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12 septembre 2022 1 12 /09 /septembre /2022 10:51

NAPOLÉON BONAPARTE ENTRE AUXONNE ET DOLE (5) - du 12 septembre 2022 (J+5017 après le vote négatif fondateur)

Dans cet épisode, nous délaisserons un instant, pour y revenir plus tard, les vénérables gazettes des années 1840. À cette époque, les lecteurs des gazettes n’en perdaient pas une miette car, à la différence de nos contemporains gavés de news, ils n’avaient que peu d’accès à l’information.

Nous concevons bien que nos contemporains tellement sollicités par leurs smartphones et autres facebook puissent se lasser de la lecture de l’Album dôlois ou du Patriote jurassien….

Cependant, la lecture des journaux du temps a la vertu de nous plonger beaucoup plus profondément dans l’ambiance et la couleur du moment. Tout concourt à cela en effet : le silence des archives loin du barnum médiatique ambiant, le style de l’époque tellement différent du jargon américanisé de la nôtre.

Certes notre société du spectacle qui fait feu et fric de tout bois est prompte à ressusciter le passé pour donner un semblant de touche historique à ses kermesses permanentes.

Nous n’en démordrons pas cependant, la lecture d’une archive est plus riche d’enseignements sur une période du passé que ces pantalonnades bruyantes « en costume » et autres « complexes de loisirs à thématique historique ».

Mais revenons à nos gazettes et d’abord à ce qui a motivé de notre part une lecture partagée de celles-ci avec nos lecteurs. Ce motif, dans le cas présent, vous l’aurez compris, c’est le fameux duel Bonaparte-Grosey.

Elles sont émouvantes ces gazettes, avec leur papier jauni et leurs petits caractères à s’user les yeux. C’est qu’il fallait faire tenir le plus de nouvelles possibles sur la plus petite surface de papier possible. Comme le Père Grandet, le dix-neuvième siècle louis-philippard  était économe !

Mais à propos du fameux duel, force est de constater qu’elles relatent l’évènement sur un mode stéréotypé, en quasi copié-collé, comme vous pourrez le vérifier dans notre précédent article.

NAPOLÉON BONAPARTE ENTRE AUXONNE ET DOLE (4) - du 08 septembre 2022

C’est un peu le propos de « l’homme, qu’a vu l’homme, qu’a vu l’ours ». On aimerait bien connaître et lire le premier « homme, qu’a [vraiment] vu l’ours ». En bref, plus que des redites, avoir une information de première main !

Mais laissons là ces vieilles lunes et cette archéologie pointilleuse du duel Bonaparte-Grosey.

Soyons à la page et référons nous résolument aux productions up to date.

Tenez ! Un ouvrage illustré sur papier glacé, d’inspiration proustienne déclarée, paru en 2018 sous les auspices de la municipalité d’Auxonne et intitulé Du côté d’Auxonne nous livrait dernièrement un aperçu rafraîchi, si l’on peut dire, du fameux duel.

À preuve, je vous livre ce passage en citation (p.118) :

[ndlr Chantecler : selon le scénario de son ouvrage, l’auteur est en visite dans la chambre de Bonaparte au quartier du même nom et il est en train de lire les notices]« Pendant que je lisais, un militaire est entré dans la chambre. Il paraît ému. Vous vous intéressez à Napoléon ? Son séjour ici est bien plus intéressant que ce qui en est écrit sur la feuille que vous venez de lire. On passe notamment sous silence un duel à l’épée qui l’opposa à Louis Denis Catherine Grosey, Dolois d’origine, sur le rempart situé derrière la tour du Cygne. Bonaparte y reçut un léger coup d’épée sur le bras. Vous vous rendez compte qu’un Dolois aurait pu changer le destin de la France, ici, à Auxonne ? La raison du duel ? Sûrement la réponse à une provocation liée aux origines corses du jeune Napolionne de Buonaparte. Le militaire baisse la voix comme un conspirateur. Napolionne de Buonaparte, c’est comme ça qu’il se faisait appeler, et sous cette orthographe qu’il est enregistré »

Ce duel que l’«on passe notamment sous silence » ne l’est plus depuis car il a été mis récemment en lumière dans la presse » (Le Bien Public du 3 mai 2021)

Avouez que c’est moins sec que les vieilles gazettes qui ne parlaient pas d’amourette !

On aimerait quand même retrouver la source et le premier « homme, qu’a vu l’ours ».

C’est pourquoi, dès que possible nous retournerons bientôt aux archives !

Mais avant, pour nous délasser un peu, à la suite de nos vaillants triathlètes et bien entendu, comme toujours, du jeune Napoléon Bonaparte, nous irons faire trempette dans la Saône au prochain épisode !

En attendant, Claudi, pour son illustration du jour s’est diablement creusé la tête. Il a trouvé la réponse dans le fond d’une assiette louis-philipparde des années 1840 et a décidé de faire un peu d’histoire-fiction. Pourquoi pas ? On en fait tant et tant à propos de Napoléon !

Voici la thèse originale de l’historien Claudi : « Et si la lecture des gazettes du début des années 1840 à propos du fameux duel Bonaparte-Grosey avait déclenché une épidémie de duels dans l’armée entre bonapartistes et orléanistes ? »

Après tout, pas si bête ! Il la soutient image à l’appui, car comme dirait Napoléon (en substance) : « un bon croquis vaut mieux qu’un long discours »

Son illustration est disponible en PDF

Le duel Bonaparte-Grosey  jusqu'au fond de l'assiette.jpg

Le duel Bonaparte-Grosey jusqu'au fond de l'assiette.jpg

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 septembre 2022 (J+5017 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Visions d’histoire

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Visions d'histoire