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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 00:00

BRUIT DE FOND - du 18 mars 2011

 

       Je relatais hier la réunion plénière pour Raoul Langlois. Ne faisons pas de jaloux, je dois dire à présent un mot de la réunion de Jean-Paul Vadot qui se déroulait hier soir à l’Aiglon en présence de François Patriat.

       La salle était bien remplie. L’assistance était moins nombreuse qu’au grand rassemblement de la veille, mais elle était cette fois essentiellement cantonale. Le Tout Dijon ne s’était pas déplacé en renfort pour la circonstance.

       Pour être d’origine géographique plus restreinte, l’assistance était cependant loin de refléter cette quasi unanimité d’opinion qui présidait à la grand’messe de François Sauvadet et qui « ne voulant voir qu’une seule tête » excluait d’avance toute question et tout débat.

       Disons-le, l’assistance était tout à fait variée, mais sans être vraiment mêlée. La séparation ne se faisait pas en côté gauche et côté droit, mais plutôt d’avant en arrière. Avant des « Forces de progrès » et arrière (lourd) des combats d’arrière-garde.

       Face à cette configuration peu favorable, disons simplement que le « métier » de François Patriat a permis d’éviter un face-à-face pesant et que les propos sans concession de la tribune n’ont jamais cédé ni à l’invective ni au dénigrement.

       N’étant pas le chroniqueur désigné des « Forces de progrès », je développerai plus particulièrement la question qui m’intéresse et que mes lecteurs connaissent bien.

 

       Hier soir, donc, les bataillons de propagande Leclerc, si actifs au pot de colle en juin dernier, à pied, à cheval et en voiture, formaient un dernier carré dans le fond de la salle pour un « baroud d’honneur », si tant est que l’on puisse qualifier ainsi leurs escarmouches assez indigentes tirées d’un argumentaire éculé. Non vraiment, si la rage y était encore, le cœur n’y était plus vraiment.

       Nous étions en plein cinéma et le commando de la « quadruple racine » qui la veille avait assisté religieusement aux  projections conjointes du « Grand Bleu » et de « Il faut Sauvadet le soldat Raoul », tentait de nous jouer à présent « le Vadot de la Méduse ». Mais la projection tourna court et malgré toute sa pugnacité et son insistance,  Méduse ne parvint pas à pétrifier le président de la ComCom. Un jeune conseiller général qui accompagnait François Patriat, renvoya en miroir à Méduse tout son argumentaire et finit par lui couper le fil. J’ai oublié le nom de ce jeune conseiller général, appelons le Persée !

      La preuve est faite à présent que l’argument Leclerc, mis pudiquement sous le tapis lors de la grand’messe de François Sauvadet, aura constitué, sous des formes agressives, l’essentiel du programme d’un candidat aux cantonales et le bruit de fond de toute sa campagne.

      Dans un article de Raoul Langlois intitulé « Les pouvoirs et les contre-pouvoirs du développement local à l’épreuve d’une réalité : les crues de la Saône » nous avions retenu le concept de « trivialisation » introduit par l’auteur.

      Nous pensons qu’il est temps de l’appliquer à ce « dernier carré ». Reprenant littéralement les termes de l’auteur, nous pouvons ainsi définir l’attitude des contradicteurs du fond : « leur comportement est maintenant totalement prévisible. Les propositions d’aménagement qu’ils défendent sont reprises d’anciennes études. Aucune nouveauté n’apparaît […] [Ils] se sentent frustrés. A un moment donné, marqué par un événement d’apparence anodine, la situation éclate. Le groupe pour attirer l’attention des preneurs de décision se doit d’agir de façon spectaculaire. »

     Il est bien clair que ce groupe peut être, selon le concept de son instigateur, qualifié de « trivialisé ». Son côté proprement trivial n’aura d’ailleurs jamais échappé à personne.

    L’auteur d’un article un peu ancien en tire au moins un bénéfice inattendu, celui de voir sa théorie réinvestie, remise au goût du jour et appliquée à un cas concret. Pour le reste…

 

C. S. Rédacteur de Chantecler,

à Auxonne le  18 mars 2011

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Publié par C.S. - dans Billets d'humeur