DE HUESCA À LA MAIRIE D'AUXONNE, HOMMAGE - du 09 novembre 2025 (Jour 503 de la nouvelle ère de Chantecler)
Monsieur Antoine SANZ, personnalité locale nous quittait récemment. Notre rédaction exprime ses sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
Un article nécrologique à la mémoire du disparu, sous la plume de Cécile Robert, paraissait dans l'édition papier du Bien Public du 7 courant. Cet article non dépourvu d'humour rapportait ainsi ce témoignage : « Il avait des hobbies comme la chasse pour laquelle il se définissait comme un écolochasseur. Son fils, Jean-Philippe se souvient « qu'il avait rendez-vous tous les dimanches avec son lièvre qu'il n'a d'ailleurs jamais prélevé car la seule fois qu'il aurait pu, après avoir épaulé, le coup n'est pas parti, il n'avait pas mis de cartouche... »
Notre présent article est un hommage au disparu que, selon la ligne éditoriale de Chantecler, nous avons souhaité personnel et original. Nous l'avions déjà en partie rédigé avant la parution du récent article évoqué plus haut.
Et ce, à la lumière d'un ancien article du Bien Public du 6 mars 2016, sous la plume d'Amandine Robert titré : « Antoine Sanz : de la guerre d'Espagne à la mairie d'Auxonne ».
Citons un passage de cet article : « Il [ Antoine Sanz] a 6 ans lorsqu'il passe la frontière franco-espagnole pour fuir l'Espagne. Le petit garçon qu'il était alors venait de Huesca, au nord-est du pays et avait déjà vécu presque trois ans d'errance dans une contrée ravagée par la guerre civile. » Je me souviens de tout, des bombes qui tombaient, des morts a droite et à gauche. Bref, c'était vital de partir »
Ces lignes, tout autres que tartarinesques, nous ont inspiré le texte qui suit et qui tente de les illustrer.
Une brève recherche sur la carte nous a permis de situer Huesca en Aragon, à 120 km de la frontière française et à 75 km au nord-est de Saragosse, capitale de l'Aragon.
La volonté de retrouver une évocation filmique du climat dans lequel vécut le petit Antoine à partir de 1936, nous a conduit dans notre recherche à un film républicain de 1937 centré sur HUESCA.
Comme toutes les œuvres du genre ce film, mettant en scène les troupes républicaines opposées aux golpistes franquistes, présente un point de vue non dépourvu d'effets et de propagande.
Nous l'avons visionné et nous le proposons, avec les réserves exprimées plus haut, à nos lecteurs.
En el frente de HUESCA (Au front à HUESCA)
Pour plus de détails concernant ces combats de HUESCA, les curieux pourront aussi se reporter à Wikipédia
Pour diverses raisons que je ne développerai pas ici, je ne suis pas étranger à la chose militaire tant du point de vue historique que pratique. Vers la quatrième minute du film j'ai ainsi observé les artilleurs républicains mettant en batterie leurs pièces et préparant les obus, visiblement du 105.
Et l'idée d'une illustration guerrière pour cet article m'est alors venue.
Dans une collection particulière j'ai eu l'occasion de photographier un obus, justement de 105, qui avait été finement travaillé.
On en avait gravé dans l'acier et en bas-relief, une grande vierge de Compostelle et un petit motif représentant des soldats à l'assaut. J'avais toujours associé cette œuvre de « trench art », visiblement réalisée en atelier, loin du champ de bataille, à la Guerre civile espagnole de 1936.
Le visionnage du film a confirmé ce sentiment, j'y ai reconnu strictement le même modèle d'obus, de ceux dont les oreilles du petit Antoine, qui devait beaucoup plus tard devenir notre futur maire, ont peut-être entendu les explosions.
Sur le petit bas-relief de l'obus travaillé, j'ai reconnu aussi les calots « à cornes » des soldats républicains.
C.S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 09 novembre 2025 (Jour 503 de la nouvelle ère de Chantecler)
Publié dans Libres Hommages
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