      Lâche-nous donc la grappe Chantecler, avec ces raisins un peu trop verts !

      D’accord, laissons-là cette désopilante fable et ses raisins trop verts, pour en revenir à La Fontaine  au meunier, à son fils et à l’âne »

. Relisons sa moralité

« Je suis Âne il est vrai, j’en conviens je l’avoue ;

Mais que dorénavant on me blâme, on me loue :

Qu’on dise quelque chose ou qu’on ne dise rien,

J’en veux faire à ma tête […]»

      Le meunier, comme l’Âne, s’y montre modeste, mais entêté.

      Vous avouerez quand même que cette indifférence à l’opinion, et que cette détermination  têtue ne sont pas sans rappeler certain couplet d’un « cavalier seul », rapporté dans la presse et qui, jadis, n’en fit, fort démocratiquement, qu’à sa tête…. Dans l’intérêt général !!!

Claudi, inspiré par la fable et sa moralité, en tire à sa façon, dans son illustration, de libres conclusions, d’aucuns diront « divagations ».

        Au fait, à propos de « divagations », notre Inf’Auxonne préféré et ses tribunes du pauvre à 330 caractères, dans notre boîte à lettres, n’est toujours pas tombé.

     Nous sommes pourtant entrés dans la mélancolique saison, où dans le vent qui les emporte, tombent les feuilles mortes !

Charmoy-City : fantaisie baroque avec La Fontaine...et Vauban

Charmoy-City : fantaisie baroque avec La Fontaine...et Vauban

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 octobre 2018  (J+3593 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Culture

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 08:00

LES CHATS AIMENT CHANTECLER ET PATOU N’EST PAS JALOUX ! - du 18 septembre 2018 (J+3562 après le vote négatif fondateur)

     Nos amis les chats nous ont reproché d’en faire récemment des kilos pour les chiens.

QUAND CHANTECLER CHANTE LE PATRIMOINE CANIN - du 16 septembre 2018

http://www.auxonne-patrimoine.net/2018/09/quand-rex-portait-une-medaille.html

      À l’heure où  nos élus passionnés nous concoctent un grand album promotionnel pour Charmoy-City et lancent un appel au peuple, Patou visite notre Louvre à nous et s’enthousiasme pour les matous ! Mais pour la « consultation » pas du tout !

      C’est pas long aujourd’hui ! On est presque dans les 330 caractères, Monsieur l’Maire !

      Pour les curieux qui veulent en savoir plus, et qui peuvent lire plus de 330 caractères…

CHANTECLER A CINQ ANS - du 18 JUIN 2015

Ces images qui ont fait Charmoy-City

Ces images qui ont fait Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 18 septembre 2018  (J+3562 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Culture

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
16 septembre 2018 7 16 /09 /septembre /2018 20:05

QUAND CHANTECLER CHANTE LE PATRIMOINE CANIN - du 16 septembre 2018 (J+3560 après le vote négatif fondateur)

    Aucun Charmoysien ne peut ignorer à présent que le nom de notre blog est emprunté à l’œuvre d’Edmond Rostand Chantecler et à son coq-héros éponyme, à la belle devise !

     La belle devise ?? Oui, celle qui  s’imprima sur  notre première publication  du 18 juin 2010

 

“  Je pense à la lumière et non pas à la gloire

 Chanter c’est ma façon de me battre et de croire ;

Et si de tous les chants mon chant est le plus fier

C’est que je chante clair afin qu’il fasse clair ! ”

         Depuis, au-delà de cet emprunt facile et un peu ronflant, j’ai relu bien des pages de la comédie humaine animalisée qu’est la pièce originale de Rostand.

    J’y ai découvert le  en particulier le chien Patou, ami avisé du coq Chantecler, mais aussi quelques figures moins sympathiques....                                                 

    À l’occasion des Journées du patrimoine, un blog ami  sérieux publie un long article qu’une modeste trouvaille archéologique fortuite m’a amené à rédiger à propos de chiens.

http://www.auxonne-patrimoine.net/2018/09/quand-rex-portait-une-medaille.html

   Les hommages ne sont pas légion dans les colonnes de Chantecler. Il faut bien dire aussi que les hommages sincères, ça se mérite et le bon Patou les mérite bien.

     La moindre des choses pour Chantecler était donc de saluer son ami de théâtre Patou en empruntant quelques vers au grand Edmond Rostand.

Patou

                    Je suis un horrible mélange !

Je suis le chien total fils de tous les passants !

J’entends japper en moi la voix de tous les sangs :

Griffons, mastiffs, briquets d’Artois et de Saintonge

Mon âme est une meute assise en rond qui songe !

Coq, je suis tous les chiens, je les ai tous été

 

Chantecler

Ça doit faire une énorme somme de bonté !

 

Patou

Vois-tu, nous sommes faits pour nous entendre, frère !

                                    

                                    ( ROSTAND E.,Chantecler, Paris, Fasquelle, 1910, page 36) 

   La pièce fut représentée pour la première fois en 1910 et Daniel de Losques croqua les acteurs dans leurs costumes animaliers. Parmi eux, Patou, que Claudi a habilement détourné et remis au goût du jour !

Patou dans une première inédite de Chantecler

Patou dans une première inédite de Chantecler

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 septembre 2018  (J+3560 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Culture

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 08:09

CHARMOY-CITY : DES MODES DE DÉPLACEMENTS DOUX POUR LA REVITALISATION - du 03 mai 2018 (J+3424 après le vote négatif fondateur)

    Nous avions déjà souligné, dans un précédent article, la ligne programmatique communicationnelle de la majorité municipale en matière de revitalisation.

     Rappelons qu’elle pourrait être résumée par cette citation, tirée d’Inf’Auxonne N° 60 d’avril dernier : « Concomitamment au plan de la revitalisation du Centre-bourg […] une vaste action de communication est mise en place »

DES CONCOMITANCES POUR QUE CHARMOY-CITY AVANCE - du 28 avril 2018

   C’est donc en parfaite concomitance, que le groupe majoritaire municipal publiait sur sa page facebook, à la veille du 1er mai, le compte-rendu d’une manifestation optico-automobile.  

    Avouons que le passage, dans notre charmante cité, de la cohorte vrombissante à forte empreinte médiatique autant que carbonée offrait opportunément à notre groupe de passionnés l’occasion de marquer « sa volonté de braquer les projecteurs » sur Charmoy-City. Pleins phares !!!

    Un plein succès pour les vieilles cylindrées ! C’est toujours un bonheur d’avoir un vieux moulin qui ronronne sous le capot !! Un vieux moulin dont la mélodie de mécanique bien huilée vous emporte et vous grise sur un air de valse !

https://www.youtube.com/watch?v=dozmiHL9bIs

    Et puis, ça fait toujours du grain à moudre pour « une vaste action de communication ». Avec un zeste d’oignon garçon !

CHARMOY-CITY : SPLENDEURS ET MISÈRES DE L’OIGNON - du 05 novembre 2017

    Encore une fois, à en croire nos passionnés de communication et leurs dithyrambiques violons, le public était ravi et la manifestation connaissait un plein succès :    

« De 16h30 à 20h15 ce fut un défilé ininterrompu d’automobiles prestigieuses qui a été offert au public nombreux, tant sur la Place d’Armes que tout au long du parcours dans Auxonne » 

    Voilà de la copie pour le futur Info’tweet n° 61, de la matière en plus de 330 caractères et à plus de 80km/h pour un nouvel article de fond ! À fond la caisse !

    Il faut croire aussi que la page facebook du groupe majoritaire municipal est le porte-parole officiel de la municipalité puisque son rédacteur nous donne à lire cette phrase :

« La Municipalité remercie tous les acteurs de la réussite de cet événement »

   Personne n’est oublié dans la longue liste des remerciés.

   Nous y avons noté avec plaisir la présence de la sympathique chargée de mission Revitalisation que nous saluons ici et qui, n’en doutons pas, aura pu à cette occasion approfondir sa réflexion sur les « modes de déplacements doux » et la « circulation apaisée », concepts largement abordés dans les études revitalisantes en cours dans notre bonne ville !

CHARMOY-CITY : LE CONCERT DE VIOLONS DE LA CONCERTATION  - du 28 février 2018

   Et puis voilà « un défilé ininterrompu » qui a de quoi alimenter la boîte à idées du 22 !

   La boîte à idées du 22 ?

    Oui la pauvre boîte à idées du 22  qui se morfond dans sa livrée rouge écaillée devant un trottoir rapiécé.  Son rêve secret est de se voir muée en Ferrari bien polishée, avec enfin quelque chose à se mettre sous le capot !

CHARMOY-CITY : UNE BOÎTE À MUSIQUE AU 22 RUE THIERS ? - du 26 mars 2018

Charmoy-City, des modes de déplacement doux pour la revitalisation

Charmoy-City, des modes de déplacement doux pour la revitalisation

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 mai 2018  (J+3424 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
1 mai 2018 2 01 /05 /mai /2018 08:31

CHARMOY-CITY : COMMÉMORER « CONCOMITAMMENT » MAI 68 EN AFFICHES - du 01 mai 2018 (J+3422 après le vote négatif fondateur)

   Nous évoquions dans un précédent article la volonté de notre majorité municipale de mettre en place « une vaste action de communication », « concomitamment au plan de revitalisation du Centre-bourg »

DES CONCOMITANCES POUR QUE CHARMOY-CITY AVANCE - du 28 avril 2018

     Le joli mois de mai qui commence aujourd’hui offre justement une idée de communication opportune autour du cinquantenaire de mai 68.

    Cinquante ans déjà ! Comme le temps passe !

    En 1968, c’était le cinquantenaire de 1918, les anciens de 14-18 étaient encore nombreux et, privilège de l’âge, j’eus la chance, au cours des années 60, d’entendre leurs nombreux témoignages d’hommes démolis.

     Le Père Chemin, ancien facteur, quand il avait copieusement rincé sa pauvre gueule cassée tenait des discours savants sur le trottoir de la rue Carnot. Il vantait en particulier les mérites de la mnémotechnie, science aujourd’hui définitivement en péril dans un siècle d’amnésie.     

     Impossible d’oublier l’étymologie très personnelle qu’il donnait du mot : « mnémotechnie : du grec mnémo, mémoire et technie, se rappeler ». Il donnait des conseils diététiques avant l’heure et prohibait en particulier la moutarde : « un poison » selon lui.

    Il ponctuait ses discours d’un mot en trois syllabes dont ma mémoire n’a gardé que le rythme et, ce faisant, du dos de la main, il faisait claquer sa mâchoire démolie par un éclat d’obus boche au Chemin des Dames.

    À l’occasion, le Père Berthaut, quand la houle était haute et que ça tanguait fort pour cet ancien de la colo, accrochait sa « rouge » au cou de son petit chien.

    Le Père Chemin et le Père Berthaut étaient des habitués du même bar-tabac Murat, tenu encore quelques années avant par un poilu unijambiste, ancien combattant pacifiste, qui m’avait conté la fameuse histoire du « pantalon ».

https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Pantalon

       Un demi-siècle a passé depuis, les poilus ont disparu, remplacés par la cohorte chenue des soixante-huitards ! On finit toujours par devenir l’ancien de quelque chose. Mais quand je regarde mes pairs, ces anciens bien rangés et bien soignés de mai 68,  je me prends à regretter le Père Chemin du Chemin des Dames et ses divagations passionnantes !

      Soyons juste cependant, si la geste de mai 68 n’a pas la terrible ampleur de celle de 14-18, elle a marqué néanmoins notre société de son empreinte dans de nombreux domaines.

    Mai 68 s’est vu attribuer depuis la responsabilité de bien des maux. S’il est un domaine cependant où Mai 68 a brillé par sa créativité, et que personne ne peut lui dénier, c’est celui de la communication !

    Dès 2005, une grande enseigne l’avait bien compris.

    Notre majorité municipale adepte d’« une vaste action de communication » « concomitamment au plan de revitalisation du Centre-bourg » pourrait être bien inspirée de suivre l’exemple de cette grande enseigne au profit de laquelle elle a largement œuvré  en la personne de son leader.

    Une exposition d’affiches de mai 68 « concomitamment au plan de revitalisation du Centre-bourg », voilà qui serait  une bonne idée.

    Comme, vous le montre Claudi, nos petits lapins du CMJ ont déjà tout compris !

    Coller de belles affiches historiques, c’est tout de même plus sympa que ramasser canettes et papiers gras !

ALBUM  - Et si on nettoyait la nature ?

Charmoy-city, commémorer concomitamment mai 68 en affiches

Charmoy-city, commémorer concomitamment mai 68 en affiches

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 01 mai  (J+3422 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 07:31

CHARMOY-CITY : TINTAMARRE  AUTOUR D’UNE « CENSURE » - du 16 FÉVRIER 2018 (J+3348 après le vote négatif fondateur)

 

   Dans notre précédent article nous évoquions la réaction d’un groupe d’opposition ayant vu  sa communication  écartée de la tribune libre du dernier numéro paru du magazine trimestriel de notre bonne ville, ceci au motif que l’article n’était pas conforme au règlement intérieur du Conseil municipal

CHARMOY-CITY, HUIS CLOS POUR LE NOUVEAU CMJ ? - du 14 FÉVRIER 2018

   Il n’est pas dans notre intention d’évoquer le dit règlement, pas plus que de démêler l’écheveau des discussions byzantines ayant présidé au vote de sa dernière mouture, lors de la séance du conseil du 27 septembre dernier. Le lecteur intéressé pourra néanmoins se reporter à l’extrait du procès-verbal correspondant, relatant le débat et le vote final. Comprenne qui pourra !

    L’intérêt que nous retenons plus généralement de ces guerres picrocholines et des réactions qu’elles induisent, c’est qu’elles viennent de remettre en lumière une grande figure négative du combat pour la liberté de presse : la censure.

      Dans le même temps que la page de tribune libre réservée à l’opposition  devenait  presque aussi déserte que l’espace réservé au public lors des séances du conseil municipal, la figure bien oubliée d’Anastasie, la mégère aux grands ciseaux  renaissait sur la page facebook d’un groupe d’opposition

     Une occasion pour nous, sans prétention, de faire un peu d’histoire en insistant sur le caractère prégnant de la censure au dix-neuvième siècle et du pouvoir inattendu qu’elle a eu d’inspirer l’imagination féconde des artistes …

       Ainsi de Léon-Charles Bienvenu, dit Touchatout (1835-1910) journaliste pamphlétaire, rédacteur du Tintamarre  et du Trombinoscope, qui publie en 1874 l’Histoire tintamarresque de Napoléon III, un recueil illustré de vignettes satiriques que le Larousse qualifie d' « impitoyable pamphlet, œuvre d'un justicier sans pitié » (Source Wikipédia).

    Après les pompeux Napoléonides, cette Histoire tintamarresque de Napoléon III, bien qu’elle ne concerne que le neveu du grand Bonaparte, mériterait par son caractère attrayant autant qu’impertinent de figurer dans notre future médiathèque, « espace qui pourra, dans le futur, constituer un pôle de référence sur Napoléon Bonaparte, selon le troisième adjoint ». (Le Bien Public du 20 novembre dernier).

CHARMOY-CITY : « LES NAPOLÉONIDES » POUR LA FUTURE MÉDIATHÈQUE ? - du 03 FÉVRIER 2018

    Dans l’Histoire tintamarresque de Napoléon III, Touchatout dépeint avec beaucoup d’humour la censure de son temps.

       Le sujet est brusquement devenu très actuel dans notre bonne cité en voie de revitalisation de son centre-bourg mais aussi… d’Anastasie.

        En conséquence, pour se mettre au diapason de l’actualité, Claudi, pour son illustration du jour, a puisé l’inspiration chez Touchatout  et son Histoire tintamarresque de Napoléon III

       Pour ceux et celles qui voudraient en savoir plus sur la censure vue par Touchatout, nous publions un extrait de l’Histoire tintamarresque de Napoléon III.

       Pour sortir un peu des pantalonnades et élever le débat, nous offrons en conclusion à nos lecteurs un exemple parmi tant d’autres de ces œuvres courageuses, mais indésirables ou inopportunes, parce-que dérangeantes et  ne tombant pas au bon moment. Elles  doivent alors affronter la réserve frileuse des gens de pouvoir, censure molle, mais au bout du compte le public a bon cœur et finit  toujours par les consacrer.

http://www.lepoint.fr/musique/vive-la-censure-nuit-et-brouillard-inopportune-25-10-2014-1875568_38.php

Charmoy-City, cité carnavalesque et tintamarresque

Charmoy-City, cité carnavalesque et tintamarresque

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 16 février 2018  (J+3348 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
3 février 2018 6 03 /02 /février /2018 09:08

CHARMOY-CITY : « LES NAPOLÉONIDES » POUR LA FUTURE MÉDIATHÈQUE ? - du 03 FÉVRIER 2018 (J+3335 après le vote négatif fondateur)

     Le Bien Public du 20 novembre dernier annonçait : « AUXONNE INFRASTRUCTURE La nouvelle médiathèque sera prête dans deux ans ».

   Depuis, d’autres annonces publiques de sources diverses ont mis un bémol à cette annonce initiale. Nous en avons fait l’inventaire détaillé dans le cours d’un récent article.

CHARMOY-CITY, VŒUX DU MAIRE, LES « PETITS PROTÉGÉS » N’ONT PAS ÉTÉ NOMINÉS- du 28 janvier 2018

        Les délais d’ouverture annoncés dans l’article du 20 novembre dernier, cité plus haut, doivent donc être revus. Pour autant, le contenu de l’article ne manque pas d’intérêt.  

          Il précise ainsi : « Pour ce qui concerne l’ancienne structure [N.D.L.R. : l’actuelle bibliothèque], elle sera transformée, en cherchant à conserver son caractère et son cadre historique, avec une salle d’étude dédiée au fonds du patrimoine local. De plus, il s’agira d’un espace qui pourra, dans le futur, constituer un pôle de référence sur Napoléon Bonaparte, selon le troisième adjoint. Il sera de forme polyédrique et permettra aux usagers d’avoir une autre perception de la culture. »

CHARMOY-CITY : LES PHILOSOPHES, LE POLYÈDRE ET LA MÉDIATHÈQUE- du 23 novembre 2017

      Notre article d’aujourd’hui est inspiré plus précisément par ces propos du « troisième adjoint » rapportés dans l’article et selon lesquels, « il s’agira d’un espace qui pourra, dans le futur, constituer un pôle de référence sur Napoléon Bonaparte »

    Chacun sait que les ouvrages relatifs à Napoléon Bonaparte ne manquent pas. Le catalogue général de la Bibliothèque nationale de France compte en effet, à ce propos, plus de 40000 documents de nature diverse répondant au mot-clef « Napoléon Bonaparte ».

     Il faudra donc nécessairement sélectionner, miser sur la rareté, et sortir des sentiers battus. Parmi les « curiosités bibliographiques » relatives à l’Empereur, nous avons récemment découvert un ouvrage de la période d’entre-deux guerres intitulé Les Napoléonides. Un ouvrage rare,  que ces Napoléonides, tiré à 500 exemplaires. Tout comme les lanthanides, qui, comme chacun sait, sont les fameuses terres rares si convoitées dans la compétition mondiale pour les matières premières.

    Ces Napoléonides avaient déjà connu un précédent au singulier. En effet, en 1861,  le Docteur Paul Barbarin-Durivaud éditait à Limoges, ville d’artistes s’il en est, un long poème épique dédié à l’Empereur Napoléon III et intitulé La Napoléonide.

      Mais plus que le neveu, c’est l’oncle prestigieux qui nous intéresse, nous laisserons donc de côté La Napoléonide pour en venir  aux Napoléonides, notre sujet du jour.

     

      En 1924, Roger Farjon sénateur-maire de Boulogne-sur-Mer et patron de la fameuse entreprise de compas, plumes et crayons Baignol & Farjon, était aussi tête de liste d’une souscription pour la publication d’un ouvrage de l’un de ses concitoyens, Alfred Dubout, ouvrage intitulé Les Napoléonides.

   Un mot sur Alfred Dubout (1854-1936), poète et dramaturge boulonnais, qui ne doit pas être confondu avec le célèbre dessinateur. Une étude rapide de sa bibliographie montre qu’il pêchait habituellement l’inspiration dans des sujets historiques, de Frédégonde à Bayard en passant par Napoléon.

      Les curieux pourront le lire sur Gallica en édition numérique. Son ouvrage de jeunesse, intitulé Quelques vers,  imprimé en 1879 à Boulogne chez la Veuve AIGRE, 4, rue des Vieillards, ne manque pas, malgré l’intitulé rebutant de son lieu d’édition, d’une certaine fraîcheur.

      Sous un titre terrible emprunté à Victor Hugo, Histoire d’un crime, il relate la malencontreuse aventure d’un jeune chasseur abattant par erreur Jeannot, un lapin devenu le familier de la maison ! Et pourtant, le silencieux pour  chasseurs discrets n’avait pas encore été inventé !

         En 1924, cependant, le temps a passé, l’enflure de la pompe s’est installée, et la fraîcheur s’est envolée.

       Les Napoléonides est une œuvre sévère qui s’ouvre sur une dédicace en hommage aux combattants de la Grande Guerre. Suit la liste pompeuse des bénéficiaires auxquels ont été offerts des exemplaires en hommage : le prince Victor Napoléon, le président Poincaré, les grands vainqueurs de 14-18 de Clémenceau à Pétain, les chefs d’état des nations alliées ; une liste d’institutions et de bibliothèques prestigieuses ferme la marche.

     L’ouvrage consiste en un recueil de 134 stances de 5 vers, inspirées de paroles ou d’actions de Bonaparte et classées selon cinq  grands thèmes (Bonaparte, l’Empereur, Le Chef, Pensées diverses, Sainte-Hélène)

     À titre d’échantillon nous citerons deux de ces stances : la stance III du cycle « Bonaparte » qui en compte 26 (page 13) et la stance XXX du cycle « Pensées diverses » qui en compte aussi 26 (page 123).

    La stance III du cycle « Bonaparte » concerne un épisode du séjour auxonnais (de février 1791 à juin 1791) que nous avons déjà évoqué dans ce blog

BONAPARTE À AUXONNE ou le Promeneur Solitaire Corse (12) - du 03 janvier 2018

« J’ai vécu lieutenant et fait vivre mon frère.

Qui n’avait pas treize ans, avec trois francs par jour.

Se loger, s’habiller, se nourrir ‒ grosse affaire !

Pas de dettes pourtant, de dettes ni d’amour,

Ma première maîtresse eut pour nom la Misère. »

 

La stance XXX du cycle « Pensées diverses » a beaucoup plus mal vieilli et ne peut plus guère déclencher aujourd’hui que la moquerie ou le scandale.

      Rappelons quand même, pour replacer le livre dans son temps, que Les Napoléonides sont un ouvrage écrit par un homme, à la gloire d’un autre homme et dédié uniquement à des hommes…. si l’on excepte toutefois  « Madame Veuve Woodrow WILSON en mémoire de Monsieur Woodrow WILSON, ex-président des États-Unis »

    Voici la stance en question :

 

« En politique, Dieu nous garde de Corinne !

Qu’elle trône au théâtre, à l’église, au salon,

Soit !....Mais, dans nos Conseils, point du sexe en jupon !

Exceptons cependant la Grande Catherine,

À qui rien ne manquait que la barbe au menton ! »

 

      Il est clair qu’il est devenu impossible aujourd’hui d’écrire de tels vers, empreints d’une aussi grossière misogynie ! Tout le monde connaît évidemment la Grande Catherine, impératrice de Russie « À qui rien ne manquait que la barbe au menton ».

       Quant à « Corinne »,  pour  ceux/celles de nos lecteurs/trices qui se perdraient en improbables conjectures, précisons que le prénom désigne ici sans ambiguïté Madame de Staël, auteure du roman Corinne ou l’Italie dans lequel la fille de Necker emprunte la voix de Corinne pour exprimer ses options féministes et esthétiques.      

     Corinne ou l’Italie ainsi que De l’Allemagne font partie de ces œuvres par lesquelles Madame de Staël, fille de Necker, s’oppose à l’autoritarisme de Bonaparte, posture qui lui vaut une interdiction de séjour en France durant l’Empire. Qu’il soit petit ou qu’il soit grand, il en coûte toujours de froisser le prince !

       Même si Les Napoléonides, c’est évident, ne constituent pas un chef-d’œuvre impérissable, cette œuvre n’en reste pas moins une curiosité bibliographique non dépourvue d’intérêt, et dans laquelle le curieux peut encore dénicher quelques perles !

     Claudi me fait remarquer au passage qu’il n’y a aucune trace du fameux « chapeau » dans Les Napoléonides. Remarquez bien,  si vous cherchez à voir le « chapeau » à Charmoy-city, je vous souhaite d’avance bien du plaisir !

    En désespoir de cause, Claudi a donc décidé d’ajouter une 135ème stance inédite consacrée au chapeau !

 

Cocarde tricolore et ganse de soie noire

Chez Poupart, chapelier, c’est là que je suis né

Mon feutre fatigué tout  imprégné d’histoire

A couvert un grand chef qui aima nous porter

Moi et quarante frères que l’on garde en mémoire.

 

Charmoy-City : pour le chapeau de Napoléon, une stance inédite ajoutée aux Napoléonides

Charmoy-City : pour le chapeau de Napoléon, une stance inédite ajoutée aux Napoléonides

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 03 février 2018  (J+3335 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 06:45

CHARMOY-CITY : QUAND MARIANNE RENCONTRE FEYDEAU - du 07 novembre 2017 (J+3247 après le vote négatif fondateur)

    Samedi dernier, dans la salle de l’ex-tribunal de commerce, où trône encore un buste de Marianne intéressant par son style suranné IIIème République, un public nombreux et enthousiaste n’a pas boudé son plaisir lors de la soirée organisée par le groupe théâtral « Caramel et chocolat ».

      « Caramel et chocolat » recevait en invitée la troupe « Flamboyance Scène » pour le gros morceau de la  soirée : une interprétation de la célèbre pièce de Georges Feydeau Mais n’te promène donc pas toute nue.

      Sous le même patronage de Georges Feydeau, « Caramel et chocolat »  lançait aussi, à cette occasion et en lever de rideau, la troupe nouvellement créée « la Fabricole » dans une interprétation des Fiancés en herbe, œuvre de jeunesse du dramaturge. (voir l'article en ligne du Bien public d'hier :"AUXONNE Première scène pour La Fabricole")

      Ce parcours sans entracte et très bien mené conduisait le spectateur du monde ingénu et poétique de l’enfance, en butte au carcan scolaire, jusqu’à à la trivialité prétentieuse des bons élèves devenus, l’âge aidant, notabilités bourgeoises.

       Un programme, pour tout dire décoiffant et plein d’insolence, entre tableau noir et séances de la chambre parlementaire ou… conjugale.

     En transition entre les deux œuvres de Feydeau, le groupe  « Caramel et chocolat » reprenait au bond et à sa manière la célèbre fable de La Fontaine Le Corbeau et le renard, argument des Fiancés en herbe, enchaînait avec La Cigale et la Fourmi  puis nous donnait avec talent et en musique deux célébrissimes poèmes « scolaires » de Prévert : En sortant de l’école et Page d’écriture.

     Un quart de siècle sépare les deux œuvres de Feydeau. Georges Feydeau a vingt-quatre ans, lorsqu’en 1886, il écrit Fiancés en herbe, mais c’est aux portes de la cinquantaine, en 1911, qu’il écrit sa féroce comédie de mœurs en un acte  Mais n’te promène donc pas toute nue.

      Fiancés en herbe nous laisse à penser que Feydeau fut sans doute un élève rebelle. Il est évident que le discours de l’enfant devenu auteur a conservé toute la fraîcheur et l’impertinence des questions et des réflexions enfantines.

Dans notre temps agité de questions sur la famille et la filiation, Feydeau nous parle encore !

« RENÉ : […] Si tu épousais ton papa, tu deviendrais la maman de ton petit frère...

HENRIETTE : C’est vrai pourtant... et je deviendrais ma maman aussi à moi ! Puisque je serais la femme de papa... et que je suis sa fille !

RENÉ : Il n’y aurait plus moyen de s’y reconnaître !

HENRIETTE : Non, mais me vois-tu ma maman à moi ! Ce que je me gâterais ! »

       Mais n’te promène donc pas toute nue ne pose plus de telles questions. Comme le titre l’indique, le député Ventroux et son épouse Clarisse se querellent en permanence à propos de décence. La vêture légère adoptée régulièrement par Clarisse irrite le parlementaire pour des motifs de décence affichée :

CLARISSE : Oh ! qui veux-tu qui regarde ?

VENTROUX : Qui ? (Indiquant la fenêtre du geste.) Mais Clemenceau, ma chère amie !... Clémenceau, qui demeure en face !... et qui est tout le temps à sa fenêtre !

CLARISSE : Bah ! il en a vu bien d’autres, Clemenceau !

VENTROUX : C’est possible !... C’est possible, qu’il en ait vu d’autres, mais j’aime autant qu’il ne voie pas celle-là. Ah ! ben, je serais propre ! […]  Tu ne connais pas Clémenceau ! C’est notre premier comique, à nous !... Il a un esprit gavroche ! Il est terrible ! Qu’il fasse un mot sur moi, qu’il me colle un sobriquet, il peut me couler !

   En matière de décence, Clarisse a sa conception bien à elle et qui n’a pas pris une ride si l’on en croit l’actualité :

« Je ne te connaissais pas ; et, crac, du jour au lendemain, parce qu’il y avait un gros monsieur en ceinture tricolore devant qui on avait dit "oui", c’était admis ! Tu me voyais toute nue. Eh ben ! Ça, c’est indécent. »

       On ne s’étonnera donc pas que ce soit précisément au théâtre Fémina  que la pièce fut représentée  pour la première fois le 25 novembre 1911.

     Brochant sur ce colloque domestique à propos de la décence, le monde politique s’introduit chez le député  Ventroux en la personne de Monsieur Hochepaix, maire de Moussillon-les-Indrets venu « trouver amicalement son député pour lui soumettre un desideratum de ses administrés et le prier de s’y intéresser auprès du ministre compétent »

       Après bien des péripéties, liées encore une fois au déshabillé de Madame et mettant encore en avant moult considérations d’ordre corporel, Hochepaix finit par présenter sa requête d’ordre ferroviaire : «  Eh bien, voilà ! c’est à propos de l’express de Paris, n’est-ce pas ? qui s’arrête à Morinville et qui brûle Moussillon-les-Indrets... qui est un centre au moins aussi important ».

   Là encore le sujet ne manque pas pour nous d’actualité !

CHARMOY-CITY : LES POTS CASSÉS DE LA HALTE DE VILLERS- du 24 octobre 2017

         Sur un mode plus anecdotique et plus personnel, nous retiendrons cet échange entre le maire Hochepaix et le député Ventroux.

     Ventroux vient de déplorer l’attitude, pour le moins discourtoise, de Hochepaix à son égard lors des dernières élections…. Et voilà la suite

HOCHEPAIX (vivement en étendant les mains comme pour enserrer celles de Ventroux) : Ça n’enlève rien à l’estime, croyez-le bien !

VENTROUX : Ah ! Très touché !

    En résumé, une bonne soirée pour un spectacle bien mené, roboratif, récréatif, sans complexes et stimulant la réflexion.

CHARMOY-CITY : POUR EN FINIR AVEC LE PSC - du 26 octobre 2017

Charmoy-City, quand Marianne rencontre Feydeau

Charmoy-City, quand Marianne rencontre Feydeau

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 07 novembre 2017 (J+3247 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 08:10

NO LIBRARY À CHARMOY-CITY - du 6 novembre  2016 (J+2881 après le vote négatif fondateur)

     Vous savez tout sur le minibus de 9h47, mais vous aimeriez en savoir plus sur le chef-d’œuvre de Georges Courteline Le train de 8h47. Le train de 8h47, dans la littérature satirique, voilà, toutes proportions gardées, le grand prédécesseur de notre modeste minibus de 9h47.

     Grâce à Claudi vous savez tout sur le minibus de 9h47, mais vous aimeriez en savoir plus sur Le train de 8h47. Alors, aujourd’hui, c’est décidé vous allez le commander à la librairie de la Place d’Armes. La Place d’Armes c’est en effet tout indiqué pour commander…une prise d’armes ou un roman de mœurs militaires.

      Pour la prise d’armes, ça roule (roulez tambours !), on a le spécialiste photographe retaillé et bon de guerre qui va bien, mais pour le roman, ça c’est plus coton mon colon, car la librairie de la Place d’Armes elle a fermé y’a pas longtemps, mais pour longtemps. Fermez le ban ! Adieu roman ! No milk today but No library everyday ! Bonjour nostalgie !

https://www.youtube.com/watch?v=AuGWNshGM64

    Ne soyons donc pas pessimiste ! Il ne faudrait pas fermer le roman avant de l’avoir lu ! L’heure est à la revitalisation et à la redynamisation du centre-bourg…et de la lecture.

       Alors si vous avez vraiment envie de lire Le train de 8h47, même si la librairie de la Place d’Armes est fermée, vous le pouvez, car pour le lire, vous n’êtes pas obligé de l’acheter !

      Non, je ne parle pas de le voler ! Voler Le train de 8h47 imaginez un peu ! Et pourquoi pas voler le minibus de 9h47 pendant que vous y êtes. Vous imaginez un peu le scandale, et l’article dans le journal !

       Oui lire Le train de 8h47, en exemplaire papier vous le pouvez, nos équipements culturels locaux le permettent.

     Non, grand-père, pas besoin d’aller au musée ! Courteline au musée, qu’est-ce-que tu vas chercher ! Quelle drôle d’idée courtelinesque ! D’ailleurs le musée il est fermé comme chacun sait !

UN CHAPEAU POUR LE CHARMOY ?- du 28 Août 2016

      Pas besoin d’aller au musée, il suffit tout bonnement d’aller emprunter Le train de 8h47…Non ! Pas à la gare l’ancêtre ! À la bibliothèque ! Aussi simple que ça !

GARES DE CHARME À CHARMOY-CITY ? - du 12 MAI 2016

    Mais comme dirait ce vieil Alfred (de Musset) : « Il faut qu’une bibliothèque soit ouverte ou fermée ». Et manque de pot, pour le moment elle est fermée ! C’est le cas de le dire : No library à Charmoy-City sur toute la ligne.

    Du coup,  Le train de 8h47 risque d’avoir un peu de retard ! Alors, si vous aimez la lecture, il faudra vous contenter du journal. À défaut de découvrir les mésaventures de Croquebol et la Guillaumette vous suivrez, sans en perdre une miette, la passionnante saga des travaux de la station-service du Charmoy (3 épisodes déjà parus) !

DES CAROTTES AU CHARMOY- du 24 JUIN 2016

      Et si vous aimez le live, si vous voulez vivre la saga en direct, faites comme Arlette et Gaston, prenez vos parapluies et montez au Charmoy !

 

No library à Charmoy-City

No library à Charmoy-City

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 6 novembre 2016  (J+2881 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Culture
15 février 2014 6 15 /02 /février /2014 00:00

TOISON D’OR - du 15 février 2014 (J+1886 après le vote négatif fondateur)

  

  À titre de bref intermède dans notre  grand cycle du Charmoy, nous voudrions faire partager à nos fidèles lecteurs/trices nos impressions concernant le spectacle « Monstre-moi » présenté hier soir dans notre salle événementielle par la Ville d’Auxonne et Le Turlupin en présence de Monsieur le Maire et Monsieur le Conseiller général. Ce « one women show » très physique et d’une grande intensité dramatique était mis en scène et interprété par Catherine Gourdon qui a tenu son public en haleine une heure durant, mêlant  le tendre et le violent, le pathétique et le trivial.

     « Monstre-moi », c’est un monstre qui se montre, déclinant dans l’outrance toute la palette des passions féminines. « Monstre-moi » c’est la passion de Médée réduite à l’os, démontrée avec une grande économie de moyens et une grande hardiesse dans les artifices de scène. En ouverture, la mère trompée et jalouse est seule sur scène, en grande robe blanche et perruque apprêtée, en proie à l’agitation, ses deux fils, elle va les « pondre » littéralement devant nous, et dans les affres : ce sont deux melons d’Espagne rugbyformes. Contemplant amoureusement son œuvre déposée sur l’unique chaise de la scène, la génitrice fredonne un chant de Noël : « Il est né… ». Ma voisine, une adolescente, laisse alors échapper : « Elle va les couver ! ». Pas trop ! Cette Médée-poule, rageant contre son mari Jason et sa poule Créuse, lève bientôt le masque : bas la perruque, de laquelle surgit l’opulente chevelure en désordre d’une folle ; aux orties, la robe pleine de candeur, la furie se dévoile dans le simple appareil d’une lingerie noire.

     La vengeance est à présent en marche, provocante, impudique, à califourchon sur la chaise : Tartuffe redoute d’entrevoir une toison qui ne serait pas d’or. Mort à Créuse, la putain !  Créuse,  c’est la fille de Créon roi de Corinthe, que Jason a décidé d’épouser, délaissant Médée qui lui a tout sacrifié. L’empoisonnement de Créuse par la tunique magique est habilement transposé dans une scène fumante où l’on voit la flamme dévorer la photo de la pin-up Créuse représentée sur un tract à l’en-tête de la Ville de Corinthe. Un tract, je vous le jure, dont la vue m’a fait penser irrésistiblement à ceux que nous commençons à recevoir depuis quelque temps dans nos boîtes à lettres. Excusez le rapprochement, nos passions électorales auxonnaises n’ont pas encore rejoint les grands mythes et, chez nous, la Toison d’Or, n’est tout au plus qu’un grand centre commercial dont certains rêvent pour le Charmoy et Corinthe une « marque » de raisins.

    Chez Médée, la passion et confusion des sentiments est renforcée par la confusion du langage qui prend des tonalités ibériques. La gestuelle s’accorde avec ces variations et débouche tantôt sur un paso doble irrésistible, tantôt sur une douce berceuse catalane (?) où la furieuse apaisée berce ses deux melons. À propos des melons rugbyformes, les postures de l’actrice promenant ses deux fruits chéris sur son corps peuvent rappeler, version féminine, certaines photos d’un célèbre calendrier. Question de genre ! Mauvais diront certains.

     Le spectacle tire à sa fin et les fistons vont être sacrifiés sur l’autel de la vengeance. Rouge et noir ! Les lumières de la scène rougeoient, les melons explosent en giclant sur la scène, projetés par la démente échevelée en nez rouge et lingerie noire qui les piétine, tiaf ! tiaf !, s’y vautre et pour finir les dévore et les régurgite dans une scène qui évoque irrésistiblement le Saturne dévorant ses enfants de Goya.

     C’est fini, tout est consommé, au propre comme au figuré, Médée retire son nez rouge, redevient humaine et salue l’assistance médusée en annonçant qu’elle va prendre une douche.

  Une clownerie pour le moins tragique et qui aura sans doute été diversement appréciée. À notre sens un spectacle roboratif et délibérément provocant. Toutes mes excuses pour finir : Claudi, toujours dans sa tranchée n’a pas voulu me dessiner une Médée !

 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 février 2014  (J+1886 après le vote négatif fondateur)

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Culture