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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 00:00

« COUP DE TONNERRE DANS LE CIEL AUXONNAIS » (BIS) - du 23 OCTOBRE 2014 (J+2135 après le vote négatif fondateur)

     Le « coup de tonnerre » ayant été encore hier à la une, nous reprenons aujourd’hui le même titre.

   Après la guerre de mouvement de début 2009, quand les éclaireurs zélés de la majorité municipale, toujours en place, pilotaient « discrètement » les représentants de BOUXDIS dans les arcanes du cadastre de la zone du Charmoy jusqu’à permettre à la société de « truster » en quelques semaines, pour elle toute seule et à bas bruit, la « maîtrise foncière » de 19 hectares (cf. Inf’Auxonne N° 25 de mai 2009 p.2), nous voilà entrés dans une phase de guerre de tranchées qui trouve son origine dans une affaire de bruit ! Juste retour des choses !

    Nous avons lu avec attention et apprécié l’article nuancé et bien documenté paru hier 22 octobre dans Le Bien Public, sous la plume de Nicolas Rouillard. Le titre de l’article parle de lui-même : « Leclerc à Auxonne : un sujet toujours aussi clivant ».

   Clivant ! Il ne peut en être autrement d’un projet qui a démarré en catimini par la volonté  d’un défenseur zélé et discret, détenteur de l’autorité certes, mais  qui n’a pas hésité à  « faire cavalier seul », comme il l’avouait lui-même dans Le Bien public du 8 avril 2009.

 QUAND LA COMCOM « MONTAIT AU CRÉNEAU » - du 22 septembre 2014  

    En l’absence  d’ouverture et de concertation tout le monde finit par être lésé. L’appréciation d’un autre homme, pourtant bien connu pour le caractère modéré de ses propos, en témoigne. Attaqué ouvertement, par voie de presse et de tracts, sur le Charmoy lors de la campagne des dernières cantonales, Dominique Girard, qui devait devenir notre Conseiller général, s’exprimait alors en ces termes :

« le projet qui a été mené et refusé dernièrement (8 mars 2011) par la CDAC est peut-être tout simplement la manifestation d’une maladresse de méthode dans le portage par le maire d’Auxonne, qui a cru, certainement de bonne foi, pouvoir être le seul à soutenir un projet dont l’impact débordait pourtant largement les limites de la ville, et même du canton.

La politique actuelle envers le commerce, quel que soit le département observé, est plutôt de restriction par rapport aux hypermarchés. Tout projet devrait s’inscrire dans une politique d’aménagement du territoire issue d’un diagnostic partagé posant la place de la ville centre par rapport à son environnement et la place accordée au centre-ville. On ne peut imaginer une ville centre avec un centre désertifié. Par ailleurs, un projet commercial d’importance ne peut se concevoir sans la prise en compte des communes voisines.

Espérer un accueil favorable de la part de la CDAC suppose qu’il y ait une communauté de vue des partenaires devant cette commission. Il est donc indispensable qu’un projet, quel qu’il soit, soit élaboré dans la concertation de tous les acteurs, municipalités, communauté de communes, consommateurs, commerçants…

À mon sens, un projet réussi pour tout le territoire ne peut être issu que d’un consensus. Rien ne peut se bâtir dans une démarche isolée aboutissant malheureusement à l’affrontement et à la division. En voulant gagner seul on fait quinze mille perdants. »

[Dominique Girard « Ma position par rapport à la zone du Charmoy »  (22 mars 2011) extrait]

    Remarquons d’abord que ces propos anticipaient parfaitement les débats actuels sur la « revitalisation du centre-bourg » en rappelant la nécessité d’une « politique d’aménagement du territoire issue d’un diagnostic partagé posant la place de la ville centre par rapport à son environnement et la place accordée au centre-ville [car] On ne peut imaginer une ville centre avec un centre désertifié. ». En mentionnant « les débats actuels sur la « revitalisation du centre-bourg » » nous ne faisons évidemment pas référence à la récente polémique de chiffres Raoul Langlois/Une dynamique pour Auxonne sur les réseaux sociaux.

 « En voulant gagner seul on fait quinze mille perdants ». Cette constatation reçoit encore une fois une confirmation évidente dans les récents avatars de l’affaire.  On voit aujourd’hui s’ajouter aux « quinze mille perdants », le promoteur lui-même et les entreprises engagées dans la construction.

     Revenons à présent au texte de Nicolas Rouillard. Ayant entendu le Maire d’Auxonne, « certains Auxonnais » désignés par leurs prénoms, ainsi que divers « commerçants du centre-ville », le journaliste nous signale objectivement en note que, pour diverses raisons, il n’a recueilli ni le point de vue du « particulier auxonnais » auteur du recours, ni celui de la société BOUXDIS. Il serait souhaitable que des articles ultérieurs nous informent des positions de cette dernière qui n’a pas manqué de s’exprimer dans le passé par la voix de ses représentants (Cf. Le Bien Public, numéros des 30 mars 2009, 21 avril 2009, 12 octobre 2009,  11 octobre 2010, 13 janvier 2011)

   Un sous-titre nous informe que « D’après plusieurs avis recueillis dans les rues de la commune, l’offre commerciale actuelle est jugée suffisante » ». À notre sens, il est fort probable que ces « avis recueillis dans les rues de la commune » portent plus précisément sur l’offre commerciale en matière de « grandes surfaces à prédominance alimentaire ». Le lecteur qui en douterait pourra se reporter à l’un de nos articles qui démontre la pléthore attendue en ce domaine avec l’arrivée d’un hypermarché (Cf.  le cas de Champagnole)

DENSITÉ COMMERCIALE  ALIMENTAIRE - du 28 SEPTEMBRE 2014

  Rappelons qu’en dépit des talents de contorsionniste discursif dont notre premier magistrat à fait preuve lors des prémices de cette vieille affaire, l’hypermarché projeté est bien une grande surface à prédominance alimentaire et non, comme il a pu être écrit par ses services  en juin 2010 un « supermarché à dominante  non  alimentaire ».

     Le chapeau de l’article nous apprend que « la municipalité défend le projet, à l’inverse des commerçants de la ville ». Évident mon Cher Watson ! Dans le corps de l’article, Raoul Langlois, le maire, confirme : « Ce projet a très vite rencontré des réticences et des oppositions, en particulier de la part d’autres enseignes de la grande distribution, ou encore de commerçants du centre-ville ». Il ajoute : « L’installation du Leclerc entraînera des baisses de prix. Sans oublier la création de plusieurs dizaines d’emplois. » Tout ça pour ça, oserait-on dire en pensant au film des 6 années passées !

     En ce qui concerne la question du recours ayant entraîné la suspension des travaux, le malaise de l’élu transparaît entre les mots de façon évidente : « On va demander la suspension de la décision sur le fond, le temps de démarrer une nouvelle enquête publique qui prenne en compte l’étude acoustique. Cela pourrait prendre au moins six mois, même si on ne maîtrise absolument pas les délais » Et les impôts du contribuable règleront, bien entendu, les frais de justice et tutti quanti !

   Profil bas, donc. Le temps n’est plus où le « maire audacieux de soutenir le projet »  s’entendait dire par Rodolphe Quinonero : « Faire un hypermarché sur sa commune, c’est partir au feu ». (Le Bien Public du 12 octobre 2009). À force de partir au feu, il arrive parfois que l’on parte en fumée…Fermez le ban !

    L’illustration de Claudi démontre, si cela était nécessaire, que nos productions sont éminemment recyclables et adaptables. Espérons qu’il en sera de même pour la zone du Charmoy qui en 2009 promettait 250 emplois et au jour d’aujourd’hui « quelques dizaines » seulement!

N.B. : Par temps d’orage, on ne compte plus les caractères !

Griller un feu vertC.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 23 Octobre 2014  (J+2135 après le vote négatif fondateur)

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Publié par Cl.S., Auxonnais - dans Revue de presse