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  • Claude Speranza, Auxonnais
  • Auxonne, environnement, actualité,  hypermarché, grande distribution, société
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10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 09:08

ART-BOIS - du 10 MARS 2015 (J+2274  après le vote négatif fondateur)

     L’art-bois, comme dit le proverbe : « plus on en boit, plus on va droit » ! Droit comme un I, droit comme le crayon-tronc qui se dressait encore récemment sur notre place avant l’arrivée du Carnaval, et dont nous parlions encore dans notre dernier article.

     On commençait à s’y faire à ce crayon-tronc de la libre expression né de l’esprit du 11 janvier. Mais « l’esprit du 11 janvier », c’est déjà du passé et puis les manèges arrivaient, alors on l’a enlevé. Mais qu’a-t-il bien pu devenir ?

     Certains prétendent qu’il est déjà retenu par un ébéniste parisien  qui, flairant un bon créneau à bobos, vient de se spécialiser dans la transformation de ces monuments en  tables tournantes. La mode de Voltaire n’ayant duré qu’un mois, le spiritisme a de nouveau le vent en poupe, alors, comme au temps de Victor Hugo qui affectionnait les tables tournantes, vous poserez vos mains bien à plat sur la table ronde en bois de crayon-tronc et vous répéterez : « Esprit du 11 janvier es-tu-là ? » Et vous sentirez le p’tit bout d’la queue du chat vous chatouiller les mollets et vous électriser…

        Tout cela n’est en fait qu’une rumeur. Dans le cas précis de notre crayon-tronc de la libre expression, celui-ci vient d’être acquis par un mécène haut-saônois. Débité avec soin et avec une scie, en rondelles et en bûchettes, dans une scierie vosgienne, il rejoindra l’atelier de  l’artiste xylomane alsacien Joseph Holzkopf. Ce dernier assemblerait rondelles et bûchettes selon son génie propre dans la réalisation d’un prestigieux ensemble de mobilier urbain qui viendrait orner, avant la fin de cette année, le rond-point de l’Europe, nœud stratégique du Charmoy.

     Claudi Hoffnung, notre graphiste, ne connaît pas Joseph Holzkopf, il dit préférer le Kaeferkopf. Après quelques verres de Kaeferkopf, il n’a pas eu vraiment de mal à imaginer le prestigieux ensemble de mobilier urbain qui paraît-il viendrait orner, avant la fin de cette année, le rond-point de l’Europe, nœud stratégique du Charmoy. Pour la plus grande joie d’Arlette Mazone, de Gaston Ducharmoy et, bien entendu, de notre premier magistrat. Roule Char-bois ! Mais la Petite Lapine, elle, connaît la musique, elle a déjà vu le film : Ben Lure, on t’a dit « Mets-çà-là » !

P.S. Et si le Char-bois n’était au bout du compte qu’une carriole vermoulue ?

FINS DE SÉRIES AU CHARMOY - du 25 OCTOBRE 2014      

Le crayon-tronc transfiguré par l'art

Le crayon-tronc transfiguré par l'art

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 Mars 2015 (J+2274 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 00:00

UN WESTERN AUXONNAIS : LA CONQUÊTE DU CHARMOY - du 02 MARS 2015 (J+2266  après le vote négatif fondateur)

    Loin des grands espaces du Nouveau Monde, sur le sol bien cadastré de notre vieux pays où les indiens sont devenus rares, l’esprit de la « Frontière » n’a pas disparu pour autant, comme certains pourraient le croire. S’établir toujours plus avant sur des zones encore incontrôlées, recélant des ressources de clientèle potentielles, ponctuer la grande carte du territoire, affichée au siège central, d’établissements toujours plus nombreux, tel est l’objectif que poursuivent de grands groupes au nom des idéaux philanthropiques  qu’ils proclament et que des médias dociles répercutent en chœur : apporter emploi et pouvoir d’achat !

    Le caractère clairement conquérant et assez peu désintéressé de la démarche peut, à l’occasion, transparaître sans fard dans le discours : « On veut le conquérir [le marché] et aller titiller nos concurrents. Il y a tout de même une potentialité de 28 millions d’euros à prendre » (Le Bien Public du 13 janvier 2011 dans l’article intitulé  « AUXONNE. Pour mettre toutes les chances de son côté, la direction de Leclerc a modifié son offre. OUI À l’HYPER, NON AU BRICO ! »).

    Depuis plus de six ans (2266 jours exactement aujourd’hui), la Conquête du Charmoy, et ses innombrables épisodes, est devenue la série préférée des Auxonnais(e)s. « 28 millions d’euros à prendre », ça fait combien de dollars shérif ? Et puis, le maire « audacieux »  de Charmoy City est bien remonté depuis qu’un homme d’affaires venu de l’Est lui a dit : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu ». N’oublie pas tes guns Rawl !

     Au lendemain d’un Carnaval un peu humide, Claudi, qui n’a pas l’intention d’enterrer la hache de guerre, a voulu faire d’une pierre deux coups : illustrer le passionnant western auxonnais en jaune-fluo et technicolor et rendre hommage à une figure mythique du Carnaval d’Auxonne injustement oubliée dans un récent article du Bien Public du 24 février dernier relatant la 43e  édition du Carnaval en 1965.

    Je ne pourrais le parier, mais il est à peu près sûr, que cette année-là le « Phonphonse » ouvrait la cavalcade fièrement campé sur son cheval, comme il le fit dans les années d’après-guerre et jusqu’au cœur des Trente glorieuses, où l’âge venu, il finit par dételer.

    La photo du « Phonphonse » qui a inspiré Claudi, je l’ai achetée, il y a une trentaine d’années dans une vente animée avec humour par Me Droin, comme il savait si bien le faire ! Au temps de mon adolescence et de ma jeunesse, le « Phonphonse » était connu à Auxonne comme le loup blanc. Il n’avait rien d’un conformiste, ce jeune dandy des années 30 roulant en Torpédo rouge dont me parlaient, avec des sous-entendus appuyés, mes aînés. Devenu, dans les années 50 et 60, le gardien botté de la décharge fumante de la Route de Chevigny, il en tirait parfois des trésors. Superbe chineur au verbe haut, il était, avant l’heure, un pionnier du tri sélectif ! Le Carnaval était son heure de gloire annuelle et aussi un peu son gagne-pain, car dans sa ferme bric-à-brac, voisine de la décharge et tenue par une vieille bonne assez peu engageante, il avait une grange pleine de costumes qu’il louait et qu’il confectionnait aussi. Je garde un souvenir sympathique de cet homme original qui me fit faire quelques bonnes trouvailles en matière de… brocante et j’ai grand plaisir à faire revivre son souvenir aujourd’hui, à l’heure où le travestissement du carnaval a quelque peu perdu de sa charge transgressive.

    Claudi remercie John Ford et le « Phonphonse » pour leur prestigieuse, bien qu’involontaire, contribution à l’illustration de la conquête du Charmoy.

Conquête du Charmoy

Conquête du Charmoy

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 02 Mars 2015 (J+2266 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 00:00

CARNAVAL AU CHARMOY - du 26 FÉVRIER 2015 (J+2262 après le vote négatif fondateur)

     Nous avons déjà eu l’occasion à plusieurs reprises de rencontrer nos amis Gaston Mazone et Arlette Ducharmoy, le binôme pressenti de la zone. Fervents supporters du OUI lors de la consultation de juin 2010, ils n’avaient pas mégoté à cette occasion sur le pot de colle, placardant vaillamment les affiches luronnes de la vague zone-fluo qui devait remporter un franc succès. Les « vagues », de quelque couleur qu’elles soient, ne chôment d’ailleurs  jamais à l’affichage !

    Aujourd’hui l’enthousiasme est un peu retombé, et la zone, silencieuse, avec ses gros cailloux posés en travers de la route d’accès. Au bout du compte, le binôme pressenti de la zone ne partira pas en campagne. Mesure de salut public à c’qui paraît et surtout le cœur n’y est plus vraiment ! Et pourtant, depuis quelque temps, une rumeur insistante parcourt ville et campagne qui n’est pas pour déplaire à nos deux amis : « Ça va repartir là-haut, notre promoteur a le bras long, je vous le dis, ça va repartir ! De toute façon, ils gagnent toujours ! C’est pas un trou du cul qui va les gêner ! Le pot de fer doit gagner, c’est normal ! ».

   Notre magazine municipal Inf’Auxonne N° 45 de  juillet 2014 l’avait bien dit par la voix d’ « Auxonne passionnément » (en page 6) : « Les travaux de l’hyper marché [sic] LECLERC sont commencés, nonobstant[ne trouvez-vous pas ce nonobstant délicieux, ce nonobstant, c’est vraiment du nannan] un énième recours au Tribunal administratif déposé par un riverain ayant partie liée avec une autre grande surface auxonnaise. Il ne fait aucun doute que ce recours sera vain, comme l’ont été les précédents. » Nous pourrions répondre aussi qu’ « il ne fait aucun doute » que le directeur de cette publication « a partie liée avec une autre grande surface [qui n’est pas] auxonnaise ». Il l’a amplement démontré dans Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 !

LE NUMÉRO DU SIÈCLE- du 24 FÉVRIER 2015

 

     Mais trêve de chicanes ! En ces temps de crise, restons unis, dans l’« intérêt général » mais d’abord dans l’intérêt du consommateur ! Pas vrai ?

      Hier, donc, un grand soleil éclairait dans un ciel bleu la campagne frisquette. Libéré de ses obligations de campagne, notre ex-binôme a pris le chemin de la zone… C’est vrai que ça fait un but, ça change du tour du port et puis ça fait baisser le cholestérol. Le toubib l’a dit : « Une demi-heure de marche rapide, c’est radical ! ». Alors on y va Gaston ? Pedibus, c’est pas si loin que ça, et d’abord y’a pas de bus et mon vélo est crevé… Allez, on y va, pour voir… On sait jamais…

     Marche ascensionnelle du binôme vers la cote 198 sur les spacieux accotements vélocipédo-horticolo-pédestres. « Finalement Gaston, tu vois, ça fouette le sang et là-haut, le cône de vue sur le clocher, vaut le coup à c’qui paraît ! P’t’êt’ même qu’on pourra voir de là le crayon de la libre expression ». « Arlette, tu charries, tu retardes avec Charlie, le crayon de la libre expression, il est plus en rayon ! »

      Arrivée en vue de la clôture fermant l’accès de la zone depuis le rond-point de l’Europe, Arlette avise un affichage jaune-fluo. Réminiscence chromatique de 2010… elle pousse du coude Gaston : « Gaston, c’est sûr, j’te jure, ça vient de LURE, ça augure, pour sûr, une annonce d’ouverture ! » « Voilà  maintenant qu’tu fais des vers Arlette ! » « Oui, je suis hyper-lyrique Gaston, hyper-lyrique à prédominance alimentaire bien entendu ! »

       Déception au bout du chemin et au bout du compte : c’est une affiche du Carnaval ! Gaston qui est une bonne pâte, trouve ça plutôt sympa, mais Arlette est amère, elle repassera, encore une fois cette année, pour le Carnaval de Venise en tête de gondole, la cavalcade des caddies et les confettis en promo ! Mais dans sa petite tête, elle espère bien que des grosses têtes finiront par arranger ça !! Dans l’ « intérêt général », bien entendu, mais d’abord dans l’intérêt du consommateur ! Pas vrai ?

P.S. : Non, ce n’est pas un PS qui sent franchement la Rose, mais notre Arlette va être contente quand même.

    Dernière minute ! Notre premier magistrat, très proche de LURE-VESOUL – qui ne sont pourtant pas en Picardie – annonçait hier soir publiquement, à l’Assemblée générale de l’Office de tourisme, la reprise des travaux au Charmoy pour la semaine prochaine. Les grosses têtes ont bien travaillé ! C’est les autocaristes qui vont être contents !

HÔTEL OVERLOOK - du 08 AOÛT 2014

Les travaux devraient donc redémarrer incessamment « nonobstant un énième recours » possible ! Recours toujours !

   En attendant, surveillez le journal qui nous annonçait déjà le 26 mars 2009 : « LECLERC ARRIVE AVEC 250 EMPLOIS D’ICI 24 MOIS »

Une nostalgique de juin 2010

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 26 Février 2015  (J+2262 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Figures libres
13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 00:00

UN PÉTARD BIEN SERRÉ - du 13 FÉVRIER 2015 (J+2249 après le vote négatif fondateur)

   Je réalise que je viens de commettre une erreur dans mon titre. À l’origine de ce lapsus calami, les titres imagés de notre feuille locale qui nous conduisent allègrement d’un « pétard mouillé » (Bien public du 11 courant) à une « ceinture à serrer » (Bien public du 12 courant).

    De ce lapsus calami, les méchantes langues vont déduire que je puise mon inspiration à des sources illicites. Elles auront tort, tout simplement. Les pétards sont mouillés et les dieux de la tribune sans doute fatigués, il va falloir se serrer la ceinture, comme au pays des Dieux de l’Olympe et pourtant, il nous reste le Charmoy, le trip qui dure, la saga inusable à grand pouvoir couvrant pour meubler le panneau d’affichage. Il fallait au Charmoy un Homère, et cet Homère c’est Chantecler ! Que nous manque-t-il au juste ? Tout n’est-il pas pour le mieux dans le meilleur des mondes possible !

     Et le suspense continue… Tenez, hier au soir, le nouveau dépôt de permis n’était pas encore au rendez-vous, nonobstant les assurances écrites du compte-rendu sommaire du conseil du 10 fraîchement placardé.

     N’empêche que l’espoir fait vivre et que, si son pétard était mouillé et qu’il ne mouillera pas sa chemise dans la course pour les départementales, notre premier magistrat rêve encore du « salut par le Charmoy ». Ne déclarait-il pas encore le 22 octobre dernier  à FR3 : « une grande surface, cela va attirer du monde, si les gens viennent à la grande surface, ils peuvent en profiter pour faire d’autres courses, d’autres achats sur la ville. » À voir !

      Pour l’heure, force nous est de reconnaître qu’une start-up au moins aura su profiter de l’opportunité charmoysienne pour développer son activité. Claudi, qui a beaucoup d’imagination a souhaité lui donner pignon sur rue. « À la Ville de LURE » voilà au moins une boutique qui tourne et qui n’est pas près de mettre la clé sous le paillasson.

 A la ville de LURE  

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 Février 2015  (J+2249 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 00:00

REINE DU CHARMOY - du 11 FÉVRIER 2015 (J+2247 après le vote négatif fondateur)

« Reine de tous les cœurs, elle met tout en armes » Jean Racine, Alexandre, A. I Sc. 1

     On connaissait déjà la Petite Reine, la Reine des batailles, la Reine d’un jour, la Reine de la Nuit, la Reine des Glaces, la Reine des prés, la Reine des reinettes, la Reine de Saba et la Reine des Vins de Colmar et bien entendu la reine du CCEA. Un manque cruel se faisait pourtant encore sentir dans notre bonne ville et dans le cœur de ses édiles : celui d’une Reine du Charmoy !

    Un épisode d’un de nos précédents feuilletons avait déjà tenté de combler quelque peu, bien qu’imparfaitement le vide.

 

    ÉPISODE N° 43 : MISS CHARMOY 2014, REINE DE LA ZONE - du 27 janvier 2014

 

   Le vide est à présent comblé. Le Charmoy a maintenant sa reine et la reine, son char. Un char LECLERC bien entendu ! Le char est muni d’un dispositif anti-décibels (non, pas des six belles, qui ne sont que trois d’ailleurs !) Le conducteur du char est titulaire, comme il se doit, du permis modifié spécial.

     Au charme irrésistible de la reine, le Roy du Charmoy a aussitôt succombé et son cœur a fondu en pluie diaprée de confettis à dominante non alimentaire. C’est qu’elle en a du chien et de l’à LURE la reine, surtout depuis, qu’en prévision des festivités, elle a fait disparaître sans bruit ses réserves superflues avant de monter sur la bascule de la commission des fêtes et autres commissions. Et puis, ses jolis cônes en vue en font loucher plus d’un qui oublie, du coup, de jouir de la vue imprenable sur  le clocher !

     La première Reine du Charmoy vient donc d’être consacrée, et le bruit court que cette soirée inoubliable de consécration s’est conclue par de fastueuses libations à la Ferme Auberge du Pot de terre et du Pot de fer où l’on n’a pas dégusté que de l’after-shave. Comme on pouvait s’y attendre, c’est surtout le Pot de terre qui semble avoir trinqué !

     Restons sérieux un instant. Hier soir, 10 février, nos élus étaient réunis en conseil. Monsieur Fabrice Vauchey, conseiller que nous savons être indemne de ces somnolences post-prandiales si fréquentes, a relancé la question du dépôt du permis de construire relatif au projet accepté dernièrement en CDAC du 16 décembre. Le dépôt de ce permis, qu’il convient de distinguer du permis modificatif PC 021 038 13 E0005-M01 accordé le 30 décembre dernier, n’est toujours pas publié à l’affichage. Monsieur le Maire a répondu, comme il l’avait déjà fait lors du conseil du 27 janvier dernier que le dossier était en cours de vérification.

        

     LE CHARMOY : VERS UN QUATRIÈME DÉPÔT DE PERMIS ? - du 28 JANVIER 2015

 

    En conséquence, Monsieur le Maire a ajouté, en substance, que l’affichage officiel du dépôt devrait intervenir ces jours-ci, ou un peu plus tard. À part ça, rien de neuf sur la procédure de levée de suspension. Le printemps attendra encore au Charmoy. Wait and see !

Charmoy char de la Reine                       

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 11 Février 2015  (J+2247 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 00:00

UN CRAYON ET DES FEUILLES - du 19 JANVIER 2015 (J+2224 après le vote négatif fondateur)

    Un crayon et des feuilles, voilà, en quelques mots, le paradis du dessinateur. C’est aussi la prouesse qui vient d’être réalisée sur la Place d’Armes de notre bonne ville.

    À Hoenheim en Alsace et à Épinal dans les Vosges on avait bien érigé, en primeur avant Auxonne, des crayons géants sur les places en ébranchant les sapins de Noël. Un problème se posait pourtant : si le sapin fait le crayon, le sapin n’a pas de feuilles ! Et le dessinateur, sans feuilles est un dessinateur frustré !

    Ce manque criant a été comblé dans notre bonne ville. En effet, un examen plus approfondi de notre crayon géant à nous, révèle à l’évidence un tronc de feuillu, de frêne probablement. Pas de senteurs résineuses, pas de marques  nombreuses d’ébranchage comme à Hoenheim en Alsace et à Épinal dans les Vosges. Et en plus, au-delà de la zone de « libre expression » à hauteur d’homme où elle a été enlevée sur une hauteur d’environ un mètre, l’écorce est évocatrice d’un frêne. Moralité : à Hoenheim en Alsace et à Épinal dans les Vosges, on résine ; chez nous à Auxonne, on raisonne car le crayon est un feuillu ! À  la bonne heure, on n’a pas oublié les feuilles !

    Comme Monsieur Jourdain qui faisait de la prose sans le savoir, on vient peut-être même d’inventer, sans le savoir, le crayon à double-hommage ! Hommage à Charlie, c’est une évidence, la « libre expression » figurant sur le tronc en témoigne, mais encore, et plus subtilement, hommage silencieux et implicite au jeune botaniste mort d’avoir exprimé librement son désaccord à Sivens : Rémi Fraisse.

     Dis donc Chantecler, tu mélanges tout, c’est pas le sujet du jour, tu délires, qu’est-ce-que tu vas encore nous inventer là ! Charlie c’est Charlie, et Sivens c’est  Sivens !

    Je vous répondrais bien : OUI c’est OUI, et NON c’est NON !

L’ESPOIR FAIT VIVRE - du 09 JANVIER 2015

    Je n’invente rien. Les défenseurs « spontanés » de la libre expression,  ne peuvent tout de même faire barrage à celle-ci, à Sivens ou ailleurs ! Que l’écorce du frêne soit plus lisse que celle du sapin, n’implique pas une « libre expression lisse » !

   Alors, ce tronc de frêne au centre de notre place, un esprit libre a bien le droit d’y voir aussi, au-delà de la crayonite ambiante, qui ne durera sans doute pas, le souvenir de Rémi Fraisse. Si vous l’ignoriez, Fraisse c’est le frêne en occitan, fraxinus en latin !

  Avant qu’on ne l’oublie, hommage à Rémi Fraisse, le jeune botaniste mort de s’être exprimé à Sivens !

    Je suis un frêne 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 19 Janvier 2015  (J+2224 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 00:00

RETEX À L’IMPRIMERIE - du 13 JANVIER 2015 (J+2218 après le vote négatif fondateur)

     – Retex ? Kézaco ?

     – C’est un terme militaire, une contraction, l’adjudant Kronembourg, il connaît, lui.  Non, arrête de gonfler les biceps, Claudi, on n’est pas à la muscu, c’est pas une contraction musculaire, tout simplement une contraction sémantique : on dit retex pour retour d’expérience.

     – Alors retbat, c’est un retour de bâton ?

     – Arrête de charrier Claudi. Je voudrais te faire un deal sérieux, à toi qui ne l’est pas !

     – Tu commences à m’impressionner…

      – Ça tombe à pic, le scénario se déroule dans une imprimerie, IMPRIMALUR, tu connais, l’imprimerie où l’on a produit les belles affiches jaune-fluo de la cuvée 2010 !

      – Je vois, le sursaut populaire spontané à 80 % de OUI et 0% de matière grise !

      – Dans le mille, Claudi !

      – D’accord, mais tout ça c’est du passé ! Oublié !

      – Moi je n’oublie pas, Claudi, et je pense qu’ils pourraient bien nous remettre ça pour relancer la machine. Tu suis l’actualité Claudi. Tu comprends donc que n’importe quel imprimeur sait que le OUI se vend mal, et qu’il sait encore mieux que c’est le « Je suis »  qui a le vent en poupe pour le moment !

       Capito !

       – Alors, fissa Claudi, tu nous ponds un topo là-dessus. T’as compris !

       Capito ! Pas besoin que tu me fasses un dessin !

Avec Imprimalur couvrez vos murs AC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 13 Janvier 2015  (J+2218 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 00:00

SAMUEL JOHNSON, ÇA DÉPOTE ! - du 31 DÉCEMBRE 2014 (J+2205 après le vote négatif fondateur)

   Chantecler remercie ses fidèles lecteurs/trices de leur assiduité et leur présente ses meilleurs vœux pour la nouvelle année 2015.

     À propos d’assiduité et de vœux, je voudrais vous offrir  cette belle maxime de Samuel Johnson dont je vous avais promis de reparler dans le précédent article :

    « Peu de choses sont impossibles à qui est assidu et compétent ... Les grandes œuvres jaillissent non de la force mais de la persévérance. »   [Samuel Johnson]

   Je dois d’abord vous avouer que je l’ai piquée…. Non, pas dans les rayons d’un de ces hypermarchés de la citation prête-à-porter qui pullulent sur le net et dont elle venait sans doute.  

       Plus précisément, je l’ai découverte il y a peu sur un blog, mise en exergue et illustrant des vœux pour 2014 d’une personnalité politique locale récemment évoquée dans nos colonnes. À noter que les rues de ce blog paraissent presque aussi désertes que celle qu’un centre-bourg après l’installation d’un hypermarché dans sa périphérie. Samuel Johnson, dont l’humour était, comme nous allons le voir, assez ravageur, n’aurait sans doute pas dédaigné le parallèle.

   Votre serviteur a, comme chacun sait, l’esprit mal tourné, et cette référence éclectique à l’assiduité et à la persévérance m’a d’abord fait irrésistiblement penser à la récente CDAC, la sixième des Commissions d’aménagement commercial relative au projet d’hyper au Charmoy. Six commissions pour un projet, cela ne doit pas tout de même pas courir les rues des beaux quartiers friqués des magnats de la grande distribution !

    S’il faut bien reconnaître que le promoteur fait preuve d’une grande persévérance, on doit en revanche remarquer que notre personnalité politique locale, à l’évidence amateur éclairé de belles paroles et de maximes édifiantes, n’a pas fait preuve de la même persévérance dans ses votes successifs en CDAC qui se révèlent au bout du compte… tous différents !

   Vous savez que votre serviteur est de nature curieuse et…. persévérante, et vous comprendrez bien qu’il se demandait ce qu’aurait bien pu dire Samuel Johnson d’une telle versatilité, d’un tel girouettisme chronique ! J’étais dans cette interrogation, lorsque  Philippe Meyer – qu’il en soit remercié – m’a offert une aubaine inattendue dans son émission l’Esprit Public du 28 décembre dernier sur France-Culture (ca 55ème minute de l’émission) en citant justement… Samuel Johnson : « Les gens n’ont pas besoin qu’ont leur fasse la morale, ils ont besoin qu’on leur rafraîchisse la mémoire ». Pas mal ! Qu’en dites-vous ?

      Cela m’a franchement mis en appétit et m’a engagé à faire plus ample connaissance avec celui qu’on appelle souvent le « Dr Johnson » pour le distinguer de Ben Jonson son homonyme et prédécesseur célèbre.

   Samuel Johnson, dont le courage moral et la probité intellectuelle sont soulignés par ses biographes fut un poète, un moraliste et un lexicographe  auteur d’un Dictionnaire de la langue anglaise (1747-1755). Certaines définitions ironiques de ce célèbre dictionnaire témoignent, chez leur auteur, d’un génie facétieux et caustique : « Avoine : Céréale qui, en Angleterre est généralement donnée aux chevaux, mais qui, en Écosse, sert à nourrir les gens » ; « Pension : rente faite à quelqu’un sans justification. En Angleterre [le terme] est généralement utilisé pour désigner la rétribution donnée à un mercenaire d’État pour avoir trahi son pays ». (Cité d’après Maurice Denuzière dans Johnson et Boswell, Voyage dans les Hébrides, Paris, 1991). Samuel Johnson, ça dépote !

        Dommage que le bon Dr Johnson soit né trop tôt, on imagine l’exemple réjouissant qu’il aurait pu puiser dans l’affaire du Charmoy pour illustrer l’article  « Commission » de son dictionnaire.

      Par bonheur, Claudi n’est jamais à court d’imagination, et dans cette affaire, Dieu sait qu’il en faut ! Il s’est d’abord mis  dans la peau de Mac Clawdee,  l’un des cinq copistes écossais assistant le maître dans son écrasante tâche lexicographique, puis, pour répondre à la définition « Avoine » qui charrie visiblement les Écossais, il a attribué sans vergogne au bon Dr Johnson un exemple apocryphe  pour illustrer l’article « Commission »

« Commission » : Comme les œufs, il en faut une demi-douzaine pour réussir l’omelette au Charmoy.

   L’illustration du jour met en scène Samuel Johnson découvrant cet exemple, lors de son célèbre voyage dans les Highlands du Charmoy !

Samuel Johnson Voyage 

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 31 Décembre 2014  (J+2205 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 00:00

BLANCHE-PLAINE ET LES 7 SAPINS - du 24 DÉCEMBRE 2014 (J+2198 après le vote négatif fondateur)

    Sacrifiant à la tradition, notre rédaction a le plaisir de vous envoyer une petite carte illustrant ce qui pourrait bien être un beau conte de Noël, même si celui-ci reste encore à écrire.

    Au boulot ! Mettez vous en chantier mes ami(e)s ! J’imagine bien notre charmante cité muée en atelier d’écriture fébrile, chacun(e) illustrant la carte de Claudi de paroles que sa sensibilité propre ou son humeur du jour lui suggèreraient…Ého ! Ého ! On se met au boulot !

      Hélas !! J’ai sans doute trop d’imagination en ces temps de prédominance alimentaire. Mais, après tout, comme dirait l’autre, l’homme ne vit pas que de pain !

    À nos lecteurs/trices inspiré(e)s qui souhaiteraient prendre leur plume, ces quelques indications : Blanche-Plaine n’est pas une jeune fille et s’il y a 7 sapins, c’est pour baliser les 7 Noëls advenus depuis le « vote négatif fondateur » du 17 décembre 2008.

    Dernière précision : si les sapins viennent de LURE, c’est que les vieilles affiches de 2010 dans lesquelles Claudi les a taillés en venaient puisqu’elles en portaient la marque. Rendons à César, ce qui est à César ! C’est bien la moindre des choses !

   À bientôt pour la suite de notre « Archéologie du Charmoy » !

Blanche-Plaine et les 7 sapins LC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 24 Décembre 2014  (J+2198 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres
14 décembre 2014 7 14 /12 /décembre /2014 00:00

MAIS OÙ EST DONC PASSÉE LA ZONE DU CHARMOY ? - du 14 DÉCEMBRE 2014 (J+2188 après le vote négatif fondateur)

    Notre titre d’aujourd’hui s’inspire d’un titre en première page du Bien Public d’hier 13 décembre : « Mais où sont donc passées ces cinq vaches ? ».

      Nous comprenons l’inquiétude de l’éleveur trouvant sa pâture désertée ; nous la partageons d’autant plus qu’une disparition d’un autre genre devient de plus en plus évidente pour nous : celle de la zone du Charmoy dans le champ médiatique, où l’on n’en voit plus trace depuis bientôt deux mois. La vache à lait promise pour la prospérité du canton serait-elle passée à la trappe (à lait) ?

   Et pourtant une Commission Départementale d’Aménagement Commercial (CDAC) est convoquée pour après-demain au sujet d’un « nouveau » projet commercial sur cette zone. Vous ne le saviez pas encore ? Rien d’étonnant à cela ! Depuis que la préfecture en a fait l’annonce en ligne, il y a une dizaine de jours environ, votre serviteur cherche désespérément une mention de la tenue de cette CDAC dans la presse locale. Inconnue au bataillon, la commission !

   Conséquence : nombre d’élus locaux (excepté les lecteurs assidus de notre blog) désinformés ignorent la tenue de cette CDAC. À preuve, nous l’avons constaté hier encore en faisant nos courses et en la personne d’un maire d’une commune du canton, et pas la moindre. Ne parlons pas de la population en général qui préfère, ces temps-ci, tenter de croire encore aux Pères Noël, au vrai qui se fait rare, et malheureusement à tous les faux qui abondent !

    Pour en revenir au Bien Public d’hier 13 décembre, dans un grand article sous le titre optimiste et édifiant « Le bon sens récompensé », Monsieur Jean-Paul Vadot déclarait à propos de redevance incitative : « On pratique les tarifs les plus justes pour l’usager ». De nos jours, hélas, le juste prix ne suffit plus, celui qui gagne, c’est le « moins cher » !  Et pas forcément le plus juste, c’est bien clair ! C’est la Loi d’airain du marché, la seule qui compte, mon bon Monsieur, même si ce sacro-saint marché, idole et veau d’or, fait pas mal de dupes !

  Trêve de plaisanterie ! La plaisanterie, la vraie, c’est de ne pas nous avoir annoncé cette CDAC au sein de laquelle pourtant Monsieur Jean-Paul Vadot  et d’autres, vont bientôt siéger.

  Ne soyons pas totalement injuste, on apprend quand même beaucoup de choses dans la presse ! Tenez, par exemple, dans le même article « Le bon sens récompensé » on apprend tout sur l’opération « Adopte deux poules ».

    « Adopte deux poules ».  Chantecler, est le premier à applaudir des deux ailes à un tel mot d’ordre, il ajoutera cependant : « Adopter deux poules ça me va à moi, mais où est donc passée la zone du Charmoy ? »

      Nous lui répondrons que le Charmoy n’a rien à faire dans un article intitulé « Le bon sens récompensé » car la déjà très longue et très surréaliste histoire de cette affaire n’a vraiment plus rien à voir avec le bon sens.

   La preuve, personne n’y comprend plus rien, et depuis déjà pas mal de temps. À présent, même les spécialistes se plantent, qui semblaient confondre, récemment encore, par un regrettable lapsus calami dans un affichage officiel, la « surface de terrain » et la « surface de plancher » du projet du Charmoy. Le mal a été heureusement réparé grâce à l’intervention judicieuse  du savant Cosinus de LURE !

   Un éminent exégète et casuiste n’avait-il pas déjà « réparé », en son temps, un lapsus sur le  sens du « vote fondateur » du 17 décembre 2008 transformant magistralement le NON presque unanime de l’assemblée en OUI irréfragable (vous pigez pas ce mot, patience vous pourrez bientôt acheter un dico sur la zone !). Et ce « supermarché à dominante non alimentaire » du prospectus municipal sous enveloppe affranchie de la « consultation » de 2010 ? Pas mal ! Vous risquez pas de le trouver dans le dico celui-là ! J’en passe et des meilleures…

     Depuis, la partie d’esbroufe et de bonneteau se prolonge. Et que personne n’y comprenne plus rien, n’est sans doute pas pour déplaire à tout le monde.

     Si ça continue comme ça nous aurons pil-poil assez de matière pour le scénario d’un remake du vieux nanar « Mais où est donc passée la 7ème compagnie ? ». Nous l’intitulerons bien sûr « Mais où est donc passée la zone du Charmoy ? »

   Au fait, modestie mise à part, notre blog a du nez, et nous sommes dans l’air du temps. À preuve, vendredi dernier, c’est à Rome que les manifestants ont affublé Matteo Renzi, Président du Conseil italien, d’un nez de Pinocchio à propos de sa réforme du code du travail ! Pinocchio, voilà au moins une valeur européenne qui monte ! Viva Renzocchio ! Evviva Raulocchio !

http://www.francetvinfo.fr/monde/europe/les-reformes-de-matteo-renzi-font-descendre-les-italiens-dans-la-rue_770843.html

PETITE ARITHMÉTIQUE  DU CHARMOY  -  du 08 DÉCEMBRE 2014

   Claudi qui n’est pas un imbécile et qui a suivi quelques cours de théologie à la Faculté catholique de Strasbourg travaille actuellement sur une téléologie de la zone du Charmoy (vous pigez pas ce mot, patience vous pourrez bientôt acheter un dico sur la zone !). Au fait, c’est peut-être pas pour demain, alors je traduis. La téléologie, c’est pas l’étude de Télé 7 jours, la  téléologie, c’est la science des buts. À quoi ça sert la zone du Charmoy ?  Claudi répond : à faire des commissions bien entendu !   

Zone pour faire des commissionsC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 14 Décembre 2014  (J+2188 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Figures libres