Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Présentation

  • : chantecler-auxonne.com
  • : "Je chante clair afin qu'il fasse clair" Edmond Rostand
  • Contact

Profil

  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
  • Auxonne, environnement, actualité, hypermarché, grande distribution, société

Recherche

5 janvier 2012 4 05 /01 /janvier /2012 00:00

 LA CNAC A BON DOS – du 05 janvier 2012

 

         La CNAC vient de publier sur son site la liste des intitulés des 17 décisions qu’elle a prises lors de sa séance du 21 décembre dernier.

         Bien que les textes détaillés des décisions ne soit pas à ce jour accessibles, une lecture rapide des intitulés permet de conclure que sur 17 recours examinés au total, 15 étaient faits par les promoteurs des projets contre des refus en CDAC et que 2 étaient faits par CASINO contre l’acceptation en CDAC de projets de concurrents.

        Ces deux recours de CASINO (n° 407 TR et n° 629 TR) ont été rejetés et les créations des projets concernés, autorisées.

        En ce qui concerne les 15 autres cas, 13 recours ont été acceptés, un autre rejeté (n° 947 D), il a été décidé enfin un « sursis à statuer » pour le projet Leclerc concernant Auxonne (n° 917 D).

        En résumé, dans 15 cas sur 17 (88 %) les promoteurs ont obtenu satisfaction. Le pourcentage de refus est de 6 % et Leclerc-Charmoy devra attendre encore un peu.

 

        Dans un souci de mise en perspective du « cas auxonnais », nous nous sommes livrés à une analyse détaillée des décisions CNAC pour 2010 et 2011.

        De cette analyse il ressort que le taux d’acceptation des recours de promoteurs en CNAC, contre le refus des CDAC s’est accru significativement de 2010 à 2011 pour passer de 62 % à 81 %. Le fort pourcentage (88 %) d’acceptation de la CNAC pour la dernière session  du 21 décembre 2011 confirme la tendance. Voilà pour les chiffres officiels et confirmés.

         Plus troublante, bien que moins clairement fondée, est cette rumeur faisant état de  l’optimisme affiché des promoteurs, et selon laquelle, l’affaire serait déjà « pliée » pour le 17 janvier, prochaine date (officieuse) de la CNAC. D’importants personnages de l’échelon ministériel et de l’échelon local, ou des deux à la fois, auraient donné leur bénédiction.

         Il semble, qu’à Auxonne, on fasse bon marché des organes d’arbitrage officiels CDAC et CNAC. Le  premier avis de la CNAC  du 20 janvier 2010, lors de laquelle les seuls demandeurs avaient été entendus, était pourtant sans ambiguïté et ne pouvait être soupçonné d’avoir été obtenu sous la pression  du petit commerce local.

         Qu’à cela ne tienne ! On fait appel contre lui à « l’avis de la population » lors d’une consultation dont nous avons déjà décrit par ailleurs les circonstances particulières et qui n’est qu’une tentative de plébiscite après coup, avec matériel d’affichage imprimé à LURE, d’une affaire déjà ficelée par la municipalité d’Auxonne au profit de la firme Leclerc.      

         Au printemps dernier époque de tenue de la deuxième CDAC, l’affaire empoisonne les cantonales de la pire façon, sans profit manifeste pour les tenants de Leclerc.

          Et, deux ans presque jour pour jour après la première session, voilà le projet revenu en CNAC, après délais, rebondissements et sursis, mais inchangé dans sa partie essentielle : un Hypermarché Leclerc de 3500 m2.

          Après toutes ces péripéties, verrons-nous pour finir le premier avis de la CNAC sortir, relifté et « conforme », des couloirs des ministères ?

        

C. S. Rédacteur de Chantecler,

 à Auxonne,  le 5  janvier 2012

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. Auxonnais - dans Billets d'humeur
25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 00:00

 

UN TRACT PEAUFINÉ – du 25 mars 2011

(25 mars - Second article)

    Je viens de lire le denier tract en bleu de Monsieur Raoul Langlois. Il est particulièrement long et l’électeur moyen en soutiendra difficilement la lecture. Monsieur Montial, lui, fait plus court !

 Je l’ai lu attentivement et, persuadé qu’il sera peu lu, sinon par des Auxonnais(e)s déjà convaincu(e)s, je m’épargnerai donc la tâche d’en faire l’analyse détaillée. On pourrait la résumer  ainsi de façon neutre et objective

 

- Mon bilan à Auxonne

- Ma légitimité dans le département

- Les insuffisances de mon concurrent

 

     Un lecteur plus critique proposerait plutôt

 

- Un esprit de clocher (le plus haut du canton)

- Un esprit d’appareil

- Un manque évident de fair-play  

 

     Si je prends aujourd’hui la peine d’écrire cette courte note, malgré le beau soleil qui brille et l’attrait d’autres plaisirs, c’est particulièrement à propos de trois lignes de ce tract : 

« Je viens d’apprendre par un article du Bien Public que ce candidat n’est pas favorable à l’aménagement de la zone commerciale du Charmois (sic !) à Auxonne »

 

      Monsieur Langlois puise donc à la même source d’inspiration et d’information que son ami Monsieur Montial et ce, avec la même  foi aveugle du charbonnier. Cette vérité irréfutable concernant Monsieur Girard, il la tire

 

d’un article de Catherine Vachon, sous le titre « AUXONNE Duel à droite » paru dans Le Bien public du 21 mars dernier

     Un article opportun sans doute pour nos deux compères Langlois et Montial, mais dont la véracité entière reste pourtant à confirmer.

      Depuis quand les écrits du Bien Public seraient-ils donc le parangon et la caution de toute vérité  absolue en Côte-d’Or ?

      Il est vrai que les colonnes  de ce journal furent noircies pendant des années par la plume alerte de Monsieur François Sauvadet, journaliste au dit quotidien…

      Pour finir, à propos du lapsus calami de Monsieur Langlois : Charmois au lieu de Charmoy, je proposerai une explication lacanienne.

       De la « peau de Charmois » à la « peau de banane », il n’y a qu’un pas, (trop) vite franchi ! Avouons-le, la ficelle est de taille. Elle confirme pourtant nos précédentes analyses.

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  25 mars 2011

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. - dans Billets d'humeur
24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 00:00

 

CADDIE  MONSIEUR MONTIAL ? - du 24 mars 2011  (24 mars -Troisième article)

      Monsieur Montial, le commis dévoué de LECLERC/Langlois s’affichait et affichait en jaune-fluo pour LECLERC de LURE en juin dernier.

       Aujourd’hui, il met LECLERC en veilleuse et remet Langlois en tête de gondole (R. LANGLOIS : POUR le projet) dans un tract demi A4 distribué ces jours-ci… Il est vrai que l’article en question a besoin de publicité, il pourrait même se vendre assez mal dimanche prochain.

        A la rescousse du consommateur, Monsieur Montial en appelle à l’objectivité du Bien public qui aurait déclaré en substance: D. GIRARD : CONTRE le projet. Cette objectivité n’est elle pas légendaire dans toute la région ?

        L’autorité de Monsieur Montial appuyée sur l’objectivité du Bien public, voilà bien une caution propre à assurer la défense du consommateur d’Auxonne et de son canton ! !

Du consommateur de LECLERC/Langlois au moins !

Quel est le fondement de l’analyse de Monsieur Montial, ou de son mentor ? Une citation d’un article de Catherine Vachon, sous le titre « AUXONNE Duel à droite » paru dans Le Bien public du 21 mars dernier.

        Or, dans cet article, Madame Vachon ne cite Dominique Girard entre guillemets que sur un point : « un développement harmonieux du canton ». Pour le reste, elle ne fait que rapporter, sans guillemets et donc sous sa seule responsabilité une prétendue position non favorable de Dominique Girard au sujet de l’installation de cette grande surface.

Le schématisme sans doute hâtif du jugement de Madame Vachon ne résiste pas à la lecture du long texte argumenté que Dominique Girard a pris la peine d’écrire dans son blog sous le titre « Ma position par rapport à la zone du Charmoy »

        Par ailleurs, malgré tout le dévouement mis par  Monsieur Montial au service du consommateur de LECLERC/Langlois, on  cherchera en vain, sur le net ou sur le papier, d’autres traces tangibles et pertinentes des actions et des réflexions de ce Monsieur au profit d’une action réelle pour l’intérêt général du consommateur à Auxonne. Monsieur Montial est un saisonnier hyperactif en période  d’élections ou de consultation.

     Monsieur Montial est un manichéen, il ne sait distinguer que

le souverain bien : R. LANGLOIS : POUR le projet

ou le mal absolu : D. GIRARD : CONTRE le projet.

     Voilà tout son verdict et son  jugement dernier pour le second tour.

      Monsieur Montial ne connaît que ces « deux positions », il n’est guère imaginatif et devrait lire le Kama-Soutra. Le choix de sa boutique est pauvre et sa défense du consommateur, monotone. Monsieur Montial se répète et se vend mal. Selon le concept langloisien, il se "trivialise". Pour se ressourcer, nous lui suggérons un stage « force de vente » chez LECLERC ou la lecture plus assidue de  Chantecler.

 

C. S. Rédacteur de Chantecler

à Auxonne le  24 mars 2011

 

 

Tract Montial rose

Tract Montial rose

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. - dans Billets d'humeur
18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 00:00

BRUIT DE FOND - du 18 mars 2011

 

       Je relatais hier la réunion plénière pour Raoul Langlois. Ne faisons pas de jaloux, je dois dire à présent un mot de la réunion de Jean-Paul Vadot qui se déroulait hier soir à l’Aiglon en présence de François Patriat.

       La salle était bien remplie. L’assistance était moins nombreuse qu’au grand rassemblement de la veille, mais elle était cette fois essentiellement cantonale. Le Tout Dijon ne s’était pas déplacé en renfort pour la circonstance.

       Pour être d’origine géographique plus restreinte, l’assistance était cependant loin de refléter cette quasi unanimité d’opinion qui présidait à la grand’messe de François Sauvadet et qui « ne voulant voir qu’une seule tête » excluait d’avance toute question et tout débat.

       Disons-le, l’assistance était tout à fait variée, mais sans être vraiment mêlée. La séparation ne se faisait pas en côté gauche et côté droit, mais plutôt d’avant en arrière. Avant des « Forces de progrès » et arrière (lourd) des combats d’arrière-garde.

       Face à cette configuration peu favorable, disons simplement que le « métier » de François Patriat a permis d’éviter un face-à-face pesant et que les propos sans concession de la tribune n’ont jamais cédé ni à l’invective ni au dénigrement.

       N’étant pas le chroniqueur désigné des « Forces de progrès », je développerai plus particulièrement la question qui m’intéresse et que mes lecteurs connaissent bien.

 

       Hier soir, donc, les bataillons de propagande Leclerc, si actifs au pot de colle en juin dernier, à pied, à cheval et en voiture, formaient un dernier carré dans le fond de la salle pour un « baroud d’honneur », si tant est que l’on puisse qualifier ainsi leurs escarmouches assez indigentes tirées d’un argumentaire éculé. Non vraiment, si la rage y était encore, le cœur n’y était plus vraiment.

       Nous étions en plein cinéma et le commando de la « quadruple racine » qui la veille avait assisté religieusement aux  projections conjointes du « Grand Bleu » et de « Il faut Sauvadet le soldat Raoul », tentait de nous jouer à présent « le Vadot de la Méduse ». Mais la projection tourna court et malgré toute sa pugnacité et son insistance,  Méduse ne parvint pas à pétrifier le président de la ComCom. Un jeune conseiller général qui accompagnait François Patriat, renvoya en miroir à Méduse tout son argumentaire et finit par lui couper le fil. J’ai oublié le nom de ce jeune conseiller général, appelons le Persée !

      La preuve est faite à présent que l’argument Leclerc, mis pudiquement sous le tapis lors de la grand’messe de François Sauvadet, aura constitué, sous des formes agressives, l’essentiel du programme d’un candidat aux cantonales et le bruit de fond de toute sa campagne.

      Dans un article de Raoul Langlois intitulé « Les pouvoirs et les contre-pouvoirs du développement local à l’épreuve d’une réalité : les crues de la Saône » nous avions retenu le concept de « trivialisation » introduit par l’auteur.

      Nous pensons qu’il est temps de l’appliquer à ce « dernier carré ». Reprenant littéralement les termes de l’auteur, nous pouvons ainsi définir l’attitude des contradicteurs du fond : « leur comportement est maintenant totalement prévisible. Les propositions d’aménagement qu’ils défendent sont reprises d’anciennes études. Aucune nouveauté n’apparaît […] [Ils] se sentent frustrés. A un moment donné, marqué par un événement d’apparence anodine, la situation éclate. Le groupe pour attirer l’attention des preneurs de décision se doit d’agir de façon spectaculaire. »

     Il est bien clair que ce groupe peut être, selon le concept de son instigateur, qualifié de « trivialisé ». Son côté proprement trivial n’aura d’ailleurs jamais échappé à personne.

    L’auteur d’un article un peu ancien en tire au moins un bénéfice inattendu, celui de voir sa théorie réinvestie, remise au goût du jour et appliquée à un cas concret. Pour le reste…

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  18 mars 2011

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. - dans Billets d'humeur
17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 00:00

 GOLIATH  ENCENSÉ – du 17 mars 2011

 

      Hier soir, dans une atmosphère oppressante et boulonnée se  déroulait la réunion  promotionnelle de François Sauvadet au profit de Raoul Langlois et surtout de François Sauvadet lui-même.

      Auto congratulations, autosatisfaction, auto acclamation, rien ne nous fut épargné. Une claque extra cantonale musclée était venue de Dijon en renfort, applaudissant à tout rompre. Parmi celle-ci, des éléments jeunes flashant la tribune avec leurs portables contrastaient avec les têtes chenues paisibles de l’assistance indigène.  Une rombière dijonnaise haineuse lorgnait d’un air de reproche mon peu d’empressement à applaudir J’ai dû m’esquiver à la fin sous l’invective et l’injure parce que je refusais clairement d’entonner une Marseillaise confisquée à des fins partisanes et aussi de trinquer.

      Je doute de l’utilité démocratique de telles réunions où une salle sans parole applaudit à une succession de bonimenteurs égrenant des discours de langue de bois et utilisant les ficelles les plus grossières.

      En fait, il fut assez peu question du canton d’Auxonne mais surtout du tram de Dijon, des socialistes et de leurs méfaits, on versa une larme pour le Japon en passant, tout en fustigeant les verts au passage. On prit sous son aile, geste à l’appui et des trémolos dans la voix, les bambins, les vieillards et les blessés de la vie.    

      On se congratula encore et on porta des toasts aux héros d’hier en partance et à ceux qui triompheraient  demain.

      On excusa en passant l’absence de Rémi Delatte pour une question de … psychiatrie et on réaffirma avec force le monisme  de la candidature UMP contre tout dualisme hérétique. Un produit et un seul est en tête de gondole. Un seul est labélisé.  J’en passe et des meilleures

       Au  moment opportun le président du comité de soutien local  de Raoul Langlois lut la biographie édifiante que nous avions évoquée dans un précédent article. Il n’appartient habituellement qu’aux gens sur le départ ou aux défunts de recevoir des louanges aussi appuyées. Satisfait pourtant, le bénéficiaire des louanges, physiologiquement bien vivant, n’y trouva cependant rien à redire.

        Les mots LECLERC et Charmoy ne furent jamais prononcés, mais diable ! L’encens ce soir-là était en promo !

       L’honnêteté intellectuelle répugne naturellement à l’auto congratulation facile, faiblesse humaine pourtant très répandue et dans toutes les castes.

      Dans la préface d’un ouvrage que nous avons récemment consulté nous avons noté un passage particulièrement dithyrambique qui nous a rappelé la lecture de certaine biographie autorisée :

« Les quelques 1500 pages de sa thèse, son dernier travail, montrent à quel point un homme simple d’origine modeste peut accéder à un niveau de savoir peu commun. Quand on parcourt ce travail de titan, on est véritablement impressionné »

« Avec beaucoup d’audace, de simplicité mais surtout avec une volonté farouche il s’est attaqué au difficile problème du changement ».

    Ces paroles s’adressaient toutefois à un défunt. Si nous les rapportons ici, c’est parce qu’elles ouvrent la première page de l’ouvrage collectif d’un groupe de formateurs de Centres de formation agricoles ou de Maisons Familiales rurales, au nombre desquels Raoul Langlois. Et aussi parce que l’homme évoqué, Hubert Coudrieau,  fut un maître de Raoul Langlois et sans doute aussi l’un de ses modèles.

    Voici la référence de l’ouvrage :

Paul Bachelard (sous la direction de), Les acteurs du développement local, Paris, L’Harmattan, 1993 (réédition décembre 2010)

     Et le titre de l’article de Raoul Langlois

« Les pouvoirs et les contre-pouvoirs du développement local à l’épreuve d’une réalité : les crues de la Saône » (c’était bien de la Saône et Pierre-Noël Denieuil a mal cité le titre)

     En une quinzaine de pages, l’article rédigé à la fin des années 80 traite des conflits ayant pris naissance à la fin de la décennie 70 à la suite du projet de construction d’un pont autoroutier en aval d’Auxonne, susceptible selon certains, de provoquer des crues. Parmi les « groupes » étudiés dans le jeu des pouvoirs et contre-pouvoirs, celui des agriculteurs reçoit une attention particulière de l’auteur. La lecture du texte ne manque pas d’intérêt et sa tenue dépasse très largement tout ce que nous avons pu entendre hier soir.

    Au détour d’un paragraphe, nous avons même découvert un passage d’un lyrisme inaccoutumé chez l’auteur. Parlant des premières réactions de rejet des agriculteurs, il s’exprime ainsi :

« Saute d’humeur sans lendemain ou amorce d’un long conflit ? Rien à ce moment ne permet de distinguer la suite que prendrait ce mouvement d’humeur. Par son insistance, le fleuve a donné la force nécessaire à David d’aller au-devant de Goliath pour tenter de le forcer à ployer le genou »

     Avouons que la tonalité de ce texte, à présent ancien, étonne de la part d’un homme aujourd’hui irrémédiablement passé du côté de Goliath et dont j’ai assisté hier soir à la promotion tapageuse par tous les apparatchiki du département, suivie de l’embaumement de son vivant par le président de son Comité de soutien.

     Aujourd’hui, le voilà clairement du côté des Goliaths de la politique et aussi de ceux de la grande distribution. Ainsi vieillissent les hommes, jusqu’à devenir les figures d’étiquettes cravatées et chenues des groupes de pouvoir et des lobbies, icônes dérisoires noircies par l’encens de la propagande et qu’on expose périodiquement à l’adulation de foules crédules.

    Mais tout l’encens du monde n’y fera rien, et pour reprendre les mots anciens écrits par notre auteur dans sa lointaine jeunesse, Goliath sera un jour forcé « à ployer le genou ».

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  17 mars 2011

 

 

 

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. - dans Billets d'humeur
12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 00:00

« FAIRE CHANGER LES CHOSES »  - du 12 mars 2011

 

            Hier soir, dans nos boîtes à lettres, s’est invité un tract A4 recto bleu qui portait, sur fond noir, un titre vengeur :

 «  Zone commerciale du Charmoy »

« Les intérêts des habitants du canton d'Auxonne trahis  par

le président de la communauté de communes »

           

          Ce tract, vous l’avez peut-être déjà lu, où alors, ça ne saurait tarder, car, soyez en bien sûr, aucun foyer ne sera oublié !

           A moins qu’il  n’ait rejoint directement la corbeille sans mériter de votre part même une seconde d’attention. Dans ce cas, vous avez eu tort, car la lecture de ce document, à défaut d’être agréable, se révèle pourtant très instructive.

          Alors pour les impatients, les négligents, tous les lassés, les fatigués et les blasés, je vais en faire l’analyse rapide. 

 Première partie : « J’accuse ! »

Deuxième partie : « Il est temps de faire changer les choses »

Troisième partie : « Votez et faites voter Raoul Langlois »

         Tout ceci est clair et net et parle de lui-même et tout le tract pourrait se résumer en fait à sa dernière ligne dont il est l’unique objet : un rameutage forcené des voix.

 Cependant, l’argumentaire de la première partie, de laquelle la suite tire toute sa force de conviction vengeresse mérite tout de même un examen détaillé :

          Cette première partie, nous l’avons intitulé « J’accuse ! ». Il y a en effet comme du Zola à rebours dans ce réquisitoire véhément contre la trahison  supposée du président de la communauté de communes. Oui, comme les gens que Zola dénonçait, Monsieur Langlois,  sait désigner opportunément des traîtres.

          Résumons l’argumentaire de l’accusateur : « Un consensus quasi général sur le projet Leclerc régnait dans la population auxonnaise consultée le 27 juin dernier et aussi parmi les élus des 15 autres communes du canton.

Cependant, lors de la CDAC du 8 mars dernier, le président de la communauté de communes a voté non, trahissant et prenant en otage les habitants de son canton au profit du Grand Dijon et ce, avec la complicité du Maire de Dijon »          

        Version plus réaliste des faits : Moins d’un Auxonnais(e) inscrit(e) sur trois a voté oui lors de cette consultation, et ce, malgré le matraquage publicitaire.

Interrogés publiquement en présence de membres du Comité de soutien de Monsieur Langlois lors d’une réunion électorale tenue hier soir 11 mars à l’Aiglon, les élus cantonaux présents ont démenti avoir été consultés à un moment quelconque sur le sujet et donc avoir exprimé un avis favorable.

         Laissons au Président de la communauté de communes le soin de répondre aux accusations portées contre lui, ce qu’il a déjà entrepris dans les colonnes du Bien Public du 10 mars dernier, et notons tout de même – nous le tenons de source sûre et bien informée – que tout dernièrement, Monsieur Langlois et son staff ont démarché de façon pressante le Maire de Pesmes, membre de la CDAC qui avait voté NON à la CDAC du 7 octobre 2009. Après quoi le Maire de Pesmes, a voté OUI à la CDAC du 8 mars dernier.

          Nous ne prétendrons pas pour autant, reprenant la rhétorique vengeresse du Maire d’Auxonne

que les habitants du canton de Pesmes « ont été pris en otage par l’approche politicienne » de leur maire, allié au Maire d’Auxonne pour favoriser l’implantation d’un hypermarché.

Monsieur Gay, même si son choix ne nous convient pas, a usé tout simplement de son droit de vote en CDAC.

        On voit donc ce que vaut une rhétorique, fondée plus sur le dépit accusateur, que sur des faits objectifs.

C’est le Maire d’Auxonne, lui-même, aux côtés du Groupe LECLERC qui a provoqué cette CDAC en pleine période électorale, démarchant au moins un de ses acteurs,  et escomptant sans doute, à l’issue de cette CDAC, obtenir quelque bénéfice électoral. Le vent a mal tourné en CDAC, alors, il faut désigner un coupable !

En  matière de vote démocratique, nul votant  ne saurait pourtant être accusé de son choix. Quelqu’un s’est il déjà permis d’accuser Monsieur Langlois de traîtrise pour ses votes en CDAC ?

         En matière d’organisation d’un vote, cependant, des questions d’opportunité et de responsabilité mériteraient d’être posées sur plusieurs points qui peuvent être illustrés par divers exemples concrets et datés :

- formulation adéquate et claire de la question posée (vote du 17/12/08)

- respect des règles d’affichage (vote du 27/06/10)

- choix opportun de la date du scrutin (vote en CDAC du 08/03/11)

          Oui, vraiment, sur bien des points « il est temps de faire changer les choses » !

Nous n’avons pas ni vocation, ni ambition politique mais, libre citoyen de la République, nous avons le droit et le devoir de réagir à certaines déclarations et à certaines méthodes. Par la voix de Chantecler, nous le faisons depuis le 18 juin 2010, date tardive, qui prouve qu’avant « la kermesse luronne » de juin dernier nous n’avions pas d’opinion particulière sur l’installation d’un LECLERC.

Publicité intéressée et partisane : NON, MERCI !

Il est très désagréable et très inquiétant à Auxonne de se voir sollicité sans cesse par des groupes de pression favorables au LECLERC, surtout après que la venue de celui-ci, comme les faits le prouvent, ait été décidée unilatéralement et sans concertation.

Dans le canton d’Auxonne, le « cochon de votant » ne serait-il donc bon qu’à entériner après coup des projets ficelés sur son dos et soi-disant pour son bien « en toute discrétion » et « sans divulgation » ?

Chers et à présent, nombreux lecteurs de tous bords, partagez  Chantecler, avec vos amis, « il chante clair afin qu’il fasse clair ! » 

 

 C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  12 mars 2011

 

 

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. - dans Billets d'humeur
26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 00:00

 

« ROSES DE PICARDIE » – du 26 février 2011

 

             Encore une chanson me direz-vous ? Oui, toujours la même ! Et puis les roses c’est bien  de circonstance, vu le calibre des fleurs qu’on s’envoie ces temps-ci ! N’en jetez plus !

            Mais avant d’offrir le bouquet, faisons d’abord quelques rappels relatifs à notre sujet de prédilection.

 

             Voilà ce qui s’écrivait dans Inf’Auxonne il y a quelques mois: « La consultation des électeurs a révélé la véritable implication des citoyens dans la vie de leur cité : 38,25% de participation, taux plus élevé que pour les élections européennes et régionales. Avec près de 80% de OUI à la question posée, les auxonnais se sont clairement déterminés pour le développement d’Auxonne et de son Canton ». (Inf’Auxonne N° 29 de juillet 2010 Edito de M. le Maire  p.1).

            En juin 2010, on faisait voter AUXONNE pour un projet situé sur le territoire de la Commune mais  il était déjà explicitement question de l’intérêt pour le développement du Canton.           

           Dans une lettre officielle de remerciements du Maire d’AUXONNE adressée à ses concitoyens, datée du 28 juin 2010 et distribuée en pli ouvert dans toutes les boîtes aux lettres de la commune, on pouvait lire :

          « Nous avons pris acte de votre soutien et de votre intérêt, témoignés lors de la campagne et de la proclamation des résultats à laquelle vous avez assisté très nombreux. Saluons également le déplacement de nombreux habitants des communes avoisinantes les uns pour témoigner leur intérêt pour le projet, les autres regrettant de ne pouvoir voter.

Nous persévérerons pour faire respecter VOTRE choix, qui est aussi le NOTRE »

            Là encore, attention particulière pour « de nombreux habitants des communes avoisinantes ». Donc pour le Canton !

            D’ici quelques semaines, personne ne sera privé de vote et les « regrets de ne pouvoir voter » « de nombreux habitants des communes avoisinantes »  ne seront plus de mise.

Quant à la persévérance affirmée, persévérance de « Picard », par définition « tenace », elle sera, n’en doutons pas, au rendez-vous.

             Cette fois, au moins, ne sera plus à déplorer l’absence scandaleuse de concurrence caractérisant la campagne de la consultation du 27 juin, qui prônait paradoxalement les vertus de la concurrence.

 

             Rappelons que  Chantecler est né de cette carence, digne d’une république bananière, et que depuis ce temps « [Il] chante clair afin qu’il fasse clair »

                Chantecler , n’est qu’un trublion bénévole et un « poil-à-gratter » sans ambition et sans réseau. Il n’a pas de « Comité de Soutien » pour qualifier de « grande », ou – pendant qu’on y est – d’ « énorme », telle ou telle de ses qualités personnelles. Il ne revendique d’ailleurs d’énormité dans aucun domaine.  Chantecler n’a d’autre vocation que d’éveiller les dormeurs en offrant le café fort de ses observations et de ses réflexions.

           Sa seule ambition est de conjurer la honte qu’il a ressentie de voir sa ville livrée, en juin 2010, à une publicité effrénée et grotesque à un véritable carnaval de la grande distribution.

           Hormis cela, il n’impose pas ses certitudes aux autres, et s’il est bien certain d’une chose, c’est de ne jamais recevoir, comme tel de nos concitoyens, de lettre à en-tête d’une grande enseigne le félicitant pour sa « discrétion » :

« A ce jour la maîtrise foncière de la zone est concrétisée grâce à votre discrétion. Nous sommes conscients des difficultés que vous rencontrez, mais l’enjeu est de taille. La divulgation aurait fait échoué (sic) le projet » (Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 p. 4 et préalablement dans Le Bien Public du 21 avril 2009))

          Alors, comment la qualifierons-nous, de « grande » ou alors carrément d’« énorme » cette « discrétion » ?

          De « discrétion », il ne devait plus en être question par la suite quand on vit fleurir nos murs en jaune-fluo.

          Roses de Picardie, Jonquilles de Haute-Saône. Ah! Douce France ! Avec à chaque terroir ses hommes et ses fleurs !

 

Pour les amateurs : « Roses de Picardie » est une célèbre chanson composée par un Anglais, Haydn Wood, en 1916.          

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

 à Auxonne le  26  février 2011

 

 

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. - dans Billets d'humeur
10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 00:00

  

 

MARS ATTACKS ! du 10 février 2011    MARS  ATTACKS  !

             

                 Ils reviennent les LURons, les petits hommes verts et jaune-fluo !

            Ce matin, nous apprenions qu’un aéronef du type CDAC émanant de la nébuleuse Leclerc était en approche. MARS  ATTACKS  !

            Non ! Pas un jet privé, pas un yacht Bolloré, sur la Mer des Liquidités !

            Trêve de plaisanterie, voyons ! Les vacances sont bien finies !

             De source sûre et officielle dépendant des services concernés de la Préfecture, c’est sérieux : Une CDAC se tiendra bien le 8 mars à Dijon au sujet du projet Leclerc.

            Après le Carnaval d’Auxonne, dimanche 6, l’ouverture du procès Chirac et de la campagne officielle des cantonales, lundi 7 ; voilà une date, ma foi, fort bien choisie, il fallait y penser. Mardi 8, au fait mais c’est…Mardi-Gras ! Crêpes et faux-nez en promo ! Vivent les crêpes, les faux-nez…et la booonne confiture !

            Vous avez aimé la grande kermesse en jaune-fluo de juin dernier, vous adorerez ce Mardi-Gras et sa prestigieuse kyrielle (kermesse, kyrielle… Ah !, comme disait l’autre, à Auxonne, mais quel KK !).

L’article en promo et en tête de gondole, on le connaît déjà. Sûr qu’on va se l’arracher et en redemander, sûr, même, qu’on risque d’en manquer. Une vieille dame qui a connu les tickets me demandait, inquiète, s’il n’était pas prudent de réserver.

            Du calme, bonnes gens ! Y’en aura pour tout le monde ! Keep cool ! Pas de panique ! Des prospectus hauts en couleurs (jaune-fluo ?) nous expliqueront bientôt comment procéder pour faire advenir la Cocagne en Val de Saône. « Aux urnes citoyens ! ! ! »

             Gageons, qu’au moins cette fois, ils ne porteront plus l’imprimatur de LURE,

             Ran-tan-plan-tureLURE!

             Mais rien n’y changera !

             Ah ! mes amis quelle aventure !

             A Auxonne, on a de l’alLURE,

             Ran-tan-plan-tureLURE!

             Ah ! mes amis je vous jure !

             Quelle aventure !

             Et surtout, quelle alLURE

             A cette alLURE, notre canton deviendra bientôt le trou noir de la galaxie !

             Et nous pourrons tous chanter « Mardi-Gras, t’en va pas », comme dit la chanson. « Mardi-Gras, t’en va pas » ! Sûr ! Car dès mercredi 9, il y aura du boulot pour déblayer les Cendres! Quand ils y seront les LURons !

 

          Je dédie ce texte à Ambroise Croizat

         « Ministre des travailleurs»,

           mort le 11 février 1951

 

                                                                                    C. S. Rédacteur de Chantecler,

                                                                                       à Auxonne le  10 février 2011

 

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. - dans Billets d'humeur
11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 00:00

Vœux et chocolats – du 11 janvier 2011

        

 

Chantecler présente ses meilleurs vœux pour l’année 2011 à ses rares lecteurs potentiels qu’il ne souhaite pas affubler, selon la manie racoleuse du temps, du qualificatif galvaudé d’ « amis ».

Retour sur 2010 : dans la fièvre (jaune) du mois de juin, sur fond d’ambiance racoleuse de kermesse à l’américaine, on appelait  aux urnes les Auxonnais espérant bien pouvoir les appeler ensuite aux caisses d’un géant de l’épicerie, bien loin du centre-ville ! Le vœu le plus cher de Chantecler  pour 2011 est que ces faits rejoignent définitivement leur lieu naturel qui est le passé révolu des  « poubelles de l’histoire ».

Prudent pourtant, Chantecler ne va pas jusqu’à confondre ses vœux avec la réalité. Les voies des affaires sont impénétrables et, après sa croisière de juin dernier, Yellow submarine pourrait bien vite remonter du royaume des requins et des pieuvres !

Aucun sillage suspect pourtant sur le miroir d’eau calme d’Inf’Auxonne N° 31. La réémergence imminente d’un projet relooké de création d’une zone commerciale au Charmoy n’y est pas évoquée. Le lecteur lira plus tard les dernières nouvelles sur la question. En attendant, en page 2, on lui jette un os de taille à ronger : « Que faire pour rendre le centre ville attractif ? »

A cette vaste question on se garde bien pourtant de répondre ! Il est vrai qu’elle est complexe, épineuse et désormais urgente. Modestement, Chantecler propose une réponse : Cesser d’abord d’invectiver et d’accabler crânement les hommes et les femmes qui travaillent et vivent au centre ville dans des conditions parfois difficiles qui la plupart du temps, hélas, entre crise et délinquance, ne sont ni de leur fait, ni de leur responsabilité, ni même de leur ressort.

Le rédacteur d’Inf’Auxonne N° 31, quant à lui, ne s’en tient pas à cette prudence nuancée, bien au contraire – haro sur le baudet ! – il trouve et désigne des coupables pour leur passer la patate chaude en guise de chocolats :

« les représentants du commerce auxonnais, obnubilés par la lutte contre l’implantation d’une troisième grande surface se sont fourvoyés dans une alliance contre nature avec les grandes surfaces locales. Se mêlant ainsi d’un combat qui de toute évidence ne les concernaient (sic) pas, en scellant cette alliance de la carpe et du lapin, ils ont fait perdre de vue à leurs mandants les questions essentielles, à savoir :

- que faire pour rendre le centre ville attractif ?… » (fin de citation)

 

Il serait facile et un peu cruel – mais ô combien légitime ! – de retourner ce compliment, quelques mots changés y suffiraient. Sacrifiant au fair play de rigueur en ces temps de voeux, Chantecler a préféré s’en abstenir  laissant à chacun le soin de paraphraser à son goût le propos !

 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

                                                                                  à Auxonne le 11 janvier 2011

 

           

Partager cet article
Repost0
Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Billets d'humeur
9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 00:00

 

 

NOTHING - du 9 octobre 2010

 

            A l’Est rien de nouveau. Nothing ! Il n’est que de lire le quotidien local pour constater que  les feux de l’actualité se sont déplacés de la zone du Charmoy vers le centre-ville.

            J’étais donc près d’oublier le fabuleux « mois de juin en jaune », lorsqu’un après-midi de septembre dernier, les gendarmes enquêtant sur les méfaits de la « Marque jaune » sont venus m’arracher à ma sieste. Le Procureur de la République avait entendu la plainte déposée par l’Association Auxonne-citoyen contre l’affichage sauvage en jaune de LURE, phénomène au sujet duquel Chantecler a déjà publié quelques bonnes pages. Ces pages, je les ai confiées aux enquêteurs en leur souhaitant bonne lecture. Ils ne s’ennuieront pas, du moins je l’espère ! Et après tout, bleu et jaune ne sont-elles pas des couleurs complémentaires ?

            Oui, mes amis, « le ciel est bleu comme une orange » et je vois la vie en technicolor, j’ai l’humeur toute chromatique et la palette enfumée ! Vous me demandez pourquoi ? Je viens de feuilleter le dernier « Notin ». Ce n’est pas interdit non ? Je comptais y trouver une relation haute en couleurs du « Grand salon du jaunisme », qui s’est tenu dans et sur nos murs dans la fièvre du mois de juin, sous l’égide des artistes de l’Ecole de LURE. Déception ! De peintures diverses et variées il est bien question dans l’épais magazine, mais à-propos de peinture-LURE ! Rien !

            Nothing ! Pas de trace des ineffables monochromes en jaune du mouvement ouiouiste  sur papier 44 X 63,5 ! Pas le moindre cliché ! Mais en prime le discours du 27 juin ! Vous savez, celui qui clôturait triomphalement  le « Grand salon du jaunisme » de juin dernier. Foin donc, de la  pure féérie monochrome qui s’accrochait en juin aux cimaises auxonnaises, foin donc, du Charmoy discret de la grande distribution en jaune-fluo de LURE ! Pour tout potage, un discours monocorde et ennuyeux à 79,52 % au moins ! Et un tramway que vous nous permettrez de ne pas nommer « Désir » !

            Persévérant, je cherchais encore, parmi les feuillets glacés, quelque image haute en couleurs du « Grand salon du jaunisme », lorsque soudain, j’ai fait à nouveau une mauvaise rencontre…. Laquelle ? Je vous le donne en mille… Celle de « La Bande des ombres noires » !  Ces inquiétantes silhouettes, de quel génie malin sont-elles la représentation ? Effrayé et perplexe, j’ai demandé conseil à mon héros-fétiche,  le coq « Chantecler ». Il m’a dit  les avoir rencontrées dans la pièce de son père Edmond Rostand, Acte 2, Scène 1 : « Au lever du rideau, nuit profonde. Tous les Nocturnes sont immobiles, en silhouettes sombres, les yeux fermés… ». Artiste ou quidam, vache ou coq, chacun de nous a donc, dans son jardin nocturne, sa « Bande des ombres noires ». Il se peut bien que ce ne soit pas toujours la même! Mais tout cela n’est rien après tout, rien qu’une coïncidence, qu’un jeu d’ombres ! Nothing !              

                                                                                                         

                                                                                                                                          C. S. Rédacteur de Chantecler,

                                                                                   à Auxonne le  9 octobre 2010

 

Communiqué de dernière heure :

Notre rédaction a reçu ce matin ce message non signé écrit en blanc sur noir, avec du lait semble-t-il.

 

« Le drapeau noir flotte sur la mamite » 

« Lasse de pisser du lait à l’œil pour les barons de la grande distribution, la Vache, mamelle aliénée par le grand capital, a, ce matin-même, au premier chant du Coq, sauté la clôture électrique pour rejoindre « La Bande des ombres noires ».                   

                                                                 

                                                                                                             

 

Partager cet article
Repost0
Publié par C.S. - dans Billets d'humeur