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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 00:00

 BV 74 – du 6 juin 2012

 

     Désolé de décevoir les mélomanes, il ne s’agira pas, dans cet article, de musicologie comme pouvait le laisser supposer le titre. Il est vrai, Chantecler, ce vieux radoteur, est souvent éclectique (d’aucuns qualifient même ses propos de « saugrenus»), mais nous n’évoquerons, ni ne chanterons même ici la cantate BWV 74 composée par J.S. Bach pour la Pentecôte 1725. Remarquons toutefois, que par un curieux hasard, le récitatif  de cette œuvre : « Die Wohnung ist bereit » traduisons : « La demeure est prête » n’est quand même pas tout à fait étranger à notre thème d’aujourd’hui.

      Au risque de faire frémir les mânes du grand musicien, il nous suffira pour entrer dans le vif du sujet de traduire pragmatiquement « La demeure est prête » car « la maîtrise foncière de la zone est concrétisée ». La translation paraîtra brutale, mais à chaque siècle ses temples ! à chaque siècle ses dieux !

     Le 18 mai 2009, le Conseil municipal de la Ville d’Auxonne décidait à la majorité de céder la parcelle communale BV 74 au Groupe LECLERC (voir extrait à la fin).

    Rappelons que cette délibération officielle venait clore quelques mois d’un travail de prospection que, ne suivant pas en cela les propos des mauvaises langues, nous  qualifierons simplement de « discret ». Ce travail de prospection, mené assidûment sans tambour ni trompette, dut convenir à son bénéficiaire, puisque celui-ci, à la fin des comptes, alla jusqu’à décerner un satisfecit écrit :

       « A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué (sic) le projet »

     (Lettre du Groupe E. Leclerc  datée du 14/04/09 et adressée au Maire d’Auxonne sous la signature de son Président de l’Expansion F. TRITANT. Cette lettre est publiée in-extenso dans Inf’Auxonne N° 25 de Mai 2009 p. 4).

         Le 18 mai 2009, décision était donc prise en assemblée, publiquement et sans crainte de « divulgation » de céder ladite parcelle à la SARL BOUXDIS. Précisons que le « dirigeant principal » (information manageo.fr) de BOUXDIS est Daniel PRUNIER, « propriétaire de trois magasins [LECLERC] en Haute-Saône : un à LURE (5300 m²) et deux à VESOUL (un hyper de 6000 m² et un Leclerc express de 1200 m² couplé à un drive) (information lineaires.com).

        La parcelle BV 74 est une bande de terrain large de 30 m environ, longeant sur près de 300 m le cours du Bief Pérou sur sa rive droite et qui donne sur le chemin rural prolongeant la rue de Rosières. Elle avait été initialement acquise par la ville pour être mise à la disposition d’Agrobio. Les personnes souhaitant de plus amples détails se reporteront avec profit au Procès-verbal du Conseil municipal du 18 mai 2009 disponible sur le site de la Ville d’Auxonne,  les débats soulevés autour de cette cession nous ont semblé très instructifs.

         Nous ignorons le statut immobilier actuel de la parcelle BV 74. Une seule chose est certaine, compte tenu de la modification du projet LECLERC entre 2009 et 2010 (voir le plan sur Chantecler n° 12 du 27 janvier 2012 disponible sur notre site) cette parcelle BV 74 n’est plus, et de loin, dans le périmètre du projet. Qui en est à présent le propriétaire ? Il est probable que ce soit encore la Commune d’Auxonne. Quel est son usage actuel ? Nous l’ignorons.

         Compte tenu des préoccupations environnementales exprimées au cours des derniers mois dans les documents  relatifs aux projets sur la zone du Charmoy, ce site initialement destiné à l’agriculture biologique et longeant sur près de 300 m un « ruisseau préservé » (bien public.com du 19/01/12 et Le Bien Public du 20/01/12), devrait mériter le plus vif intérêt.

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 6  juin 2012

      

EXTRAIT DU PROCÈS VERBAL DU CONSEIL MUNICIPAL DU 18 MAI 2009

 

         7)   CESSION DE PARCELLE DANS LA ZONE DU CHARMOY

 

Dans le cadre de l’aménagement de la zone commerciale du Charmoy, la ville est propriétaire de la parcelle BV 74. Cette parcelle a une contenance de 81 a 26 ca. Comme cela a été proposé aux autres propriétaires fonciers de la zone, il est envisagé de céder cette parcelle au prix de 10 € le mètre carré auquel s’ajoute une indemnité au titre de l’espace d’arbres fruitiers pour une valeur de 18 740 €.

 

Vu l’article L 2121-29 du code général des collectivités territoriales ;

Vu l’avis de la Commission Urbanisme et Développement Economique du 12 mai 2009 ;

Vu l’avis de France Domaine du 19 février 2009 estimant le prix à 3,80€ le mètre carré

 

Le Conseil Municipal décide à la majorité :

 

ARTICLE 1er : de céder  la parcelle BV 74 sis dans la zone du Charmoy, d’une contenance de 81 a 26 ca à la SARL BOUXDIS basée rue du Ladhof (68000 COLMAR) au prix de 10 € le mètre carré auquel s’ajoute une indemnité au titre de l’espace d’arbres fruitiers pour une valeur de 18 740 €.

 

ARTICLE 2 : de confier la préparation de l’acte à Maître HENNART (basé à LURE, 70200)

 

ARTICLE 3 : d’autoriser Monsieur le Maire à signer tout document consécutif à cette session  

        

 

 

 

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
5 juin 2012 2 05 /06 /juin /2012 00:00

 DUCHARMOY candidat ! – du 5 juin 2012

 

      Juin 2010, c’est déjà loin….Rappelez-vous pourtant l’atmosphère de kermesse permanente qui régnait alors dans la ville : la grande distribution…de tracts sur les marchés, à la sortie des écoles et dans les boîtes à lettres qui débordaient, les chevauchées fantastiques, et puis des affiches, des affiches partout, de ces belles affiches jaune-fluo comme on n’en fait plus, de ces affiches imprimées à LURE qui disaient OUI et refleurissaient comme par miracle  dès qu’arrachées !

     Et enfin, la récompense bien méritée pour tant de papier gaspillé : un triomphe sorti des urnes le 27 juin au soir, une majorité de OUI introuvable, à faire rêver les amateurs de plébiscites, à faire péter la super-manchette en bleu d’Inf’Auxonne N° 29 !

      Juin 2012 est plus morose, ciel gris et pluie, et puis  l’ère est austère. L’autre jour je pensais, si je m’appelais DUCHARMOY pas DU CHARMOY, trop aristo, mais DUCHARMOY d’un seul morceau ou d’un seul tenant (comme ils en rêvent), si je m’appelais DUCHARMOY, je me présenterais à la députation, on ne me prendrait plus pour un con, on dirait même DUCHARMOY quel joli nom ! Qu’importe qu’il soit du centre, de droite, et même de gauche encore avec, c’est DUCHARMOY que nous voulons !

       Et les belles affiches que je ferais alors avec ce seul slogan DUDUCHE   DUCHARME  DUCHARMOY brochant sur le fond d’un grand pré vert fleuri de boutons d’or ! Floréal et Prairial réunis ! Un vrai printemps arable, la révolution des boutons d’or !

      Mais voilà, je ne m’appelle pas DUCHARMOY. Et puis les noms en Z n’ont plus la vogue par les temps qui courent. Et puis juin 2012 est si  morose, même si fleurissent tant de roses et puis, ma mère,  l’ère est austère !

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 5  juin 2012

      

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 00:00

Après les métinges du 1er mai on attend toujours la vague - du 3 mai 2012

   Un rapide coup d’œil, tout d’abord, sur le 1er mai au Charmoy. La CBFCC (Confédération Bourgogne-Franche-Comté des syndicats de Chiroptères) a obtenu « l’extinction de l’enseigne lumineuse » à 20 heures au lieu de 21. Ce fait démontre, s’il en était encore besoin, que les syndicats, ça peut servir à quelque chose !

        Quant à la tornade, prévue et redoutée relativement à l’attente de l’« impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion de la clientèle », elle ne s’est pas produite, la force des vents ayant été mobilisée à destination des  champs d’éoliennes en vue de « tenir l’objectif de 23% de notre consommation finale en énergies renouvelables en 2020 » (Cf. « La France forte »).

       Tout s’est donc passé au mieux avant-hier pour ce 1er mai au Charmoy tout aussi nouveau que le 1er mai au  3-4-0, comme disait l’autre.

      3-4-0 ? Kézako ?

      Duplouc ! Tu connais pas ? Non ! C’est pas un club privé, ni le tiercé gagnant, Le 3-4-0, tout le monde connaît ! La place du 3-4-0, c’est une place à Paris, dans le 16ème, un arrondissement ouvrier. Tu piges ?

      Tiens au fait, hier matin, en écho du discours du 3-4-0, j’avais « La France forte » dans ma boîte.

      Par temps de pluie, je dévore tout ce qui s’imprime, alors j’ai dévoré « La France forte », un peu humide. Dans le cadre de ma petite feuille je ne peux prétendre ennuyer mes lecteurs qui se sont couchés tard avec une recension complète du programme il y a des débats pour ça je m’en tiendrai donc uniquement au premier titre :

« 1. Rendre la parole aux Français »

         «  • Sur les sujets essentiels, solliciter l’avis des Français par référendum en cas de blocage : parce que quand il y va de l’intérêt général, ce n’est pas à des corps intermédiaires ou à des groupes de pression de décider à votre place »

        Ça tombe à pic ! Voilà un sujet à méditer à la lumière de l’affaire du Charmoy. En relisant les annales de Chantecler le lecteur pourra illustrer le propos et suivre à travers un authentique cas d’école le jeu subtil des divers recours aux « corps intermédiaires » (CNAC et CDAC), du recours plus inédit à la consultation, et des pressions, à ces diverses occasions, des lobbies politiques, associatifs ou privés. Rappelons que la consultation de 2010 sur la zone du Charmoy n’était pas un référendum, si tel avait été le cas, le vote serait d’ailleurs resté sans effet puisqu’un référendum requiert au moins 50% de votants.

      Dans le deuxième point de ce premier titre de « La France forte », nous noterons encore en particulier cette intention :

          « •…interdire le cumul entre les fonctions de ministre et de chef d’un exécutif local. »

        Voilà qui est fort de café ! Alors comme ça, mettons, Vercingétorix, chef des Arvernes à Alésia, n’aurait même plus le droit de défendre les intérêts des fonctionnaires de toutes les tribus gauloises à Lutèce !? Il ferait beau voir…On imagine la bronca ! Vraiment ! Y’en a qui veulent gâcher le métier !

         Le lecteur nous pardonnera ces recours à l’histoire et ces incursions dans d’autres domaines que le nôtre. Nous ne prétendons pas, en effet, être exempt des travers et des tics de notre temps. Afin de faire bonne mesure, alors que l’on invoque à tout bout de champ Jaurès, Hugo ou Blum, et soucieux d’être tendance et éclectique, rapportons une expression de Chateaubriand glanée dans un ouvrage de Maurras qui la cite  et en souligne le caractère voluptueux : « la molle intumescence des vagues ». En ces temps d’attente fébrile et trépignante d’une vague montante, il n’est pas certain que le caractère de paresse lascive de l’expression, pourtant délicieuse, soit bientôt unanimement apprécié.

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 3 mai 2012

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 00:00

Malgré  un  printemps silencieux,  1er mai  attendu au Charmoy - du 30 avril 2012

 

        Nous ne sommes plus en mai 2009. Le temps a passé ! La zone du Charmoy faisait alors la une d’Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 en ces termes : « En quelques jours, radio, télévision, journaux y compris nationaux, se sont intéressés à notre ville. Un véritable déferlement médiatique… Et pourquoi ce soudain intérêt ? L’aménagement d’une zone d’activités économiques ». Aujourd’hui, cette effervescence médiatique n’est plus qu’un souvenir, l’information sur le sujet a même radicalement disparu d’Inf’Auxonne ainsi que des divers organes d’information écrite à la disposition du lecteur auxonnais.

       Le projet LECLERC de la zone du Charmoy  n’intéresserait-il donc plus que Chantecler qui ne peut pourtant pas être soupçonné d’en être un fervent défenseur ? Il est vrai que nous sommes en période de campagne présidentielle et que d’autres enjeux qui vont être soumis au verdict des urnes préoccupent nos concitoyens.

        Pourtant,  n’avons-nous pas connu, l’an dernier, une campagne à l’occasion de laquelle, la question, dont on espérait sans doute qu’elle ferait recette, avait ressurgi ? Rappelez-vous : le candidat X est pour LECLERC, le candidat Y est contre… Aujourd’hui, l’argument prête à rire, il est vrai que la ficelle, un peu grosse, avait fait pschitt ! Dès le 7 mai prochain, d’autres arguments, clamés et assénés de façon plus ou moins véhémente, nous sembleront à leur tour dérisoires. Pour LECLERC au moins, foin d’arguments, l’affaire semble dans le sac depuis la CNAC du 17 janvier 2012. En voilà un qui de juin 2010 à janvier 2012 aura bien mené sa campagne. Ses alliés politiques lui envient sa baraka !

      En attendant, des manifestations sont prévues pour ce 1er mai sur la zone du Charmoy. Le 1er mai est à la  mode ! Cette mode lancée par le Congrès ouvrier socialiste international réuni en 1889 à Paris et qui démarra le 1er mai 1890 en France, n’était pas alors réservée à la cueillette du muguet, mais à l’obtention de conditions de travail décentes, la journée de 8 heures en particulier. La manifestation tourna à la tragédie à Fourmies, dans le Nord avec mines et sans Marine le 1er Mai 1891, où la troupe tira sur les manifestants.  « La décharge générale, dit Le Figaro (de l’époque !), a duré en tout 4 minutes » : 9 morts et des dizaines de blessés. Aujourd’hui, la mode pacifiée et depuis longtemps récupérée fait un tabac : tout Neuilly va s’encanailler à la manif !

       Revenons à la zone du Charmoy. Des manifs là-bas le 1er mai ? Pas possible ! Détrompez-vous ! Et du new, pas de la récup ringarde en armure ou en Hermès. Formidable ! Electrique ! Une tornade devrait se manifester vers onze heures impatiente de devoir encore attendre l’« impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion de la clientèle ». Espérons qu’elle ne décimera pas les escadrilles de chiroptères venues nuitamment en force des grottes du Jura et bien décidées à obtenir pour leurs congénères auxonnais ce confort moderne promis que sera « l’extinction de l’enseigne lumineuse à 21 heures ». Loin des radotages parisiens de tout poil, enfin du nouveau : une manif cosmique et environnementale à Auxonne ! De quoi susciter, dans ce printemps silencieux, « un véritable déferlement médiatique » !

        

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 30 avril 2012

      

      

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 00:00

 Hirondelles – du 28 avril 2012

        Hirondelles         Depuis quelques jours les gazouillis des émigrées en frac sont venus égayer la grisaille ambiante. On en avait bien besoin ! Tant pis pour les grincheux qui ne supportent pas leurs « saletés » et rêvent d’un monde blanc et lisse comme la dalle d’un cimetière !

        En dépit de l’hostilité active ou passive de notre monde moderne, des façades de béton et de verre fumé derrière lesquelles nichent les rapaces des multinationales, en dépit de nos champs silencieux et désertés où se poursuit la guerre chimique, elles reviennent et reprennent sans fin la truelle, leçon d’espoir et de persévérance !

        Parmi tous les twitters qui circulent,  préférons celui des hirondelles ! Les vraies travailleuses de l’espoir et de l’avenir ! Les vraies reines du 1er mai ! Le sage La Fontaine, dans sa fable L’hirondelle et les petits oiseaux attribue à l’hirondelle un rôle prophétique : « Celle-ci prévoyait jusqu’aux moindres orages/Et devant qu’ils fussent éclos/Les annonçait aux matelots ».

        Oiseau sympathique et émouvant, non pas oiseau de mauvais augure comme il en est tant en ce printemps qui tarde à venir, mais oiseau de courage, de prudence et de clairvoyance !

        J’arrête là mes louanges sur le charmant oiseau, car quelque directeur de campagne ou quelque promoteur transpirant à court d’inspiration sur un dossier juteux pourrait récupérer la dame en frac pour meubler son couplet développement durable. Tout fait ventre en ce domaine : rappelons-nous les « chauves-souris », le « ruisseau préservé », l’« impact positif sur la qualité de l’air grâce à la maîtrise de l’évasion de la clientèle » et autres fariboles !

        N’empêche, pour un coq condamné à chanter dans une bien  triste basse-cour et que plus d’un rêverait de voir finir en barquette ou « au vin », le retour des hirondelles, avant le temps des cerises, quel bonheur, mais quel bonheur pour Chantecler !

      

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 28 avril 2012

      

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Figures libres
5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 00:00

 « CNAC ! Boum ! Hue ! » – du 5 avril 2012

 

       Recourir aux onomatopées n’est pas dans la ligne éditoriale habituelle de notre blog, mais après tout, on ne nous reprochera pas cette fois de ne pas vivre avec notre temps. En effet l’onomatopée, le cuir, l’éructation et le borborygme remplacent chaque jour un peu plus le discours clairement énoncé. Et puis, le 1er avril n’est pas bien loin derrière nous !

       Chantecler a donc résolu aujourd’hui de chanter  dans l’air du temps : « CNAC ! Boum ! Hue ! ». Dans l’air du temps, oui, même si c’est sur un refrain d’antan que des sexagénaires flapis, jouissant encore d’un soupçon de mémoire, reconnaîtront en souvenir de prouesses révolues : « CNAC ! Boum ! Hue ! ». Et vive Dutronc (Jacques), le vieux, le vrai ! Celui qui faisait : « CRAC ! Boum ! Hue ! » 

          Vive Dutronc me direz-vous, mais ce n’est plus de saison ! Foin de tronc et de barbons (et de méchants barbus !), vivent les bourgeons ! En pleine campagne, réservons plutôt nos vivats aux candidats et puisque la sève monte envoyons-nous en l’air avec Cheminade sur la Lune ou sur Mars en ce beau mois d’Avril ! « CNAC ! Boum ! Hue ! »

          Il est vrai, qu’au vu des sarco-saints sondages, peu d’entre nous chemineront vers l’espace à la suite de Cheminade. Il est heureusement des candidats plus convaincants et parmi eux, un seul candidat sortant, un seul candidat-Président.

         Et pour ce dernier qui veut rester le premier, un seul objectif, la victoire : « CNAC ! Boum ! Hue ! ». Il s’agit donc pour lui de  mettre tous les atouts de son côté.

        Si Chantecler,  le coq vaillant, était le conseiller du candidat-Président, il ne lui offrirait certes pas un oignon (çà ferait pleurer de rire au Fouquet’s), il lui écrirait peut être un discours, il lui dirait encore de bien prendre garde en descendant les escaliers, mais il lui suggérerait surtout d’aller consulter la CNAC, ce docte aréopage qui opéra le 17 janvier dernier un retournement mémorable au Charmoy : « CNAC ! Boum ! Hue ! ». Les miracles, il faut y croire !

             La CNAC, en effet, les miracles çà la connaît, elle peut vous requinquer, en deux alinéas, le pronostic le plus péjoratif. Voilà qui est intéressant et plus productif que les querelles byzantines au rayon boucherie, en barquettes ou en pédalo. Ainsi, d’un projet d’hypermarché LECLERC au Charmoy la CNAC estimait le 20 janvier 2010 qu’il « ne manquera pas de nuire à l’animation urbaine de l’agglomération d’Auxonne » (décision 317D) et le 17 janvier 2012  qu’il « participera à l’animation de la vie urbaine et rurale » (décision 917D). Voilà de la belle ouvrage ! Et le 17 janvier, c’est passé comme une lettre à la poste ! « CNAC ! Boum ! Hue ! ».

           La CNAC vous rectifie un bilan chargé en moins de deux, elle vous requinque mieux qu’un lifting et fait du même hypermarché, un hypermarché différent ! A l’heure où les « courbes se croisent », intéressant, pas vrai, et à ne pas négliger, sauf votre respect, Monsieur le candidat-Président ! Positivons avec la CNAC,  pour un  «Président différent » en tête de sondages, en tête de gondole !  Avec la CNAC, à coup de pouce, à coup sûr, çà passe ! « CNAC ! Boum ! Hue ! »

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 5 avril 2012

      

      

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 00:00

 PROPOS DE SALON – du 2 mars 2012

 

     Hier, en fin d’après-midi, je rallumais ma cuisinière à laquelle j’avais coupé les vivres au cœur de la journée pour cause de printemps précoce et je me disais que c’était diablement plus facile et plus sûr que de rallumer en paroles un haut-fourneau quelque part en Lorraine !

       Ce faisant, je pensais à l’incontournable et rassurante  photo d’une bonne grand’mère à son fourneau dans quelque cuisine du Châtillonnais profond, entrevue naguère au fil des pages  d’un magazine du Conseil général sans doute. Et je pensais que Gaston Bachelard, qui n’était pas un philosophe hors-sol, avait bien raison de dire qu’il tirait plus de fierté à bien réussir son feu qu’à réussir un cours, fût-ce en Sorbonne !

    On aurait tort de me reprocher le ton de terroir et de passéisme un peu facile de ces lignes quand le Salon de l’Agriculture tire une bonne part de son succès des mêmes références campagnardes, chaleureuses, voire animales ; références que plus d’un aime retrouver pour se réchauffer un peu de ce monde froid de technocrates raides et de calculateurs glacés qui ne sauraient même pas froisser les pages d’un journal pour allumer un feu, se contentant de les noircir de leurs plans d’ « austérité » systématiquement applicables aux autres qu’eux-mêmes !

      Oui le Salon attire toujours, même si plus d’une laitière pleurera de ne pas y retrouver Chirac cette année, même si Carrefour, Auchan et Mac Donald y côtoient à présent le berger du Larzac. Un salon moderne, aux références éclectiques, sur le site duquel j’ai cherché en vain l’oignon d’Auxonne, même pas OGM, qui décidément se laisse oublier.

    Le site du salon précise les grands thèmes de la manifestation, parmi lesquels j’ai retenu celui de la formation. Initiative louable : une profession qui veut perdurer dans un monde changeant, c’est une profession qui se soucie d’abord de formation et de transmission.

     Déplorant l’absence regrettable de notre bulbe à la grand’messe annuelle des terriens, j’ai pensé que notre commune aurait pu se racheter en faisant partager son expérience en matière de prospection de terres agricoles en vue de l’édification d’hypermarchés. Voilà un créneau d’avenir, un créneau porteur, pile dans la droite ligne de Grenelle 2 ! Voilà un projet digne de séduire NKM, original et novateur pour sûr, et surtout moins encombrant à porter qu’un sac d’oignons, même si depuis peu, déchargée du portefeuille de l’Ecologie, Madame la Ministre n’est plus chargée que de la « bonne parole » !

     Visiteurs au Salon, vous serez déçus, car vous chercherez en vain le stand auxonnais d’  « hyperprospection foncière en zone du Charmoy » ! C’est un oubli regrettable, car force est de constater qu’un savoir-faire local reconnu jusqu’à Colmar, beaucoup moins polluant que la prospection du gaz de schiste,  plein de « discrétion » et, surtout, non « divulgué », va se perdre.

    Cette perte probable est à pleurer, même sans oignons, quand on sait qu’on aurait pu facilement l’éviter avec le soutien et la publicité environnementale d’un généreux sponsor !

       

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 2  mars 2012

       

 

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Publié par C.S., Auxonnais - dans Figures libres
22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 00:00

 AUXONNE, ATHÈNES  DU VAL DE SAÔNE ? – du 22 février 2012     

     

 

     Athènes - Auxonne, quel parallèle bizarre et prétentieux ! Pas tant que ça pourtant, car plus d’un Athénien se contentera bientôt au menu d’une tranche de pain frottée d’oignon cru et là, le parallèle devient moins audacieux et plus réaliste car, quand on parle d’oignon on pense Auxonne. A preuve, tout personnage d’importance passant par notre ville en repart bientôt embarrassé d’un sac de ces divins bulbes. C’est du moins ce qu’on raconte dans les ministères.

      J’aime les oignons et même j’en cultive, mais j’ai toujours été un peu navré de constater qu’à chaque fois que je prononçais le mot Auxonne quelque part dans notre région, on me renvoyait immanquablement le mot oignon, ou pour le moins son odeur. Mais la mondialisation est passée par là et à Auxonne, maintenant ça sent le kebab, pardon, le gyros, tout comme ça sentait le gyros à Athènes, avant que là-bas ça se mette surtout à sentir le roussi et la sauce financière et pas la rose de Corfou.

     Chers lecteurs, pardonnez-moi ce détour par la cuisine : oignons et  gyros sont uniquement destinés à aiguiser votre appétit et à pimenter mon ordinaire que d’aucuns doivent commencer à trouver indigeste ou pas très varié ! Aux dernières nouvelles on aurait même constaté des allergies !

       Prenons donc un peu de hauteur, éloignons-nous des casseroles et portons un regard plus ample sur notre bonne ville. Et d’abord, qu’est-ce qui fait qu’Athènes est Athènes ? Pour un marin, le Pirée, pour un politique, la démocratie, pour un architecte enfin, l’Acropole et j’oubliais…pour un financier, la dette !

         Auxonne aurait-elle donc quelque chose à envier à la capitale grecque ? Tout ! me diront certains, je leur réponds, détrompez-vous ! Je vais vous démontrer le contraire.

         Depuis peu, par la grâce de Neptune, Auxonne n’est-elle pas dotée d’un Pirée bien à elle au pied des murailles ?

        La démocratie, cette expression d’un peuple libre, notre cité l’a incarnée lors de la consultation du 27 juin  2010. Certes le slogan municipal « Déplacez-vous en masse et votez ! » évoquait plus le troupeau pressé et bêlant de brebis à fetta en promo que la libre démarche du citoyen responsable, mais soyons spartiates, ne faisons pas la fine bouche, ce n’était qu’un début !

        Et l’Acropole, me direz-vous, cette architecture marmoréenne, sacrée et surplombante ? Ça alors, vous débarquez ! Selon les arrêts d’Athéna-CNAC (toujours attendus !) elle surgira sous peu sur les hauteurs du Charmoy ! Un temple de 12 millions clés en mains, ami nocturne de l’oiseau de Minerve et des chauves-souris avec « hôtels et restaurants » ! Par Zeus, ça ne se refuse pas, comme dirait Zorbec le Gras ! On a les temples qu’on peut !

       Et vous allez me dire que j’oublie la dette.  N’étant ni expert ni comptable, sinon de mes propres deniers, je dirai seulement que de mauvaises langues prétendent que la construction d’une nouvelle palestre, destinée à nos éphèbes, pourrait la grossir d’un bon paquet de drachmes !

        

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 février 2012

        

     

 

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Publié par C.S. Auxonnais - dans Figures libres
3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 00:00

 Station CHARMOY (ANTICIPATION) - 3 février 2012

 

« En effet, compte tenu que le port sera vraisemblablement opérationnel  dans un délai relativement  proche, et compte tenu qu’une nouvelle grande surface ne sera pas ouverte avant deux ans au moins, que faire :

 

Pousse-pousse jaune-   pour rendre le centre ville plus attractif

-  pour rendre les petits commerces plus attrayants

-  pour que les touristes dépensent plus d’argent à Auxonne

- pour que les clients venant acheter dans la nouvelle grande surface, dont beaucoup ne venaient jamais à Auxonne auparavant, aient envie de venir arpenter les rues du centre ville, découvrir les services proposés par les commerçants auxonnais et profiter du futur hôtel. »

                                                                                                                                                         

 Questions proposées par  « Auxonne Passionnément » aux commerçants du centre-ville

 dans Inf’auxonne  N° 25 (mai 2009) page 8

          Le prix  Borloo 2020 vient d’être décerné dans notre bonne ville à une entreprise méritante autant que parcimonieuse en rejets de CO2.

          Non il ne s’agit pas de Napolux, manufacture florissante de bustes impériaux qui a centuplé sa production et les émissions de CO2 de ses fours en prime depuis le déferlement de touristes dans les rues de notre ville. Dans le centre, à présent, cireurs de souliers, porteurs de bagages et nanas accortes offrent leurs services aux équipages des yachts. A Auxonne-centre, l’indigène 2020 est diligent, il a enfin compris le message, le cœur de ville, tout palpitant, en est devenu bigrement attractif, le chaland mondialisé s’y presse avide de souvenirs et d’impressions bizarres.

          Des bustes de Napoléon partout, une baguette de pain nulle part, le sandwich, c’est plus marketing ! Et ça sent la frite et le kebab jusqu’au ciel ; c’est-y ben vrai mon p’tiot  qu’çè sentôt p’us l’ougnam’ à Auxonne ? Ç’ô ben vrai lai mére ! L’oignon s’est fait la malle en Hollande, il ne trouve plus où se planter ici, c’est vrai qu’au prix où se négocie l’hectare au tarif Charmoy ! Et je vous jure, même sans oignon, c’est vraiment à pleurer ! La « belle endormie », du coup, est devenue insomniaque : sous l’œil des caméras, en été, c’est la fête permanente !

          Et le prix Borloo 2020 alors ? Patience j’y viens, le temps d’en finir avec ce groupe de Japonais de Fuku-Shima plus lumineux que des vierges de Lourdes. Il faut vivre avec son temps ! Promener le gogo, le faire « arpenter les rues du centre-ville », c’est bien plus rentable que de gratter le globe !

          Et le prix Borloo 2020 alors ? Oui ! minute, papillon ! Y’a pas l’feu au port ! Eh bien ce prix Borloo 2020, il vient d’être décerné à un créateur de PME, un petit gars de Shangaï  fut’fut’.  L’oiseau est arrivé un beau matin, la cale pleine de pousse-pousse vintage garantis de l’ère Mao.  Il a mouillé sa jonque,  pépère, au Port-Royal, et débarqué rieur, un chat siamois campé sur l’épaule. Le gars a eu un franc succès, le chat a fait le reste et en trois jours une douzaine de coolies étaient embauchés, Auxonnais pur sucre, qui n’avaient pas trouvé de job au Charmoy. Un Auxonnais qui court sur les spacieux accotements de la D 905, ça crache toujours moins de CO2 qu’un bus, fût-il de la Transco !

        Le Chinois avait tout compris, déplacements « doux » ! Il a fait sa révolution culturelle le long de la D 905 et écrit son petit livre vert ! Depuis tout le monde l’appelle Mao- Charmoy et sa ligne de pousse-pousse fait fureur, c’est que tous les touristes veulent monter à « l’hôtel » en pousse-pousse ! Les indigènes, eux, vont à pied, sauf  les vendredi 13, jours du bus à la demande qui arrive toujours en retard à la station Charmoy, après les soldes au rayon marée évidemment ! Ah ! les crabes !

       Du coup, les consommateurs frustrés vont acheter les nems appétissants et pas chers que la copine de Mao-Charmoy, plus gracieuse que les caisses automatiques de l’hyper, cuisine dans sa jolie baraque, montée sans la CNAC, au bord du Bief Pérou. A Vesoul, ça grogne, les Lurons vont bientôt nous rejouer « Les 55 jours de Pékin », évasion commerciale, concurrence déloyale !  A Lure on rit jaune, on n’affiche plus en jaune-fluo. Et sur les bords du Bief Pérou les touristes affluent, goûtant un air de liberté, le bruit court déjà qu’un émir barbu et cousu d’or va racheter l’hyper à présent démodé  et peu attractif pour en faire un remake  de la Cité interdite.  Juste fin après tant de chinoiseries !

     Salut les chalands ! Et salut le chat siamois de Mao-Charmoy, toi, tu as bien mérité une chauve-souris !

       

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 3 février 2012

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Publié par C.S. Auxonnais - dans Figures libres
13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 00:00

                                                                                                ESTRAGON .— On attend

                                                                                                               VLADIMIR. — Oui, mais en attendant ?

                                                                                                ESTRAGON .— Si on se pendait ?

                                                                                                VLADIMIR. — Ce serait un moyen de bander

                                                                                                                                   Samuel Beckett.  En attendant Godot

EN ATTENDANT LA CNAC - du 13 octobre 2011

               

L’ami Beckett a su démontrer avec génie que l’attente est un passe-temps fécond, du moins quand on attend Godot. Mais, me direz-vous, quel rapport entre une très sérieuse CNAC,  encore et toujours attendue comme Godot, et les divagations pathétiques des personnages de Beckett ?

            Ce rapport, c’est l’attente bien entendu, cette attente qui fouette l’imagination…et le reste. En cherchant bien, toutefois, j’affirme que l’on peut en découvrir au moins un autre. Lequel ? Où çà ? Je vous le donne en mille…

            En page 46 de la pièce de Samuel Beckett,  En attendant Godot (Editions de Minuit). Jugez vous-même :

            « VLADIMIR. — Qu’est-ce que c’est, un knouk ?

            POZZO. — Vous n’êtes pas d’ici. Etes-vous seulement du siècle ? Autrefois on avait des bouffons. Maintenant on a des knouks. Ceux qui peuvent se le permettre ».

 

            C.Q.F.D. Du knouk à la CNAC, il n’y a qu’un pas homophonique — ne me faites pas dire homophobique — bien vite franchi !

Décidément, Chantecler qui s’efforce depuis de longs mois d’être le témoin et le reflet fidèle d’un feuilleton local bien prosaïque ne sort pas de son sujet même en s’aventurant jusque sur la scène comico-métaphysique du drame de l’attente beckettienne.   

Hélas pourtant ! Beckett l’obscur ne nous révèlera jamais, au bout du compte, le sens profond du KNOUK,  pas plus que la date de la CNAC encore et toujours attendue.

Une certitude demeure cependant : c’est que nous savons tous ce qu’est une CNAC. Alors, pour le punir, osons  parodier le maître: « Maintenant on a des CNAC. Ceux qui peuvent se le permettre ». Ajoutons même : ceux qui auront le temps d’attendre…

            Mais me direz vous, les knouks çà n’existe pas et les knacks se font rares, tous envolés vers l’Oktoberfest de Münich. La CNAC pourtant, c’est du solide, pas du flan à la Beckett et pas des saucisses non plus. Alors….? On pédale dans la choucroute ou quoi ? De la fête de la bière à la mise en bière il n’y a parfois qu’un pas.

 Et il faut un rien pour qu’on finisse par décliner :

 

CNAC attendue,

Couac attendu…

Claque attendue,

 

Les puristes préféreront sans doute Beckett, qui est plus classe :

 

« Un chien vint dans l’office

Et prit une andouillette

Alors à coups de louche

Le chef le mit en miettes »

 

            Five o’clock, j’en ai ma claque des CNAC, des knouks et des knacks et de tout ce scénario à la Mocky. Ah ! Le beau film encore à faire, Jean-Pierre !

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

            à Auxonne le  13 octobre 2011

 

 

 

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Publié par C. S., Auxonnais - dans Figures libres