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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 00:00

 Station CHARMOY (ANTICIPATION) - 3 février 2012

 

« En effet, compte tenu que le port sera vraisemblablement opérationnel  dans un délai relativement  proche, et compte tenu qu’une nouvelle grande surface ne sera pas ouverte avant deux ans au moins, que faire :

 

Pousse-pousse jaune-   pour rendre le centre ville plus attractif

-  pour rendre les petits commerces plus attrayants

-  pour que les touristes dépensent plus d’argent à Auxonne

- pour que les clients venant acheter dans la nouvelle grande surface, dont beaucoup ne venaient jamais à Auxonne auparavant, aient envie de venir arpenter les rues du centre ville, découvrir les services proposés par les commerçants auxonnais et profiter du futur hôtel. »

                                                                                                                                                         

 Questions proposées par  « Auxonne Passionnément » aux commerçants du centre-ville

 dans Inf’auxonne  N° 25 (mai 2009) page 8

          Le prix  Borloo 2020 vient d’être décerné dans notre bonne ville à une entreprise méritante autant que parcimonieuse en rejets de CO2.

          Non il ne s’agit pas de Napolux, manufacture florissante de bustes impériaux qui a centuplé sa production et les émissions de CO2 de ses fours en prime depuis le déferlement de touristes dans les rues de notre ville. Dans le centre, à présent, cireurs de souliers, porteurs de bagages et nanas accortes offrent leurs services aux équipages des yachts. A Auxonne-centre, l’indigène 2020 est diligent, il a enfin compris le message, le cœur de ville, tout palpitant, en est devenu bigrement attractif, le chaland mondialisé s’y presse avide de souvenirs et d’impressions bizarres.

          Des bustes de Napoléon partout, une baguette de pain nulle part, le sandwich, c’est plus marketing ! Et ça sent la frite et le kebab jusqu’au ciel ; c’est-y ben vrai mon p’tiot  qu’çè sentôt p’us l’ougnam’ à Auxonne ? Ç’ô ben vrai lai mére ! L’oignon s’est fait la malle en Hollande, il ne trouve plus où se planter ici, c’est vrai qu’au prix où se négocie l’hectare au tarif Charmoy ! Et je vous jure, même sans oignon, c’est vraiment à pleurer ! La « belle endormie », du coup, est devenue insomniaque : sous l’œil des caméras, en été, c’est la fête permanente !

          Et le prix Borloo 2020 alors ? Patience j’y viens, le temps d’en finir avec ce groupe de Japonais de Fuku-Shima plus lumineux que des vierges de Lourdes. Il faut vivre avec son temps ! Promener le gogo, le faire « arpenter les rues du centre-ville », c’est bien plus rentable que de gratter le globe !

          Et le prix Borloo 2020 alors ? Oui ! minute, papillon ! Y’a pas l’feu au port ! Eh bien ce prix Borloo 2020, il vient d’être décerné à un créateur de PME, un petit gars de Shangaï  fut’fut’.  L’oiseau est arrivé un beau matin, la cale pleine de pousse-pousse vintage garantis de l’ère Mao.  Il a mouillé sa jonque,  pépère, au Port-Royal, et débarqué rieur, un chat siamois campé sur l’épaule. Le gars a eu un franc succès, le chat a fait le reste et en trois jours une douzaine de coolies étaient embauchés, Auxonnais pur sucre, qui n’avaient pas trouvé de job au Charmoy. Un Auxonnais qui court sur les spacieux accotements de la D 905, ça crache toujours moins de CO2 qu’un bus, fût-il de la Transco !

        Le Chinois avait tout compris, déplacements « doux » ! Il a fait sa révolution culturelle le long de la D 905 et écrit son petit livre vert ! Depuis tout le monde l’appelle Mao- Charmoy et sa ligne de pousse-pousse fait fureur, c’est que tous les touristes veulent monter à « l’hôtel » en pousse-pousse ! Les indigènes, eux, vont à pied, sauf  les vendredi 13, jours du bus à la demande qui arrive toujours en retard à la station Charmoy, après les soldes au rayon marée évidemment ! Ah ! les crabes !

       Du coup, les consommateurs frustrés vont acheter les nems appétissants et pas chers que la copine de Mao-Charmoy, plus gracieuse que les caisses automatiques de l’hyper, cuisine dans sa jolie baraque, montée sans la CNAC, au bord du Bief Pérou. A Vesoul, ça grogne, les Lurons vont bientôt nous rejouer « Les 55 jours de Pékin », évasion commerciale, concurrence déloyale !  A Lure on rit jaune, on n’affiche plus en jaune-fluo. Et sur les bords du Bief Pérou les touristes affluent, goûtant un air de liberté, le bruit court déjà qu’un émir barbu et cousu d’or va racheter l’hyper à présent démodé  et peu attractif pour en faire un remake  de la Cité interdite.  Juste fin après tant de chinoiseries !

     Salut les chalands ! Et salut le chat siamois de Mao-Charmoy, toi, tu as bien mérité une chauve-souris !

       

C. S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 3 février 2012

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Publié par C.S. Auxonnais - dans Figures libres