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  • Claude Speranza, Auxonnais
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24 novembre 2015 2 24 /11 /novembre /2015 08:09

LE CHARMOY, CADRE PRIVILÉGIÉ DU NOUVELLISME DU PLEIN AIR ? - du 24 NOVEMBRE 2015 (J+2533 après le vote négatif fondateur)

Avertissement : Le sujet de notre article nous a imposé un certain nombre de recherches. Nous touchions à l’histoire des arts et, de ce fait, nous ne pouvions nous départir d’un certain ton d’érudition. Cependant, afin de ne pas abuser du temps et de la patience de notre fidèle lectorat, nous lui proposons d’accéder directement au cœur du sujet, sans lire l’introduction. Cette introduction est néanmoins disponible, pour les plus curieux/ses en PDF

Les lecteurs des gratuits publicitaires commerciaux Bloc Note Intellectuel Auxonnais et NOTIN, largement diffusés entre 2003 et 2013 se souviennent peut-être qu’il y était souvent question, entre les pavés publicitaires, outre de sujets divers et variés, allant de l’urticaire à la Légion d’Honneur, de « nouvellisme ».

Le « nouvellisme du plein air », dont nous faisons mention dans notre titre, a une origine beaucoup plus ancienne que ce nouvellisme du 21ème siècle. Nous en avons trouvé une référence dans un article biographique relatif au peintre Joseph Delattre, l’un des représentants de l’impressionnisme rouennais à la fin du 19ème siècle. Voici un extrait de cet article : « Avec une palette chromique assez restreinte, Joseph Delattre capte avec justesse les différentes atmosphères qui l’entourent. Surnommé le peintre de la Seine, il s’installe au même endroit pour traquer de ses yeux perçants les moindres nuances de lumières et de couleurs. La transition de style avec la parfaite technique de la peinture dite de salon et le nouvellisme du plein air est parfaitement illustrée par son travail. »

http://www.galeriebertran.com/exposition-j-delattre-r-a-pinchon/

Membre du groupe des « mousquetaires » – pas des mousquetaires de la grande distribution, précisons bien que nous traitons, quant à nous, d’histoire de l’art et non d’épicerie, fût-elle une épicerie volante ! – aux côtés de Jules Lemaître et de Charles Fréchon, Joseph Delattre appartient aux précurseurs de l’impressionnisme rouennais.

Delattre, aussi discret et mélancolique dans ses tableaux, que passionné et agitateur dans la vie, publie en 1888 une tribune libre dans le Nouvelliste de Rouen (Cf . Frédéric Cousinié, L’impressionnisme : du plein air au territoire PURH (Presses Universitaires de Rouen et du Havre) 2013, p.123)

Deux nouvellismes, « Nouvellisme du plein air » et nouvellisme au sens journalistique, ce dernier ayant été défini dans notre introduction (voir PDF), viennent donc confluer et se conjuguer chez « le peintre de la Seine, [qui] s’installe au même endroit pour traquer de ses yeux perçants les moindres nuances de lumières et de couleurs » tout en publiant sa tribune libre dans le Nouvelliste de Rouen.

Si l’on en croit à présent l’autobiographie diffusée sur son blog, un autre artiste, celui-là de renommée nationale, internationale, interplanétaire et intergalactique-tic-tic, et tout chargé d’honneurs, comme la mule de son bât, se transporta à la fin du dernier siècle, des rives de la Seine, aux rives de la Saône.

Je n’ai plus à vous le présenter, vous l’aurez reconnu, ou, bien mieux, vous l’aurez rencontré, et, alors, patiemment, en pensant à autre chose, vous aurez ouï son phébus abscons.

Vous ne m’avez pas compris, ça c’est normal, mais n’allez pas me dire que vous en avez compris davantage en prêtant votre oreille au pittore ! C’est hyper-normal de ne pas comprendre, ne vous inquiétez surtout pas, vous n’avez pas besoin de prothèse auditive ! Mais tout bonnement d’un dictionnaire. Voilà :

Phébus : Style obscur et alambiqué en référence au dieu grec de la Lumière, de la Musique, des Arts et des Lettres

Abscons : très difficile à comprendre, obscur, inintelligible

C’est pigé ? Il arrive cependant que dans les problèmes d’entendement, même le dictionnaire soit inopérant. Exemple : « L’entrée principale de l’église Notre Dame d’Auxonne est caractérisée par un ensemble de répercussions morales assorti de sensations physiques en fonction de l’élancement de l’âme vers le ciel par le canal du clocher ». Dans de tels cas, Larousse et même Robert avouent humblement leur impuissance ! Vous l’aurez peut-être reconnue, cette phrase, lumineuse comme une Vierge de Lourdes ? Elle est extraite du NOTIN N°5-2012 page 14 !

Aux rives de la Saône, où notre flânerie nous a ramené, même sans dictionnaire, même si l’on ne comprend rien, on ne s’ennuie jamais. On ne s’ennuie jamais malgré le brouillard qui sévit, aussi impénétrable et malsain au corps que le « phébus abscons » l’est à l’âme. On ne s’ennuie jamais, car presque tous les jours, dans le journal, on a une nouvelle ou une photo du grand chantier grâce à notre nouvelliste à nous.

Et sur la toile, maintenant on a des nouvelles du chantier aéronautique de notre cher maestro Marinetti qui après être monté en avion, en est redescendu tel Icare vers la terre :

Aïe ! Aïe ! Aïe ! La terre, ça fait mal à mon Latécoère, Aïe ! Aïe ! Aïe ! La terre, ça fait mal, quand le nez de l’avion s’y carre !

Sur le tarmac du Charmoy il nous monte à présent un avion gros porteur en légos le coco ! Des légos pour les gogos ! Et des légos c’est qu’il en faut pour construire un si grand avion ! Mais les légos du visionnaire, apprenti légionnaire, sont légions !

Vous voyez, on ne s’ennuie pas dans les brouillards de notre Val de Saône, on est vraiment vernis, avant même d’aller au vernissage, car on peut dire que, pour notre bonheur

Deux nouvellismes, celui de la toile et celui du journal, se conjuguent chez « le peintre du Charmoy, [qui] s’installe au même endroit pour traquer de ses yeux perçants les moindres avancées du chantier.

Au rayon aéro-épicerie, on a notre Delattre en promo bien à nous !

Alors ? À quand la grande expo rétrospective de notre pittore de l’hyper-nouvellisme du plein air et du rond-point ? Pour l’inauguration sans doute, et pour la remise. Mais quelle donc remise ?

RAYON DÉCORATION - du 10 NOVEMBRE 2015

L’artiste « visionnaire » n’avait-t-il pas déjà pressenti et dépeint lui-même cette nouvelle heure de gloire encore à vivre dans son puissant article « Zinzin sur le radis monumental ».

« Zinzin sur le radis monumental », il faut le découvrir, comme Naples avant de mourir. C’est moins cher que Naples, et si l’on cherche bien on trouve même un Vésuve, un Volcan qui, lui aussi, a sa médaille !

« Zinzin sur le radis monumental », c’est un petit bijou littéraire, un camée finement ciselé avec art et délicatesse. Cette délicatesse, est native et viscérale chez l’artiste. Cette délicatesse, ne transpire-t-elle pas dans l’éditorial du Bloc Note Intellectuel Auxonnais N° 3 de 2004 : « Le Bloc Note bénéficie d’une séduction enchanteresse. Tous les reflets d’activité sont inondés de lumière avec un zeste de romantisme, surmontés d’une sincérité émotionnelle ».

Rien d’étonnant, donc, à ce que « Zinzin sur le radis monumental » ait connu récemment, auprès d’une foule d’amateurs éclairés, une audience fa-ra-mi-neuse.

Il est vrai que c’est dans « Zinzin sur le radis monumental », que l’on découvre cette phrase ineffable sculptée par la plume expressive et inimitable du maître :

« Avec ton beau costume, pour l’inauguration de ce magasin, tu pourras caqueter jusqu’à satiété, avec pour récompense un pied de maïs, un pied de tournesol et un pied de soja ». Diantre ! Quel style ! Et quelle profusion d’oléagineux ! Notre artiste, reporter et littérateur serait-il aussi un compilateur compulsif du Larousse agricole ?

On sent que l’attente de l’évènement le titille. Encore une bonne occasion pour se faufiler tout près des « huiles », là où ça baigne, et de se figer dans un solennel garde-à-vous, et encore de pêcher une perle rare pour les trésors vidéo de son blog-bazar. En attendant, à défaut d’« un pied de maïs, un pied de tournesol et un pied de soja », Claudi offre en hommage au maître, un solide pied-de-nez !

Nouvellisme du plein air au Charmoy

Nouvellisme du plein air au Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 novembre 2015 (J+2533 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Salons et cimaises

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Salons et cimaises
22 juillet 2015 3 22 /07 /juillet /2015 08:57

« UN BLINDÉ PLUTÔT QU’UN RADIS ! » - du 22 JUILLET 2015 (J+2408 après le vote négatif fondateur)

Un feuilleton c’est comme une drogue, on en devient vite addict ! Et la nouvelle livraison à peine consommée, on attend déjà la suivante. Les livraisons, c’est un peu comme les libations, mot pompeux utilisé par les pédants pour dire « boire un bon coup », on aime remettre ça, bis repetita placent ! Soucieux de votre santé (à la vôtre !!) fidèles lecteurs/trices, je vais donc interrompre momentanément notre feuilleton. La suite viendra, n’en doutez pas.

Je vous dois d’abord quelques explications. « Un blindé, plutôt qu’un radis » voilà un titre peu commun en forme de mot d’ordre martial, sinon belliciste et qui rappelle le tristement célèbre mot d’ordre de 1936 « Kanonen statt Butter », des canons à la place du beurre, du beurre pour les radis bien entendu ! C’est Claudi qui me l’a soufflé, il a dû prendre un coup de bambou avec cette chaleur…et les libations !

Voilà que Claudi s’est entiché de l’auto-mitrailleuse Ansaldo-Lancia 1ZM N° 74, l’Alcôve d’acier de ce cher Marinetti. L’Alcôve d’acier, ça le fait rêver, je ne sais pas si c’est pour l’alcôve, ou pour l’acier, ou même peut-être pour les deux ! Vous voilà rassuré(e)s, on ne sort pas vraiment du sujet. Nous allons simplement faire ce qu’on appelle une petite digression. Une petite digression au sol avec Claudi, autour de l’Alcôve d’acier, histoire de se dégourdir les jambes avant de remonter en avion, avec Marinetti, bien entendu !

Le blindé, ça y est, on a compris, mais le radis, qu’est-ce qu’il vient faire dans tout cela ? Selon Claudi, il aurait récemment surgi, énorme, phallique, turgescent et monumental, tel un imposant menhir sur le rond-point de l’Europe, marquant le nouveau centre de l’hyper-monde, où des dizaines de milliers de gogos seraient déjà venus l’admirer. Je lui réponds : « Coup de bambou que toute cette salade…et copieuses libations ! »

N’empêche que Claudi insiste, le rond-point de l’Europe mérite mieux que ce radis ! On pourrait, par exemple, y honorer les héros du Charmoy, ceux qui « sont partis au feu pour faire un hypermarché sur leur commune ». Le lecteur dubitatif pourra vérifier la réalité et l’authenticité ainsi que la paternité de cette citation martiale, qui ne s’invente pas, dans l’article du Bien public du 12 octobre 2009 intitulé « Leclerc : le dossier sera porté plus haut ».

Mais pour brosser avec talent cette épopée, ai-je dit à Claudi, il faudrait un nouvel Édouard ! - Un nouvel Édouard ?!

- Édouard Detaille bien entendu ! Non, grand-père, pas un bouclard de taille, É-dou-ard De-taille, le célèbre peintre de batailles !!

- T’en fais pas Claude, des peintres batailleurs, j’en connais, on fera avec !

Alors, tout fier, Claudi a sorti fébrilement son projet de ses cartons. Ah ! Ces artistes ! Ça ne doute vraiment de rien !

N.B. : un bouclard c’est une grande surface, dans le jargon des pros.

« UN BLINDÉ PLUTÔT QU’UN RADIS ! » - du 22 JUILLET 2015 (J+2408 après le vote négatif fondateur)

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 juillet 2015 (J+2408 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Salons et cimaises
29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 00:00

FANTAISIES CHROMATIQUES – du 29 janvier 2014 (J+1869 après le vote négatif fondateur)

        « La pédagogie, c’est la couleur ! » Ainsi parlait le père Bouchard, mon prof d’électricité à la fac de sciences de Dijon, quelques années avant 68,  au bon vieux temps tu parles ! des Trente Glorieuses. Alors, je me dis, par ces temps de grisaille, si nous voulons que l’on nous lise, mettons en pratique ce principe,  mettons-nous à la couleur ! Couleur du temps, couleur locale ou couleur politique, il convient pédagogiquement d’égayer le discours ! Attention pour les couleurs ! Envoyez !
       Il faut que je t’avoue d’abord, cher lecteur, que mon appétit chromatique a été incidemment réveillé par la lecture de digressions relatives à la couleur bleu sur le site facebook d’une liste locale. J’avoue pourtant mon peu de goût en général pour ce type de réseau social, où l’on se cache trop facilement, où l’on se lâche trop fréquemment et où l’on châtie plus volontiers son interlocuteur que son langage. Comme les tapas, donc, à consommer avec circonspection, mais il faut bien se tenir au courant, et ces petites variations chromatiques dans l’azur, sans doute parce qu’elles variaient et coloraient un peu le débat, m’ont vraiment mis en appétit d’écriture !
    Avant de passer au coloriage, je dois attester d’abord de mon authentique inclination pour le technicolor. Je le ferai en exhibant une palette chromatique  extraite d’un article précédemment diffusé sur notre blog  le 08 octobre 2010, c’est déjà vieux, au lendemain des grandes vacances qui suivirent la fameuse « consultation » :

 

« A l’Est rien de nouveau. Nothing ! Il n’est que de lire le quotidien local pour constater que  les feux de l’actualité se sont déplacés de la zone du Charmoy vers le centre-ville [N.D.L.R. : rien n’a changé depuis !].

     J’étais donc près d’oublier le fabuleux « mois de juin en jaune », lorsqu’un après-midi de septembre dernier [N.D.L.R. : 2010, bien entendu], les gendarmes enquêtant sur les méfaits de la « Marque jaune » sont venus m’arracher à ma sieste. Le Procureur de la République avait entendu la plainte déposée par l’Association Auxonne-citoyen contre l’affichage sauvage en jaune de LURE, phénomène au sujet duquel Chantecler a déjà publié quelques bonnes pages. Ces pages, je les ai confiées aux enquêteurs en leur souhaitant bonne lecture. Ils ne s’ennuieront pas, du moins je l’espère ! Et après tout, bleu et jaune ne sont-elles pas des couleurs complémentaires ?

     Oui, mes amis, « le ciel est bleu comme une orange » et je vois la vie en technicolor, j’ai l’humeur toute chromatique et la palette enfumée ! Vous me demandez pourquoi ? Je viens de feuilleter le dernier « Notin ». Ce n’est pas interdit non ? Je comptais y trouver une relation haute en couleurs du « Grand salon du jaunisme », qui s’est tenu dans et sur nos murs dans la fièvre du mois de juin, sous l’égide des artistes de l’Ecole de LURE. Déception ! De peintures diverses et variées il est bien question dans l’épais magazine, mais à-propos de peinture-LURE ! Rien !

    Nothing ! Pas de trace des ineffables monochromes en jaune du mouvement ouiouiste  sur papier 44 X 63,5 ! Pas le moindre cliché ! Mais en prime le discours du 27 juin ! [N.D.L.R. : celui de monsieur le Maire]  Vous savez, celui qui clôturait triomphalement  le « Grand salon du jaunisme » de juin dernier. Foin donc, de la  pure féérie monochrome qui s’accrochait en juin aux cimaises auxonnaises, foin donc, du Charmoy discret de la grande distribution en jaune-fluo de LURE ! »

   Vous me direz que tout ça, même en couleurs, c’est de l’histoire ancienne, et chacun sait que, si les brosses et les toiles règnent en maîtresses chez les marchands de couleurs, c’est l’amnésie et l’ignorance du passé qui règnent en maîtresses chez les marchands d’avenir ! Tout passe, tout lasse, et particulièrement les couleurs ! Le jaune-fluo, c’est vrai qu’on en a soupé, c’est une couleur peu discrète à porter et puis, à la différence du bleu, ça ne vous fait pas une bonne mine !

      Laissons donc définitivement aux vêtements de chantier, et plus précisément de grands chantiers annoncés, cette tonalité vraiment trop gueularde. Rose, bleu, orange, voilà des tons plus reposants ! Et puis, on peut les combiner harmonieusement, en bichromatismes de circonstance. Une grande enseigne ne s’y est pas trompé dont le logo bicolore semble nous rappeler que son gourou n’est pas un bleu et qu’elle vend les oranges les moins chères ! Et les politiques ne sont pas en reste pour puiser eux aussi dans la triade chromatique qui gagne (rose, bleu, orange) car, il faut à présent s’en convaincre, rouge et vert ne font plus recette dans les urnes, pas plus que jaune  qui n’eut d’ailleurs jamais bonne réputation, et si le jaune-fluo (imprimé à LURE) fit florès en juin 2010, c’est qu’il n’était que le faux-nez d’un groupe bleu/orange, comme on le sait depuis toujours et comme nous le montre encore aujourd’hui, et en couleurs, s’il-vô-plaît, le facétieux Claudi !

     Amis, le Carnaval approche, rouges, bleus,  bicolores ou bigarrés, les faux-nez ne vont pas manquer !    

 Galerie du Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 29 janvier 2014  (J+1869 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Salons et cimaises
15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 00:00

Die Zauberflöte ( La flûte enchantée) - du 15 décembre 2012 (J+333 après la CNAC)

       

    Un petit préalable, si vous le permettez : connaissez-vous le sens de l’expression « il est du bois dont on fait les flûtes » ? J’avoue que je l’ai appris récemment : selon Littré, l’expression désigne « celui qui dit et qui fait tout ce que l’on veut ».

       L’expression s’applique donc à tous ceux et celles qui emboîtent facilement le pas aux joueurs de pipeau de tout poil et de tout bord. Voilà sans doute le thème sous-jacent de l’œuvre de Herr Adolf Rattenfänger de la bonne ville de Hameln qui, par un heureux mélange des genres, illustre un évènement survenu dans notre bonne ville en juin 2010 dans une libre adaptation d’une tradition bien connue de la cité prussienne des bords de la Weser.

 Tirléra-TureLURE

       Herr Adolf Rattenfänger de la bonne ville de Hameln délaisse visiblement l’emphase de la toile de Delacroix  qu’avait su restituer Monsieur Eusèbe Delabannière dans sa fresque magistrale « La Grande Distributrice guidant le Peuple » ; il introduit, en revanche et avec une grande finesse, une tonalité gothique et médiévale qui transmue en fable animalière cocasse l’évènement dont l’histoire démontrera sans doute qu’il ne mérite guère  de figurer dans les annales de notre ville.

       La sagesse pleine d’humour de l’artiste allemand transparaît aussi dans le titre qu’il a donné à sa toile « Tirléra-TureLURE ». La musicalité sans prétention de ce titre, jointe à l’espèglerie charmante du motif ont conduit notre jury à attribuer le prix de notre grand jeu-concours à Herr Adolf Rattenfänger de la bonne ville de Hameln qui aura donc bientôt la chance de « voir Vesoul ».

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 15 décembre 2012 (J+333 après la CNAC)

 

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Salons et cimaises
13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 00:00

 LE CANARD A FLORANGE - du 13 décembre 2012 (J+331 après la CNAC)

       

                  Nos fidèles nous pardonneront d’avoir différé la publication de la fresque d’Outre-Rhin qui devait suivre « La Grande Distributrice guidant le Peuple » de Monsieur Eusèbe Delabannière. Rassurons les toutes et tous, car ils pourront découvrir l’œuvre annoncée dans notre prochain article. Son originalité devrait d’ailleurs les surprendre !!

        La lecture du Canard enchaîné nous a conduit à ce changement de programme. Nous avons désiré rendre hommage au dessinateur Cabu qui a bien voulu participer à notre concours en publiant en dernière page du Canard de cette semaine un avatar du célèbre tableau d’Eugène Delacroix.

 cabu

    Bien qu’Auxonne ait un passé (ou un passif) sidérurgique et qu’en matière de dernière coulée, les Aciéries d’Auxonne aient largement devancé Gandrange et bientôt Florange, force est de reconnaître qu’il manque à la truculente création de Cabu la petite touche jaune-fluo typiquement auxonnaise. Quoiqu’inoxydable, l’acier de Cabu n’a pas la nuance requise par notre concours !

     En cela, l’œuvre présentée ne s’inscrit pas strictement dans le cadre de notre grand jeu-concours, elle ne permettra donc pas à son talentueux auteur de gagner un séjour de huit jours et de rêve en janvier 2013 à Vesoul, la Nice de l’Est. Un petit regret pour lui car il aurait pu y apprécier les œuvres du dessinateur vésulien Gervèse qui « d'un oeil espiègle et un peu frondeur  rapportait les caractéristiques d'une personnalité en quelques traits d'un portrait ou d'une aquarelle ».

     Remercions quand même Cabu pour ce petit détour par la Lorraine qui nous permet encore une fois de découvrir les vertus philanthropiques des généreux investisseurs censés apporter à nos territoires emploi et prospérité !

       Ne manquez pas le prochain article : après la Lorraine, l’Allemagne ! 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 décembre 2012 (J+331 après la CNAC)

 

  

 

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Salons et cimaises
11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 00:00

 « La Grande Distributrice » - du 11 décembre 2012 (J+329 après la CNAC)

 

      Notre grand jeu-concours, dont le prix, nous le rappelons, sera un séjour de huit jours et de rêve en janvier 2013 à Vesoul, la Nice de l’Est, a connu un grand succès. Avant d’annoncer le nom du gagnant, nous voudrions présenter deux créations qui ont retenu toute notre attention.

        La première est bien française, la seconde nous arrive d’Outre-Rhin, fait qui souligne bien l’audience à présent élargie de notre publication. Nous présenterons cette production germanique dans un article ultérieur, réservant,  pour l’heure, nos commentaires au travail remarquable de Monsieur Eusèbe Delabannière, intitulé :

 

« La Grande Distributrice guidant le Peuple »

 La Grande Distributrice guidant le Peuple

 

 En réinvestissant ouvertement certains éléments du tableau d’Eugène Delacroix, Monsieur Eusèbe Delabannière démontre sa connaissance approfondie de l’œuvre.  Monsieur Eusèbe Delabannière vit avec son temps, il sait bien que nous ne sommes plus en 1830, mais en  juin 2010 : le rond-point remplace la barricade et le château d’eau, les tours de Notre-Dame. Chaque siècle a ses symboles ! Reconnaissons à Monsieur Eusèbe Delabannière le talent d’avoir consacré ceux du nôtre !

         Gavroche juché sur son caddie ne risque pas de prendre du plomb, tout juste un peu d’embonpoint, peut être, au rayon viennoiseries. L’œuvre, tout comme son modèle, ne manque pas d’une certaine emphase, en revanche, relativement à celui-ci, elle a évacué toute note tragique. Il convient de « positiver », et surtout d’acquiescer  à la Grande Distributrice !!!

       La Grande Distributrice nous offre généreusement sa poitrine nourricière, mais elle rappelle ostensiblement que le service n’est pas gratuit. Pour être nourricière, la Grande Distributrice, ne s’en laisse pas conter, d’ailleurs la fumée d’un havane lui convient mieux que celle de la poudre de l’émeute. Comme son génial inspirateur, Monsieur Eusèbe Delabannière ne manque pas de pimenter sa toile d’emprunts vestimentaires, on remarquera que la belle, sans doute lasse de révolutions, a troqué le bonnet phrygien pour le  haut-de-forme bourgeois qui coiffe l’auto-portrait de Delacroix dans l’original.

     Mais où est passé le « Peuple » ?  nous rétorquera-t-on. Quelle question !!! Le « Peuple », il acquiesce « en masse » dans sa véhémence affirmative, vox populi, souffle cosmique en jaune-fluo dont l’ampleur semble même avoir défolié prématurément le trio d’arbres du rond-point.

      Bien que moins académique que celle de son illustre modèle, l’œuvre de Monsieur Eusèbe Delabannière ne manque en effet pas de souffle. Elle immortalise avec force, en saisissant l’esprit du temps, les journées de juin 2010, tout comme Delacroix peignit celles de  juillet 1830.

       « La Liberté guidant le Peuple » d’Eugène Delacroix connaît actuellement un accrochage momentané au Louvre-Lens, mais c’est une place pérenne au Musée virtuel du Charmoy que mérite, quant à elle, « La Grande Distributrice guidant le Peuple » de Monsieur Eusèbe Delabannière. 

 C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 décembre 2012 (J+329 après la CNAC)

 

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Publié par Cl. S., Auxonnais - dans Salons et cimaises