DIJON : UN PÈRE NOËL LIVRÉ AU BÛCHER (1) - du 19 décembre 2025 (Jour 543 de la nouvelle ère de Chantecler)
En ce jour anniversaire de sa naissance, je dédie cet article à feu ma mère
qui contribua largement, par son exemple, à développer mon esprit critique...
Notre précédent article, en lien ci-dessous, par les réalités crues qu'il évoquait, vous aura peut-être ôté le goût de croire au Père Noël et aux promesses des candidats, promesses qui n'engagent que ceux qui y croient.
AUXONNE : DERNIÈRES NOUVELLES DE BONAPARTE - du 17 décembre 2025
Avant d'entrer dans le vif de notre sujet, je voudrais vous faire d'abord une petite confidence. Ayant avisé une photo de démolition sur le site à 360° d'une liste dissidente, j'ai d'abord eu un doute mais je suis quand même aller vérifier « dans le réel » hier matin : RAS...
Avec l'IA et les rézosocio mes cocos on vous ménera bientôt tous par le bout du nez et ça a déjà commencé. Le Père Noël a la vie dure !
Ce n'est pas une raison pour le livrer au bûcher, chose qui advint cependant sur le parvis d'une cathédrale dijonnaise.
Le fait est attesté.
L'histoire a été depuis maintes et maintes fois contée et rapportée de diverses manières dans diverses feuilles, les médias et sur les réseaux sociaux et si vous l'y allez glaner vous en rapporterez sans peine de pleines brassées !! Que dis-je ! Des palanquées !!
Il y a 5 ans, dans les colonnes du « Bien public » en ligne du 23 décembre 2020 on pouvait encore trouver la nouvelle ainsi rapportée :
« En cette fin de décembre 1951, Dijon est encore sous le choc. Le 23 décembre, aux alentours de 15 heures, le Père Noël était brûlé sur le parvis de la Cathédrale Saint-Bénigne avec l'accord du Clergé. La raison de cet acte ? Les origines païennes du vieil homme. Il était écrit dans nos colonnes le lendemain de l'acte : "A la sortie d'un grand jeu liturgique donné hier 23 décembre, sous les orgues, 250 enfants se sont groupés devant la porte principale de la cathédrale Saint-Bénigne. Désireux de lutter contre la fabulation trompeuse du père Noël, ils ont admiré ce grand personnage fait de mains d'hommes, suspendu à la grille. Puis le père Noël a été solennellement brûlé." »
Nous reviendrons ultérieurement sur les faits relatés en gras dans le paragraphe précédent.
Pour l'heure, signalons l'écho accordé à ce fait, au demeurant anecdotique, bien au-delà de la sphère dijonnaise que nous ne manquerons pas de réexaminer dans nos prochains épisodes.
Le célèbre anthropologue et ethnologue Claude Lévi-Strauss (1908-2009) publiait ainsi, dès mars 1952, dans la revue Les Temps modernes, sous le titre « Le Père Noël supplicié » un article sur le sujet.
Sous cette plume prestigieuse, et trois mois à peine après la survenue de l'événement, l'anecdote dijonnaise, devait ainsi connaître un écho académique international.
Comme en témoignent les citations qui suivent en caractères gras, et que nous avons empruntées au texte de Levi-Strauss, elle avait précédemment connu en France, un écho médiatique de taille !
« Les fêtes de Noël 1951 auront été marquées, en France, par une polémique à laquelle la presse et l'opinion semblent s'être montrées fort sensibles », « Le jour même, le supplice du Père Noël passait au premier rang de l'actualité ; pas un journal qui ne commentât l'incident, certains même comme France-Soir - déjà cité et, on le sait, le plus fort tirage de la presse française - allant même jusqu'à lui consacrer l'éditorial. »
La suite au prochain numéro
L'image du jour de Claudi est un hommage à Claude Lévi-Strauss. On vous l'offre aussi en PDF
C.S. Rédacteur de Chantecler,
Auxonne, le 19 décembre 2025 (Jour 543 de la nouvelle ère de Chantecler)
Publié dans Curiositeries
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