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  • Claude Speranza, Auxonnais
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10 juin 2019 1 10 /06 /juin /2019 08:25

CHARMOY-CITY : « UN SEUL HÊTRE NOUS MANQUE ET TOUT EST DÉPEUPLÉ » - du 10 juin 2019 (J+3927 après le vote négatif fondateur)

     Décidément depuis le lancement dans notre bonne ville d’un fabuleux ouvrage proustien, les salons de Charmoy-city n’en finissent pas de résonner de citations littéraires !

CHARMOY-CITY : EUPHRASIE  À LA RECHERCHE DE PROUST - du 6 juin 2019

   Enlevez une H à celle de notre titre et vous obtiendrez la célèbre citation lamartinienne : « un seul être nous manque et tout est dépeuplé ».

      Mais que vient donc faire ce hêtre avec une H dans la citation ?!

     Il est là simplement pour donner à cette vieille scie lamartinienne, usée à force d’être citée, un petit air forestier, un petit air écolo à la mode !

      Et puis après tout, après notre formidable hommage aux vieux chênes de notre Crochère,  il nous fallait faire bonne mesure, en donnant au hêtre une petite place dans notre âtre littéraire qui réchauffe le cœur des Charmoysiens transis !

CHARMOY-CITY : DEUX CHÊNES POUR NOTRE-DAME - du 24 mai 2019

      Mais la présence du hêtre est liée encore à notre sujet du jour, puisque nous parlerons d’arbres, et particulièrement « d’arbres à hautes tiges d’essences locales ». 

      L’homme moderne, lassé des miasmes de la pollution, aime à se ressourcer en suivant les chemins forestiers où, même si la route n’est pas large, l’air est pur.

https://www.youtube.com/watch?v=JfrYA5JxJOc

Mais, me dira-t-on, où donc êtes-vous allé pêcher ces « arbres à hautes tiges d’essences locales » ?

Dans le dossier de l’enquête publique de fin 2013 sur le projet Leclerc au Charmoy dans lequel j’ai pu lire quelques perles de green-washing du genre :

 « Au total, 27603 m2 seront imperméabilisés et 18705 m2 seront réservés pour les espaces verts et les bassins recueillant les eaux pluviales. » ( Source : « Enquête publique E13000033/21 du 21/02/2013 Construction surface commerciale Auxonne »-Rapport du commissaire enquêteur page 5, § I 5 - Nature et caractéristiques du projet)

   « Les zones vierges de toute construction ou aménagement (voiries, parking...) seront traités en espaces verts et plantés d’arbres à hautes tiges d’essences locales.

Les essences seront choisies en accord avec les services techniques. (Source : « résumé non technique étude impact SOCOTEC avril 2013 p.14/18)

           Voilà pourquoi, en référence à tant de nature verdoyante, j’écrivais dans un précédent article

          « Nos élus passionnés préfèrent sans doute aller promener Mirza du côté de Leclerc à l’ombre des futaies plantées « d’arbres à hautes tiges d’essences locales » ! »

    

     C’est vrai qu’on occupe ses loisirs comme on peut ! Quand le week-end revenu abandonne à son ennui le quidam désœuvré, il faut bien que ce dernier trouve un moyen de faire passer le temps.

       Le plus populaire et le moins cher de ces moyens c’est aujourd’hui de faire le tour du port et de compter les bateaux, ou les canards dans la pépinière à brochets, où brochet jamais on ne vit, mais tant de croûtons à l‘envi.

      Ou encore de compter les canettes abandonnées, et, l’addition faite, de pester contre les incivilités ! Ou d’entrer de plain-pied dans le débat passionnant sur les déjections canines, ce sujet inusable qui sent si bon la France profonde de 2019 !

https://www.youtube.com/watch?v=WKgJ5bF6EgI

      Savez-vous par exemple que Nice est la seule ville de France où les chiens glissent sur des merdes de vieux ! Du coup, les cliniques vétérinaires ne désemplissent pas !

    Ce serait pourtant tellement plus sain de compter les ami(e)s que l’on croise, et surtout de pouvoir compter sur eux ! Il me souvient que ma mère, ironique et réaliste, quand elle me voyait enthousiasmé par une promesse, me disait : « Compte là-d’ssus, pis bois d’l’eau ! ». Conseil moral et hygiénique !

https://www.youtube.com/watch?v=1NyGk3Sc9sU

    À présent que je suis vieux et savant, je découvre que son conseil était une citation d’Émile Debraux (1796-1831), un chansonnier lorrain, comme elle. Ami des classes populaires, Debraux fit à l’occasion de la prison pour ses inconvenances verbales.

    J’adopte volontiers cette citation de lui, trouvée sur Wikipédia :

        « Des lecteurs chagrins m'ont fait quelquefois le reproche d'avoir presque toujours introduit la politique dans mes chansons ; ce reproche m'a paru fort drôle : apparemment les braves gens qui me l'adressaient se sont imaginé que la chanson n'avait été inventée que pour célébrer l'amour et le vin, et probablement ils n'avaient jamais su qu'à l'exemple de la comédie, mais dans un genre beaucoup moins élevé, la chanson était consacrée à la censure des vices, des travers, des abus, et des ridicules du siècle ; or, dans le nôtre, où la politique a tout envahi, comment aurait-on pu faire des chansons sans que la politique vint se glisser sous la plume du chansonnier ? »

   Salut Émile, Émile Debraux, mon frère, t’es bien plus futé que l’Émile du P’tit Bistrot qu’immortalisait il y a peu, un grand écrivain proustien adulé de nos Bisontins du coin !

CHARMOY-CITY : FLACHE RIMBALDIENNE ET FLAQUES PROUSTIENNES - du 4 mai 2019

    Après les règlements de comptes, revenons à nos comptes !

    L’ennui comptable est de tous les temps. Qui ne peut fermer l’œil, compte les moutons…      

    Je me rappelle que dans les années 60, quand les parents des gens de mon âge croyaient encore aux Trois Glorieuses, ils emmenaient leurs enfants et, assis en famille sur les bancs au bout du Pont de France, montre en main on comptait les voitures sur la nationale 5. Jeu stupide autant que dangereux,  dont on paye aujourd’hui les dégâts !

    Alors après les bateaux,  les canards, les croûtons, les canettes, les merdes de chiens, les moutons et les voitures, pourquoi, pour changer un peu, n’irions-nous pas compter, du côté de la rue du Charmoy, les « arbres à hautes tiges d’essences locales ».

    Vous vous trompez Chantecler, le Charmoy, c’est un hyper, ce n’est pas un parc !

     Pas un parc, mais c’est tout comme ! La décision n° 917 de la CNAC du 17 janvier 2012 autorisant le projet précise expressément que « près de trois cents arbres de moyenne et haute tige […] seront plantés » 

Ces arbres qui cachent la forêt – du 12 avril 2012

    Le Charmoy c’est moins loin que le fin fond des Crochères, on n’y tire pas le sanglier, enfin les « arbres à hautes tiges d’essences locales » y sont plus vite comptés ! 

    Surtout depuis qu’on en finit pas de rabioter sur ces espaces verts promis en rajoutant du bâti. Nous en parlions encore récemment à propos d’un retournement de CDAC au lendemain des Européennes.

CHARMOY-CITY : LA CDAC RETOURNE SA VESTE - du 28 mai 2019    

    Alors chers lecteurs, si le temps vous dure, prenez Rex en laisse, et pour changer du tour du port, allez donc compter, au Charmoy, les « arbres à hautes tiges d’essences locales » !

     Il est bien possible que vous risquiez d’être surpris !

  

 

 

Charmoy-City, en exclusivité micro-trottoir canin

Charmoy-City, en exclusivité micro-trottoir canin

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 10 juin 2019 (J+3927 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Figures libres

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais