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  • Claude Speranza, Auxonnais
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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 00:00

LE SCOOP DU 26 MARS (BIS) - du 27 mars 2014 (J+1926 après le vote négatif fondateur)

     Le scoop du 26 mars 2014 s’est produit ce soir à la Colombière, en la Salle du Vannois. J’écris pour vous dans la nuit tranquille auxonnaise. Demain sera un autre jour, même si ce n’est pas encore le grand jour. Non ! Ne tremblez pas bonnes gens, je n’ai pas parlé du grand soir !

   En guise de grand soir, je me contenterai de vous relater, en bref, la soirée du 26 au Vannois. Elle fut grande, en son genre, cette soirée ! Les acteurs : la tribune d’abord  avec la liste « Auxonne-passionnément » sous la houlette de monsieur Raoul Langlois, l’assistance ensuite : une bonne centaine de personnes d’âge respectable en général, et peu suspectes d’animosité envers la tribune.

     Au premier rang, venu en famille, notre Docteur ; à leur droite, un ancien maire de droite. Le docteur n’a pas coiffé son casque de chantier, bien qu’au dos du trombinoscope de sa liste, à présent dissoute, on puisse lire : « Savez-vous que les plafonds de la salle Vannois (sic) risquent de s’écrouler ? ». Et pourtant, le docteur n’a pas de casque, le Docteur est un intrépide et un patriote !   

   Quand je lui fais remarquer le caractère imprudent autant qu’héroïque de sa visite sous ces lambris branlants, il tente vainement de me clouer le bec. À ses yeux je ne suis sans doute qu’un fâcheux et dangereux addict de ses discours (il emploie pour de bon le mot « addict ») lol j’en raffole ! Si je ne fais pas monter son score, je fais au moins monter son adrénaline, un fan s’en inquiète et me tacle « Ça a été professeur » ! On ne touche pas au bon Docteur !

    Malgré la présence de l’odieux trublion, le Docteur passera tout de même une bonne soirée. On le choie, on se congratule, on le cajole comme un enfant retrouvé après une fugue en mauvaise compagnie. C’est que le Docteur, digne et droit comme un I s’est attaché au mât de ses valeurs restant sourd au chant des sirènes gauchistes et transfuges. Ah ! le grand homme a écrit l’une de ses infirmières ! On fête Ulysse, revenu de sa périlleuse odyssée,on compte sur lui pour la suite ! N’est-ce-pas mon bon Docteur vous vous occuperez de nous, vos pilules nous redonnerons de la voix, pas besoin de vous faire une ordonnance !

   Lui qui a déclaré, solennel, n’être plus que le « spectateur de ce théâtre » s’en fait largement l’acteur en montant à la tribune pour expliquer son choix du refus de la fusion. C’est bien son droit ! Le choix d’un grand homme droit ! Dommage, qu’en dépit de l’urgence, il ait fait durer l’affaire jusqu’à plomber ses partenaires des deux autres listes en les mettant en position très délicate en raison des délais ! Après cette valse hésitation il peut crier au rapt et au kidnapping de sa liste et de ses voix tout à son aise !

    Les prétendus kidnappeurs restés bredouille sans le précieux bambin vont morfler ! Ils sont traités sans ménagement par le président de séance : socialistes (quelle horreur !), « transfuges,  supplétifs ambitieux à la recherche d’une place », ils ont scellé « l’alliance perdante du pauvre et du pauvre,  le mariage de la carpe et du lapin », le ménage contre-nature est « une Cour des miracles » !

   C’est cela ton scoop ! Tout juste un stéthoscoop ! Tu nous gruges Chantecler ! 

   Patience, mes braves ! J’y viens ! Alors qu’une adjointe vient juste de déclarer que les enfants des écoles ne payent que les crayons, l’assistance se lève comme une classe bien sage. Debout les crayons et les crayonnes ! Non ce n’est pas la  fin. Un évènement vient de se produire : Zorro est arrivé ! ou plus chic, pour ceux qui ont des lettres, venu de Dijon entre, superbe, Deus ex  machina ! Le généralissime est venu galvaniser ses troupes. Il ne tarit pas d’éloges sur les bienfaits du Conseil général en ces temps difficiles où planent tant de menaces sur la vie tranquille des bourgs bourguignons ! Pour taquiner un peu l’orateur, je lui fais remarquer lourdement l’absence du représentant local de la départementale institution. Il apprécie moyennement à vrai dire, j’ai alors droit au tutoiement et au « mon vieux ». Je lui fais remarquer que je ne suis pas son vieux. Décidément, j’emm… ! Anecdote pour finir, s’adressant au Docteur,  Monsieur le Ministre dit « qu’il préfère le voir dans la rue plutôt qu’à son chevet ». Petite phrase polysémique – non, je n’ai pas dit poliomyélite – qui signe l’humour et l’habileté de l’orateur !

     On l’a donc eu notre scoop, j’étais au bon endroit pour voir repasser le film  « Il faut sauvader le soldat Raoul ». Version allégée cette fois ! Si avec tout cela il n’est pas sauvé ! Quoiqu’en 2011…. Un détail pour les superstitieux, au cours de la réunion une affiche félone se détache et glisse mollement à terre dans un frou-frou. Mauvais présage ?

     Le grand tribun vient de partir, Les interventions des adjoints reprennent, on tente de nous démontrer que le maintien du 511 RT pourrait être menacé en terre socialiste : Rebsamen coupe les ailes de la BA 102 et, de concert, son émule fait le reste aux rives du Port Royal. Diantre ! Les socialistes ne sont pas parfaits, il s’en faut ! Mais l’écrémage de l’armée n’est tout de même pas leur apanage ! Pas vrai, Monsieur Chirac ?  Il est temps de quitter la salle, dehors l’air est vif, petite marche rapide vers le centre-ville. J’arrive à la salle des fêtes, la grand’messe (noire dirait-on au Vannois !) est terminée. Belle assistance paraît-il deux, trois cents…

 Greffe du coeur

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 27 mars 2014  (J+1926 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Recension
22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 00:00

LE CAVEAU DE MONTMARTRE - du 22 mars 2014 (J+1921 après le vote négatif fondateur)

      Quand j’évoquais le Père Cahuet dans mon précédent article, je ne pensais pas le retrouver de sitôt. Et sûrement pas dans un discours prêchant pour l’avenir d’Auxonne. Eh bien ! Figurez-vous qu’en écoutant hier soir le discours du Docteur Colas, candidat à la mairie, à la tête de la liste « Agissons pour Auxonne »…. Figurez-vous, dis-je, que j’ai constaté que le Père Cahuet y était de retour ! Comme la Coopérative maraîchère, la Plage des Américains et l’usine de cagettes des Granges Hautes ! Ça c’est le bon côté du Docteur, dans lequel les vieux /vieilles Auxonnais(e)s reconnaissent immédiatement un autre vieil Auxonnais pur sucre et AOP qui leur rappelle en quelques mots toute leur jeunesse. Il connaît sans doute aussi « Le Grenier de Montmartre » une émission de chansonniers du temps de « La Famille Duraton », qui était souvent enregistrée au « Caveau de la République », de là mon lapsus dans le titre, qui me plaît et que je ne corrigerai pas !

     J’arrête-là, car on va dire que je me prends pour Perec, l'écrivain des réminiscences !

https://www.youtube.com/watch?v=O2nnYJ8wDFo

    En fait, cette soirée au caveau, qui n’était pas le Caveau de la République, mais celui de notre Château Louis XI, m’a paru assez longue. On ne peut certes reprocher au Docteur, ces propos péremptoires, voire blessants, observés lors de certaines réunions. C’est toujours sur un ton calme  que se déroule le propos énoncé d’une voix douce et affable : à l’image de notre Saône, le discours du Docteur est un long fleuve tranquille.

    Cette image fluviale est à peine exagérée car l’élément aquatique, ainsi que son petit peuple halieutique, tient une grande place dans les préoccupations du Docteur. Une seule ombre à ce tableau, celle de la drogue circulant, telle une jonque hideuse toute chargée d’opiomanes, sur la Saône. On pourrait donc craindre pour la population d’Auxonne, mais les résultats de l’enquête diffusée par le candidat tempèrent l’inquiétude : « 212 exemplaires ont été renvoyés remplis, ils  indiquent un taux de satisfaction de 50% [de  212 personnes] relativement aux rôles conjoints de la police et de la gendarmerie ». Néanmoins le Docteur verrait d’un bon œil « le rétablissement des patrouilles militaires ». Encore le bon vieux temps des vieux /vieilles Auxonnais(e)s ! Patience, on pourra bientôt clôner le Père Cahuet !

   Appuyé par un jeune confrère dentiste dont le propos clair et précis contraste avec les méandres du discours précédent, le Docteur dresse en duo un constat intéressant sur les problèmes sociaux-médicaux d’Auxonne et du Val de Saône en général. Des solutions et des propositions sont avancées qui, pour le profane que je suis, semblent tenir la route. Le Docteur est capable de servir ses concitoyens sur ce chapitre, je n’en doute pas.

    L’autre gros morceau de la soirée, c’est un projet de piscine « multifactorielle ». Toujours l’eau. Bien que j’aie été jugé par certains assistants et au premier chef par le « conférencier » comme un importun et un trublion indésirable, je ne me permettrai pas de jeter d’emblée la pierre à propos de ce projet qui en vaut sans doute d’autres.

      Sous son air bonhomme de long fleuve tranquille dont les eaux tièdes calment les ardeurs et les velléités, cette soirée n’a pourtant pas fait place à un vrai débat. J’avais vraiment l’impression d’être un cancre au fond d’une classe trop attentive. Avec le temps, je sentais monter le froid du caveau dans mes pieds et je me récitais le quatrain prémonitoire écrit il y a quelques jours dans mon article

PLACARDS  - du 14 mars 2014    

Le second prenant sa cuiller

Vous dit faites Ah ! Ah ! Ah ! Ah !   

« Mon cher, vous voilà poitrinaire

Au caveau vous aurez pris froid »

   Oui, je m’ennuyais ferme à entendre un discours qui, hors de la piscine et des questions médicales, était carrément fumeux. Le concept d’ « économie circulaire », répété à maintes reprises, finit par me convaincre que l’on faisait des ronds dans l’eau. Que le Docteur annonce qu’ayant écrit trois livres il lui en restait deux à écrire, me fit frémir à l’idée de la lecture in-extenso de ce pentateuque annoncé. Qu’il explique  enfin le méthane à l’assistance en disant : « Le méthane c’est CH4 et l’éthane c’est C2H6 ». Ah ! Molière ! Le froid aux pieds aidant, je finis par ne plus y tenir, posant sans ménagement la seule question qui sera évoquée dès demain soir : À qui notre Docteur donnera-t-il ses voix afin de pouvoir, dans un poste d’adjoint, faire exécuter sa très longue ordonnance.

    Secret médical aidant, je n’ai pu obtenir de réponse du praticien indigné, qui visiblement offusqué, s’avança vers le cancre du fond lui offrant de prendre sa place à la tribune. Et pourtant, je ne voulais pas faire un coup d’état, ni même prétendre à l’exercice illégal de la médecine, comme le malheureux Raspail qui fut autre chose qu’un boulevard ! Je voulais seulement obtenir une réponse à une question dont l’histoire électorale récente me dit qu’elle sera très bientôt la seule vraiment passionnante ! On parie ?

    Fiasco ! M’infligeant un diagnostic interminable, on m’a refusé pour finir tout pronostic et j’aurai réussi seulement, aux yeux de quelques personnes visiblement indignées, à passer pour un exalté, pour lequel un placement d’office serait sans doute la seule vraie solution ! Épouvanté et contrit, je me suis alors dit : « Hitler serait-il en moi ? », car,  je dois le confesser, il m’arrive de lire le Docteur qui est entre autres l’auteur de « Hitler est-il nous ? »

     J’avais nagé en rond deux heures dans la piscine « multifactorielle », j’avais les pieds comme des nez de chiens, le petit bassin plein à craquer, et sauf à prendre un bon rhume pour enrichir la faculté, j’avais vraiment perdu mon temps et ma salive ! Et le temps c’est de l’argent et surtout comme dit le Docteur : « un sou est un sou ! ». Et de toute façon, comme il m’a dit : « Ça coûterait trop cher de détruire le Leclerc ! »

Sur la mer calmée

 

C.S., Auxonnais AOP, garanti né à Auxonne, Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 22 mars 2014  (J+1921 après le vote négatif fondateur)

[modifié le 20/01/19]

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Recension
20 mars 2014 4 20 /03 /mars /2014 00:00

LA CERISE NATIONALE SUR LE GÂTEAU LOCAL - du 20 mars 2014 (J+1919 après le vote négatif fondateur)

   Un mois, jour pour jour, après le discours d’ouverture de campagne de Monsieur Raoul Langlois, maire sortant, le salon d’honneur des Halles résonnait hier soir du brouhaha d’une nouvelle réunion électorale. Fabrice Vauchey, tête de liste du groupe « Auxonne, territoire d’avenir », présentait ses colistiers et son programme devant une assistance nombreuse.

    On pouvait noter, dans les premiers rangs, la présence de Monsieur Dominique Girard, conseiller général du Canton d’Auxonne, ainsi que de Monsieur Antoine Sanz, ancien maire et  ancien conseiller général du Canton d’Auxonne. Au fond de la salle, appuyés pour la plupart aux grandes tables de chêne, qu’on avait repoussées là pour la circonstance, se tenait un trio [en fait une quadrette, correction du 21/03] d’adjoints de la liste sortante entourés d’autres conseillers et de divers sympathisants. Lors du débat contradictoire qui devait clore la réunion, ces adversaires du candidat n’ont pas saisi l’occasion qui leur était offerte de s’exprimer. Les membres des deux autres listes assis dans l’assistance, ne sont pas, eux non plus, intervenus.

    Certains d’entre eux pourtant, on dû entendre sans réel plaisir, la critique courte mais appuyée de la politique économique nationale présente, sur laquelle s’est ouvert le propos du candidat. Il est vrai que cette critique était surtout lancée en manière d’alarme relativement aux implications prévisibles qu’elle aurait sur les finances des collectivités locales. En ce qui concerne particulièrement celles de la ville d’Auxonne, Fabrice Vauchey s’est attaché à démolir l’image avantageuse que le maire sortant en avait brossée un mois auparavant dans la même salle et vernie pour finir, la veille, à la Salle des Fêtes. Résumant la situation, le candidat iconoclaste a ainsi proposé de remplacer l’appellation « Auxonne passionnément » de la liste sortante par « Auxonne fiscalement ».

    Le candidat devait aussi reprocher au maire sortant un certain « déni de démocratie », une absence de concertation avec les habitants riverains concernés par des projets divers, et un partenariat « délétère » au sein de la Communauté de Communes.

    Suivait l’énumération obligée d’un long programme, au texte duquel nous renvoyons nos lecteurs /trices. Lors du débat final les problèmes suivants ont été soulevés : zone du Charmoy, devenir du terrain des Aciéries, relations de la municipalité avec l’Union commerciale et subventions à cette dernière, problème des contraventions pour stationnement au centre-ville, mise au point des fréquences et tarifs de ramassage des ordures ménagères, maison médicale, état de la voirie et sécurité routière. Votre serviteur n’a pas manqué d’intervenir dans son domaine de prédilection.

    Au-delà de ces énumérations diverses et non exhaustives, nous voudrions dégager la leçon de cette soirée. L’auditeur qui se serait éclipsé dès les premières minutes du discours serait resté sur l’impression d’un parallèle évident entre le propos sévère initial de Monsieur Vauchey et celui de son concurrent Raoul Langlois, maire sortant, tenu un mois plus tôt sous les mêmes poutres : «  Je comprends qu'il ne doit pas être facile actuellement de soutenir la politique gouvernementale... […]. Pour ma part, je revendique clairement être un opposant à la majorité présidentielle ! ». Cet auditeur pressé aurait même pu en conclure  à propos de Monsieur Vauchey et du candidat sortant : « C’est blanc bonnet et bonnet blanc ».

   Rappelons quand même que le propos de Monsieur Langlois était surtout dirigé, à travers « la politique gouvernementale », contre Monsieur Coiquil, autre candidat concurrent du maire sortant.

    Tel n’est pas le cas de Monsieur Vauchey, en effet l’auditeur assidu et attentif aura compris lui, tout au long de la réunion de Monsieur Vauchey que le problème essentiel se trouve d’abord dans le style actuel de la politique locale ce qui n’empêche pas,  toujours selon Monsieur Vauchey, que le problème soit encore aggravé par la conjoncture nationale.

       Un bon croquis valant toujours mieux qu’un long discours, nous allons tenter une image. Disons que si, il y a juste un mois, Monsieur Raoul Langlois entartait copieusement, à l’aide d’un flan et sans élégance, l’un de ses concurrents, Monsieur Vauchey s’est contenté, lui, de poser incidemment une petite cerise nationale sur le gâteau local. 

      Les élections municipales, étant d’abord une affaire locale, tout semble donc possible à présent, hormis, à l’évidence, un accord entre Messieurs Vauchey et Langlois !

      À ceux qui nous reprocheraient notre métaphore pâtissière, nous leur concèderons bien volontiers qu’elle manque certes de discrétion, (mais pas de Charmoy !) et que son thème est clairement à dominante alimentaire ! Alors, bon appétit !

Cerise 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 20 mars 2014  (J+1919 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Recension
19 mars 2014 3 19 /03 /mars /2014 00:00

DES  PROS - du 19 mars 2014 (J+1918 après le vote négatif fondateur)

    Le 19 février dernier, le maire sortant Monsieur Raoul Langlois avait tenu sa première réunion de campagne au salon d’honneur des Halles. Cette réunion avait eu les honneurs de la presse gratuite jurassienne

http://dole-auxonne.hebdo39.fr/article-auxonne-la-campagne-est-lancee,1950.htm

Nous en avions donné par ailleurs une relation sur notre blog

MÉTAMORPHOSES  - du 26 février 2014

    Hier soir 18 mars, se tenait la deuxième et dernière réunion publique du maire-candidat avant le premier tour. Autre lieu, autre style. Dans le premier cas, l’espace resserré des combles des Halles, dans le cas présent les dimensions imposantes de la Salle des fêtes. Ces dimensions soulignaient peut-être par contraste une assistance relativement discrète tant par le nombre que par la participation active. Une assistance strictement locale cependant, mais diverse, où se côtoyaient tous les âges, divers quartiers et diverses tendances,  et à laquelle la parole fut donnée en fin d’intervention. Une réunion ouverte en somme, beaucoup plus ouverte sans doute que la première.

    Le maire-candidat devait seulement ouvrir la réunion et la conclure, déléguant dans l’intervalle la présentation de son programme par secteurs à une dizaine de ses colistiers, pour l’essentiel adjoints sortants. Tous les thèmes furent abordés, du Château aux mares de la forêt en passant par nos Knocks vieillissants, pour le détail nous renvoyons nos lecteurs au programme du maire-candidat.

    Au cours de cette présentation, l’opposition fut volontiers égratignée, l’analyse objective et approfondie de chacune ces critiques exigerait un temps et une documentation qui dépassent mes forces et mes compétences. Je laisse le soin de la réponse aux équipes visées. Leurs membres présents n’ont d’ailleurs pas réagi lors de la réunion.

     Le point essentiel que j’aurai remarqué, c’est la revendication par un certain nombre d’intervenants de la tribune, qui parlaient pour ainsi dire ex-cathedra, d’une compétence et d’une expérience acquises et vérifiées dans le cours du mandat. Le « néophyte » se devait donc d’être intimidé par ces propos de spécialistes confirmés. Magister dixit ! D’ailleurs, la tâche de maire, de plus en plus difficile et ardue, ne s’improvise pas !

    En clair, ce qu’il faut à la mairie Auxonne, ce sont des pros ! Et les pros, vous l’aurez compris, ils sont déjà là ! Combien d’ « apprentis » pourtant, même sur la liste du maire-sortant. Cependant, comme l’a lancé lui-même, me semble-t-il, le maire-sortant « nul n’est irremplaçable ». Sage propos en regard du discours d’autosatisfaction de quelques adjoints bien enkysté(e)s. Après tout, eux (elles)-mêmes apprirent aussi un jour avant d’affirmer péremptoirement leur compétence et leurs talents à l’encontre des novices.

   Pour en revenir à notre « cœur de métier », Leclerc était absent de la présentation. Heureusement, par le secours des questions de Jean-Claude Poirson et de votre serviteur, il montra quand même une oreille à la fin.

    À titre anecdotique nous noterons qu’une remarque de Jean-Claude Poirson rebondissant sur un propos de Madame l’adjointe au social relativement à certaines personnes défavorisées jugées trop sévèrement par d’autres comme seulement capables de fumer et de boire, devait nous  entraîner quelques instants sur une digression impromptue autant que gouleyante à propos de la dive bouteille et des raisons que tout un chacun aurait de boire. Je vous propose quant à moi celle de Gaston Bachelard que je trouve plus originale : « Je bois pour me souvenir ! ». C’est d’ailleurs ce que je fais en rédigeant cet article !

      Revenons à des choses plus sérieuses : des réponses du maire à mes questions sur l’investisseur privé du terrain des Aciéries, je pense pouvoir déduire à travers les subtilités prudentes du discours administratif qui m’a été tenu qu’il pourrait bien s’agir d’Intermarché. À vérifier cependant. À mon allusion du Leclerc pas encore fait, il ne fut infligé aucun démenti affirmant un démarrage imminent des travaux. À suivre…Qui vivra verra ! Pour terminer, une habituée du sujet n’a pas manqué de poser la question de la maison médicale. Même en dehors des listes, Auxonne ne manque pas de spécialistes de diverses questions.

     Au fait, la spécialité de torpilleur commence à se faire rare et le Port-Royal est devenu tout triste depuis qu’il a perdu sa « Petite Torpille ».

 Dandy local

 C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 mars 2014  (J+1918 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Recension
16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 00:00
«TRIVIAL, MON CHER LANGLOIS ! »  – du 16 mars 2011

 

« Le subjectivisme du jeune Hegel, orienté vers la pratique, est d’emblée collectif et social. Pour Hegel, c’est toujours l’activité, la pratique de la société, qui constitue le point de départ ainsi que l’objet central de la recherche ».

                                                                                                                                      Georges Lukacs, Le jeune Hegel

 

       Dans notre article d’hier nous exprimions notre impatience de prendre connaissance d’un texte du « jeune Langlois » paru  dans un ouvrage collectif,  et « cité lors d’une conférence à Tanger ».

       Nous devrions disposer rapidement de ce texte, en envoi dédicacé (qui sait ?), et plus sûrement par commande expresse.

        Pour l’heure, nous avons pris connaissance d’extraits du document de travail dans lequel  l’article est cité en référence. Il s’agit de :

      Pierre-Noël Denieuil, Introduction aux théories et à quelques pratiques du développement local et territorial,  Analyse et synthèse bibliographique en écho au séminaire de Tanger (25-27 novembre 1999),  Genève, Bureau international du Travail, 2005 

         L’article de Raoul Langlois y est cité en page 20 où il fait l’objet d’un long commentaire. Cet article est inclus lui-même dans le recueil :

Paul Bachelard (sous la direction de), Les acteurs du développement local, Paris, L’Harmattan, 1993

      Cet article est déjà ancien, ce qui nous a déterminé à l’attribuer, en référence à la tradition critique, au « jeune Langlois ».  Son titre est le suivant :

« Les pouvoirs et les contre-pouvoirs du développement local à l’épreuve d’une réalité : les crues de la Seine » (lisez bien « de la Seine » et non de la Saône ).

        Dès la lecture de son  titre évocateur « Les jeux fluctuants des pouvoirs et du temps » l’analyse de Pierre-Noël Denieuil  nous a semblé instructive en regard de la question qui nous préoccupe dans Chantecler depuis neuf mois.

       Dans l’attente de disposer de l’original, nous donnons aujourd’hui quelques commentaires de Pierre-Noël Denieuil commentés par Chantecler :

 

Pierre-Noël Denieuil
Chantecler
« Raoul Langlois distingue dans un article fondamental les multiples groupes de pouvoirs et de contre-pouvoirs organisant  toute dynamique de développement local :

-groupes « décideurs »

-groupes « facilitateurs »

-groupes « trivialisés »

 

Dans l’affaire Charmoy-Leclerc, il serait sans doute instructif d’appliquer la classification « langloisienne » en « groupes » aux divers pouvoirs et contre-pouvoirs en présence :

Quid de « la quadruple racine » ?

Quid de Chantecler ?

Quid  de « la carpe et du lapin » ?

etc…

Toute proposition de réponse de l’auteur serait la bienvenue

« L’auteur insiste sur l’aspect temporaire du jeu de ces groupes. Ainsi, des groupes faibles en début peuvent renverser la situation d’un groupe dominant qui se trouvera progres-sivement trivialisé » 

Dans l’affaire Charmoy-Leclerc et au 16 mars 2011, quel groupe se trouve trivialisé ?

 

Toute proposition de réponse de l’auteur serait la bienvenue

« Nous comprenons ici, avec Raoul Langlois, le rôle fondamental du temps et de ses avatars dans la dynamique d’un projet de développement local. Ce qui était vrai hier ne l’est plus aujourd’hui, et les perdants du jour peuvent s’avérer les gagnants de demain… »

Dans l’affaire Charmoy-Leclerc, ces avatars n’auront pas manqué. Il est probable que Monsieur Langlois ait fondé sa stratégie sur  la dialectique de son article.

Nous faisons la proposition suivante à l’auteur : donner une nouvelle mouture rafraîchie de son article à la lumière du cas d’école « Charmoy-Leclerc »

        La lecture prochaine de l’article de Raoul Langlois nous permettra sans doute de tester la validité opératoire de ses réflexions de jeunesse – nécessairement empreintes du caractère théorique des travaux universitaires – à sa praxis  effective dans l’affaire « Charmoy-Leclerc ».

      Au-delà des platitudes lénifiantes sur papier glacé et des invectives primaires, nous ne désespérons pas de pouvoir offrir  très bientôt une contribution plus originale à nos lecteurs.

     Nous devrions apporter une attention toute particulière au concept langloisien de « trivialisation », susceptible, selon nous, de connaître une illustration très prochaine. 

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  16 mars 2011

 

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Publié par C.S. - dans Recension