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  • Claude Speranza, Auxonnais
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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 07:26

CHARMOY-CITY : PETIT CLIN D’ŒIL À ALFRED DE MUSSET - du 12 novembre 2018 (J+3617 après le vote négatif fondateur)

         Après cette semaine de commémoration, ses tranchées, ses marmitages, ses gueules cassées, sa cloche des gaz tintant dans la tranchée où l’on retient déjà son souffle avant de passer le masque, permettez-nous, pour respirer un peu, d’aller faire enfin un petit tour avec Musset.

        Avouez que nous l’avons bien mérité et Claudi aussi qui, de son côté, comme vous l’aurez remarqué, n’a jamais manqué, dans nos derniers articles, d’enrichir sa palette en bleu horizon, et même en rouge garance !

CHANTECLER A RALLUMÉ LA FLAMME DE LA PETITE LAMPE DE TRANCHÉE - du 10 novembre 2018

       Oui en rouge garance ! Car « le pantalon rouge, c’est la France » !

       C’est du moins ce que déclarait en substance le radical Clémentel, rapporteur du budget de la guerre en 1911 au moment du débat pour l’adoption de la tenue réséda (vert-pâle tirant sur le jaune), option qui suivait la tendance  des grandes armées du monde à adopter des tenues plus discrètes :

« […] En cherchant à rendre moins visibles, moins brillant nos uniformes actuels, on a donc dépassé le but. Faire disparaître tout ce qui est de couleur, tout ce qui donne au soldat un aspect gai, entraînant, rechercher des couleurs ternes et effacées, c'est aller à la fois contre le goût français et contre les exigences de la vie militaire.

Enfin sans être conservateur à outrance, il est permis de penser que cette habitude qu'à notre œil des uniformes actuels a son importance. Le pantalon rouge a quelque chose de national. […]. » 

https://rosalielebel75.franceserv.com/reforme-uniforme.html

 

 — Tu joues les prolongations Chantecler en écoulant tes surplus militaires. La signature de l’Armistice a fêté ses cent ans. Alors, le singe, le riz au chocolat, le rata, les feuillées, les cagnas, nous on en a eu not’ comptant, c’est fini, tu comprends ! On veut respirer maintenant !!

 —  D’accord, les braves ! Allons donc faire un petit tour avec Musset sous les frondaisons du poumon de la région.

— Les frondaisons du poumon de la région ? Comment qu’tu causes Chantecler !! Explique-nous un peu !

— Les frondaisons, disons c’est ce qui manque à une forêt quand elle est sur le front et que sous le feu des canons, il ne reste plus que les troncs ! Vous pigez les poilus ?

— Toi, t’es un bon, mon colon ! Et le poumon de la région alors ?

— Le poumon de la région ? Ce n’est pas une pièce d’un quelconque atlas d’anatomie topographique, c’est tout bonnement, de notre forêt, le nouveau nom.

   Aller faire un tour sous les frondaisons du poumon de la région, c’est donc tout bonnement faire une balade dans la Crochère, pépère ! Ça t’en bouche un coin mon lapin !

CHARMOY-CITY, UN DISCOURS QUI NE MANQUE PAS D’AIR - du 06 octobre 2018

 —   D’accord pour la balade en forêt, mais pourquoi Musset ?

 — C’est juste que le bon Alfred n’est pas très vaillant du côté poumon et une cure de bon air serait fort salutaire au poète poitrinaire !

     Et puis, après Victor Hugo, Péguy, Huysmans et Houellebecq, Heredia, j’en passe et des meilleurs, n’est-il pas normal – après tout, pas de jaloux ! –  d’inviter ce bon Alfred de Musset (1810-1857) dans votre blog préféré ?

    Et tant pis pour ce grincheux qui marmonnait l’autre jour en me lisant : « Chantecler, on y comprenait déjà rien et à présent, ça se prétend littéraire ! C’est plus Chantecler, c’est Lagarde et Michard ! »

    Et Proust alors, ce cher Marcel qui souffre pourtant d’un asthme tenace, il n’a pas droit, lui, à une petite excursion sous les frondaisons du poumon de la région ?

    Patience, il est parti pour l’instant avec maman dans le Paris-Venise ! Mais il reviendra incessamment du côté de Charmoy-City, c’est promis mes amis. 

DE COMBRAY À CHARMOY-CITY. EXERCICES D’HISTOIRE ET DE GÉOGRAPHIE LITTÉRAIRE (4)- du 08 novembre 2018

    Alors, profitons-en les enfants, en cet été de la Saint-Martin, où le saint ne trouve plus d’amateur pour la moitié de son manteau, tellement il fait chaud mon coco ! Passons avec Musset, en chemisette et en forêt, un bon moment revitalisant !

    Je n’entrerai pas dans le détail à propos de la vie et de l’œuvre de Musset, cet être fin et sensible qui conjurait sa dépression par une dipsomanie irrépressible. Dipsomanie ?! En clair il aimait la chopine… et Georges Sand qui l’aima – pas la chopine, Musset ! – aima aussi Chopin.

    Mais, il nous faut bien vous l’avouer, la raison essentielle de la présence de Musset, c’est une raison utilitaire !

     Elle va nous permettre de terminer sur une note originale notre lecture commentée du dernier Inf’Auxonne, commencée il y a quelque temps et laissée depuis en plan !

CHARMOY-CITY : LES TRAVAILLEURS DE LA MAIRIE - du 25 octobre 2018

    .Assez fastidieuse à vrai dire cette lecture !  Pour le commentaire, je te laisse juge cher lecteur !

       C’est sans doute pour cela que le magazine n’est toujours pas mis en ligne !

    Mais revenons-en à Musset.

    De Musset, chacun connaît On ne badine pas avec l’amour ! Moins connue cependant est cette œuvrette, écrite une dizaine d’années plus tard en 1845 et intitulée Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée.

   Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée est un badinage mondain en un acte entre un comte plutôt timide et une marquise encore jeune, veuve en mal de remariage, et diablement futée. Moralité : la marquise « emballe » le comte de main de maître.

     Ce que résument à elles seules ces quelques répliques en fin de pièce :

« La marquise.

Je vais vous dire deux proverbes : le premier, c’est qu’il n’y a rien de tel que de s’entendre. Par conséquent, nous causerons de ceci.

Le comte.

Ce que j’ai osé vous dire ne vous déplaît donc pas ?

La marquise.

Mais non. Voici mon second proverbe : c’est qu’il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée. Or, voilà trois quarts d’heure que celle-ci, grâce à vous, n’est ni l’un ni l’autre, et cette chambre est parfaitement gelée. Par conséquent aussi, vous allez me donner le bras pour aller dîner chez ma mère. […]. »

 (Alfred de Musset, Œuvres complètes, Paris, Charpentier, 1888, tome V. Comédies, III, p. 94)

     Revenons maintenant à notre Inf’Auxonne et imaginons notre Marquise, interrompant un instant la lecture de son Magasin pittoresque pour se plonger passionnément dans celle de notre revue municipale…

       La lectrice avisée ne manquerait pas de remarquer les dernières lignes de l’article « Déploiement de barrières d’accès » en dernière page:

« Ces barrières pivotantes (et non levantes) installées aux extrémités des sommières permettront de rendre la forêt plus sûre et plus propre.

Attention, le fait qu’une barrière soit ouverte n’impliquera pas que l’accès soit autorisé. Un panneau sera installé sur un poteau fixe, restant visible une fois la barrière levée [N.D.L.R. Chantecler ; pas facile sans doute de lever une barrière « pivotante (et non levante) »]. Enfin, certaines barrières resteront ouvertes afin de permettre aux exploitants d’accéder à leurs parcelles »

    Gageons alors, qu’elle vous prendrait bien vite le rédacteur par le bras pour clarifier tout cela !

     Dans le même registre de la porte ouverte ou fermée, voire ouverte et fermée, ce petit passage de la Tribune libre de nos « passionnés » n’est pas mal non plus : « Cette première phase [N.D.L.R. Chantecler : de la revitalisation] est en cours, même si pour l’instant les travaux ne sont pas lancés. Nous en sommes à la phase de l’étude d’impact, financier et environnemental, qui est absolument nécessaire si nous ne voulons pas engager des dépenses non productives. »

    Pourtant, il y a un an, dans le grand article du Bien Public du 12 octobre 2017, intitulé « AUXONNE POLITIQUE Promesses prudentes pour maire… prudent » on pouvait lire en bas de la première page à propos de la revitalisation du centre-bourg :

« « Le démarrage des travaux est prévu pour 2018 », assure le maire »

Aux dernières nouvelles notre premier édile nous apprend, dans un article intitulé «  Trois questions à Raoul Langlois », publié dans  le dernier Hebdo 39 n° 322 du 29 octobre,  que « les travaux débuteront rue Thiers à l’automne 2019 ». Autant dire en 2020 !

      Valse-hésitation ? Vague à l’âme préélectoral ? Il va falloir que vous mettiez encore une fois les pieds dans le plat, Madame la Marquise !

https://www.youtube.com/watch?v=T5WdpSPeQUE

Charmoy-City, culture, bientôt un spectacle Musset en forêt

Charmoy-City, culture, bientôt un spectacle Musset en forêt

C.S. Rédacteur de Chantecler,

Auxonne, le 12 novembre 2018  (J+3617 après le vote négatif fondateur)

Publié dans Revue de presse

 

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Publié par Claude Speranza, Auxonnais - dans Revue de presse